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Lurel joue à la vierge effarouchée

La loi mise en œuvre, fait Lurel « monter sur ses grands chevaux »!

Sitôt publié, sitôt mise en œuvre, le fameux Livre Bleu Outre-mer de Macron et des siens, ne fait pas dans la dentelle et n’a pas tardé à manifester ses intentions de mettre en route sa machine à raboter les avantages acquis par les domiens, que le bien nommé Lurel, avait précédemment ciblé dans sa Loi Egalité Réelle.
Le premier qui tombera sera : l'abattement fiscal. En effet l’état Macron mettra en œuvre la suppression de l'abattement fiscal (imaginé par Lurel) de 30 ou 40 % dont bénéficient depuis 1960 les contribuables des DOM.

Mais Lurel puisque ses successeurs lui font porter le chapeau de cette loi infecte, dans une déclaration publique, va s'emporter, se mettre en colère en prenant de haut ses adversaires de circonstance.
Montré du doigt, le Toto, furieux voyant rouge, finira malgré tout par avouer que son projet était que : « L’État et les responsables politiques locaux pourraient ainsi, au terme d’au moins deux plans quinquennaux de convergence, envisager de mettre fin progressivement à cette disposition fiscale."

Autrement dit pour Lurel la différence, n’est donc dans la temporalité puisque cette suppression n'interviendrait qu'au bout de dix ans...

Nous ne nous étions donc pas trompé, lorsque nous annoncions que la loi de Lurel puis de Ericka Bareigts, sur l’Egalité Réelle était un cheval de Troie, qui sous prétexte de rattraper les retards accumulés des pays d’Outre-mer, était en fait un moyen pour l’état de revenir sur les avantages acquis par les populations de l’Outre-mer.

La supercherie de cette loi, c’est de faire croire à un rattrapage (égalité avec la France), sans prendre trop de risque, car annoncée sur 20 ans, et qu’en parallèle, les populations des DOM devront accepter de perdre rapidement certains avantages liés aux « spécificités structurelles » des DOM.

L’aubaine pour le gouvernement c’est de revenir, sur ce qu’il fut contraint à un moment ou un autre de céder aux populations. Exemple : l’abattement fiscal, les 40% des fonctionnaires, l’octroi de privilèges aux sociétés, les compensations dues aux « handicaps structurels », les « niches » fiscales et sociales etc…..
En définitif, l’état remettra les compteurs à zéro et il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’au moment de faire les comptes, le déficit sera largement en défaveur des populations domiennes.
le 11-09-2018



Monsanto condamné à verser 289 millions de dollars d’indemnités.

La justice reconnait l’aspect criminel de l’activité de Monsanto, elle condamne la firme à verser 289 millions de dollars d’indemnités au jardinier Dewayne Johnson
Le 10 aout dernier, la justice californienne a condamné la firme d’agrochimie Monsanto (entreprise américaine spécialisée dans les biotechnologies agricoles, qui depuis a été achetée par la firme allemande Bayersociétéchimique et pharmaceutique) à verser 289 millions de dollars d’indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’utilisation du produit-vedette de Monsanto : l’herbicide RoundUp.

Ce jugement est historique. Depuis des dizaines d’années, des activistes, des scientifiques ou encore des citoyens se mobilisent pour dénoncer les conséquences désastreuses des pesticides et herbicides vendus par l’entreprise sur la santé des consommateurs, des agriculteurs et des ouvriers agricoles.

Toutefois, Monsanto risque d’avoir encore de beaux jours devant lui. Récemment acheté par la firme pharmaceutique Bayer, la fusion des deux multinationales va faire disparaitre le nom Monsanto, sans pour autant arrêter la vente de produits dangereux comme le glyphosate (RoundUp) car pour Bayer,  « Le glyphosate est sûr et non cancérogène »
 
Pourtant, la révélation des « Monsanto Papers » apparue dans les derniers mois, révèle que la société se préoccupait des conséquences mutagènes du glyphosate dès 1999. Monsanto connaissait les effets dévastateurs de son produit sur la santé il y a 19 ans mais business oblige, l’entreprise a établi une stratégie de fort lobby dans les différents gouvernements et à même conduit des études scientifiques biaisées pour se protéger. 
 
En France, par exemple, le gouvernement a voté pour l’interdiction du glyphosate au niveau européen, mais Emmanuel Macron s’est engagé de l’interdire que sous 3 ans, sans inscrire son engagement dans la loi. 
Faut-il simplement se fier à la parole du gouvernement ?

Pas vraiment, il suffit de se rappeler du Grenelle de l’environnement il y a 10 ans, et de son engagement signé d’une réduction de 50% des pesticides, aujourd’hui le constat est plutôt que la production est en hausse de 20%. 
Le 11-09-2018



La justice donne raison à L'Humanité contre la famille Huyghes-Despointes

La justice, en refusant de donner suite aux poursuites en diffamation des frères Jean et Martin Huyghes-Despointes, donne de fait raison, au journal L'Humanité pour avoir dénoncé, comme l’avait faite la CGTG, ces patrons békés de Guadeloupe mais également de Martinique.
 
Les Despointes avaient saisi la justice suite à la publication d'un article publié le 22 octobre 2015 et intitulé :« Guadeloupe, quand les patrons se voient maîtres. » Ce papier faisait état du conflit opposant le syndicat CGTG à la direction de l’hypermarché Milenis qui appartient à la famille Despointes.
 
Alors qu'en 2012, l’enseigne annonçait un plan de licenciement de 28 salariés arguant de difficultés économiques, la CGTG révélait que non seulement Carrefour Milenis ne connaissait aucune difficulté financière, mais au contraire, qu'elle aurait dû verser à ses salariés une participation pour les deux années précédentes. Et pour le dénoncer, la CGTG distribuait des tracts ciblant les propriétaires de Milenis : « La famille Despointes a bâti toute sa fortune sur la traite négrière, l’économie de plantation et l’esclavage salarial».
 
Les frères Huyghes-Despointes ont porté plainte contre la CGTG et contre l'Humanité qui avait repris ces propos dans ses colonnes. La surprise est que si la cour d'appel de Basse-Terre a déclaré la CGTG coupable de diffamation, la condamnant à payer 53 472 euros en amendes et en frais de justice, la 17e chambre de Paris, celle de la presse, a jugé les choses tout autrement en considérant que l’article développe l’idée d’un parallèle entre l’esclavage et le salariat, entrant dans un débat sociologique, voire ethnologique et idéologique, au terme duquel il est considéré que la domination des maîtres à la base de l’esclavage se poursuivrait par la domination capitaliste, “l’esclavage du salariat” ».
 
Concernant la « mainmise sur l’économie du pays », une autre occurrence attaquée par les Huyghes-Despointes, là encore la juridiction parisienne donne raison à l'Humanité : « L’auteur de l’article, explique le jugement, se borne à exprimer son opinion critique sur un modèle économique, dans la ligne éditoriale de l’organe de presse, et n’impute aucun fait précis ou de nature à porter atteinte à l'honneur ou considération comme constitutif d’une infraction ou d’un acte contraire à la morale commune. »
 
Et vlan, dans le cul la balayette !
le 11-09-2018



L'affaire Benalla : le nouveau monde de Macron

Qu’ils sortent des quartiers populaires ou de l’ENA, chacun est dans sa spécialité est un bon serviteur de l’Etat. Pour le premier c’est casser du manifestant, gratuitement, simplement pour avoir sa dose d’adrénaline et pour le second il s’agit de « pondre des réformes » à tire larigot, mais ne nous trompons pas, qu’il s’appelle Macron ou Benalla, ils répondent au sifflement du même maitre: l’ordre capitaliste.
Le Benalla, gorille à la main lourde le Benalla, bagagiste, le sicaire, l’homme de sac et de corde, c’est aussi le Benalla, expert en réorganisation des services de sécurité du chef de l’État. Mais là, rien de nouveau car le recours aux « barbouzes » a déjà eu lieu sous la Ve République, Il faut se souvenir du SAC, le Service d’action civique, créé en 1960, par de Charles de Gaulle lui-même.
Macron, dans son rôle, est l’homme dévoué aux intérêts de la haute bourgeoisie, c’est la classe capitaliste qui lui dicte sa politique et lui demande d’être une machine de guerre contre les travailleurs et les classes populaires. C’est pour la servir qu’il a facilité les procédures de licenciement, allongé les durées légales du temps de travail, démoli le Code du travail, augmenté la CSG, baissé les APL... Et c’est pour la servir que, à la rentrée, il prévoit de s’attaquer aux retraites des travailleurs et d’accentuer la chasse aux chômeurs.
Certes de cette « affaire », la presse en fait des caisses, mais que le monde du travail ne se laisse pas distraire. Il se doit de rester vigilant sur la défense de ses intérêts propres et ce n’est possible qu’avec un programme de revendications reprenant : l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, un niveau de salaire et de pension qui permette à chacun de vivre dignement, sans oublier le contrôle des comptes des entreprises capitalistes afin de savoir où est et où va l’argent produit par l’exploitation.
le 10-08-2018



Le 15 août: la rémunération des jours fériés, ce que dit la loi

Le chômage des jours fériés n’entraîne, pour les salariés concernés, aucune réduction de leur rémunération mensuelle.
Les jours fériés travaillés donneront lieu au choix du salarié : soit au paiement des heures effectuées le jour férié, au taux horaire contractuel majoré de 50%, en sus de la rémunération mensuelle, soit à un repos compensateur d’une durée égale au temps travaillé, dans les trois mois qui suivent, sans réduction de salaire.
le 10-08-2018



Déjà 82 ans, fêtons l’anniversaire du Front Populaire

Au moment où arrive à grand pas la période des grandes vacances, comment ne pas se souvenir de cette grande offensive des ouvriers en France en juin 36, où par son ampleur, la mobilisation  de ces travailleurs aboutira au aux accords de Matignon et aux congés payés.
Le point de départ de cette belle période de lutte, sera le début de l’année 1934 où on verra d’abord se manifester, du fait de la crise économique de 1929, l’action des ligues fascistes, des Camelots du Roi, ou encore des Croix de Feu. C’est par cette menace de la montée du fascisme en France fromentée par une la petite bourgeoisie qui proclamera le slogan : « plutôt Hitler que le front populaire » que tout va commencer !
Car c’est bien cette vive menace, qui va éveiller la prise de conscience du monde du travail. Ce sera la grève générale appelée par la CGT et la CGTU, de nombreuses manifestations de rue et des mobilisations qui construiront un rapport de force en faveur des travailleurs. Ensuite, ces mobilisations  qui conduiront à la victoire au Front populaire et aux grandes conquêtes sociales : augmentation de salaire, les contrats collectifs et surtout cette grande avancée vers la conquête du temps libre que sont les congés payés.
le 05-06-2018
 
A lire aussi "Juin 1936 : la grève générale en France (lu dans Combat Ouvrier)"...



De la Belgique à l’Allemagne : que reste-t-il de la réduction collective du temps de travail ? (Chronique Ouvrière)

L’offensive sur le temps de travail menée par les différents gouvernements des États membres de l’Union européenne depuis 2010 (concrétisée notamment par la loi Peeters en Belgique), la diffusion des technologies numériques qui attise les discours catastrophistes sur la fin de l’emploi et la récente mobilisation du syndicat allemand IG Metall en faveur d’une « semaine de 28 heures » ont relancé un nouveau cycle de débat sur la durée du travail. La Belgique n’échappe pas à la règle, avec le retour de propositions politiques et syndicales visant la prise en compte de cette revendication dans les débats politiques précédant les prochaines élections législatives.
Si elle est un pilier historique des revendications du mouvement ouvrier, en Belgique comme en Allemagne aujourd’hui, la revendication de réduction collective du temps de travail (RCTT) ne se pose plus vraiment dans les termes de sa baisse généralisée et interprofessionnelle, mais plutôt sous la forme d’un partage des emplois existants à l’échelle du secteur ou de l’entreprise. Depuis les décennies 1980 et 1990, cette stratégie syndicale défensive, développée dans un premier temps en Belgique par la CSC, vise, selon ses défenseurs, à lutter contre le chômage de manière « pragmatique », en avançant par étape : 1) négocier tout d’abord les mécanismes de ce partage des emplois disponibles (aussi dénommé « aménagement du temps de travail ») ; 2) converger, à plus long terme, vers une revendication offensive de réduction collective et généralisée du temps de travail. La FGTB a pour sa part toujours maintenu la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire dans les textes des congrès successifs. Par contre, dans la pratique, le syndicat socialiste a, comme nous le verrons par la suite, rejoint la CSC pour négocier des mesures d’aménagement ou de partage du temps de travail [2] .
Après 35 ans d’échec des politiques de lutte contre le chômage, cette stratégie en deux étapes mérite d’être questionnée. En effet, en favorisant la fragmentation du salariat et l’individualisation du rapport au temps salarié, les politiques de partage de l’emploi pourraient, plutôt que d’annoncer la résurrection de la RCTT, avoir définitivement scellé son cercueil. Au travers de la transformation de cette revendication du mouvement ouvrier et de la fragmentation actuelle des statuts du salariat, c’est aussi la capacité de l’acteur syndical à rester le représentant légitime du collectif de travail qui doit être interrogée.
Aux origines, le temps, c’est du salaire
Depuis la fin du 19e siècle, les forces sociales progressistes, principalement les syndicats, ont fait de la réduction du temps de travail un symbole de conquêtes ouvrières et de progrès social. Malgré quelques retours en arrière, elles sont non seulement parvenues à diminuer la durée du travail, mais aussi à se servir de cette revendication comme levier pour construire l’architecture sociale de nos États. En Belgique, en 1919, un mouvement de grève important naît dans les charbonnages et la métallurgie. Les syndicats réclament le doublement des salaires, la liberté d’association et la journée de 8 heures. Ce long conflit aboutira à la création d’une institution nouvelle, élément charnière du modèle social « à la belge » : les commissions paritaires. Le 3 avril 1919, le gouvernement belge installe, sur des bases paritaires, une Commission d’études pour la réduction de la durée du travail dans les usines sidérurgiques. Quinze jours plus tard, une Commission d’études pour la réduction de la journée du travail dans les mines voit également le jour [3] . C’est donc à partir d’un conflit portant essentiellement sur la durée du travail que sont nées les commissions paritaires en Belgique. D’abord appliquées dans certains secteurs d’activité, la journée de 8 heures et la semaine de 48 heures seront étendues à tous par la loi du 14 juin 1921. Cette loi est l’aboutissement d’une lutte entamée 30 ans plus tôt, en 1890, sous la bannière des 3 x 8h [4] . Cette avancée sociale est en partie contrebalancée par la généralisation des méthodes tayloriennes d’organisation du travail (augmentation des cadences) dans les entreprises belges à partir du milieu des années 1920 [5] . L’article 13 de cette loi résonne néanmoins comme une consécration pour le mouvement ouvrier : « La diminution de la durée du travail résultant de l’application de la présente loi ne peut, en aucun cas, entraîner une diminution du salaire » [6] .
Les diverses revendications de réduction du temps de travail : objectifs, financement, et niveaux de négociation.

À lui seul, ce point exprime l’objectif principal qui guidera les luttes sociales sur le temps de travail jusque dans les années 1980 : un autre partage des gains de productivité entre capital et travail. En Europe de l’Ouest, la revendication de RCTT se construit sur trois dimensions principales : la réduction de la carrière par l’allongement de l’obligation scolaire et l’abaissement de l’âge de la retraite, la réduction du temps de travail annuel sous le double effet de la diminution de la durée hebdomadaire et de l’augmentation des congés payés, et enfin la maîtrise collective du temps de travail sous la forme d’un horaire constant à temps plein [7] . Sans exagérer leur importance, on peut ainsi avancer que les réductions successives de la durée du travail sont un des éléments, avec les hausses salariales et le développement des systèmes de sécurité sociale, qui ont contribué à augmenter la part des salaires dans la distribution primaire de la richesse en Belgique entre la fin des années 1950 et le début des années 1980 [8] .
Il ne faut pas perdre de vue les dimensions politiques plus globales de cette revendication : gagner plus et travailler moins s’inscrit dans une volonté collective d’émancipation sociale où la reconnaissance des adultes comme producteurs de la richesse à qui l’on confère des droits en tant que tels permet d’alimenter la lutte démocratique. Dans ce cadre, le travailleur doit donc disposer de temps privés et collectifs pour participer à la vie sociétale dans toutes ses dimensions, et ne pas être réduit à du « capital humain ».
Du partage des gains de productivité au partage des emplois disponibles
La situation en Belgique
Jusqu’au milieu des années 1970, la durée journalière, hebdomadaire et annuelle du travail connaît une réduction linéaire et continue, qui s’explique par une baisse conventionnelle du temps de travail. Les lois de 1964 et de 1978 généralisent la durée du travail à, respectivement, 45 puis 40 heures par semaine, la loi de 1978 entérinant ce qui avait été acquis dans la majorité des secteurs par la négociation collective [9] . Comme pour la journée des 8 heures en 1921, c’est à partir des secteurs forts de l’industrie belge que se construit le rapport de force nécessaire à cette baisse généralisée et interprofessionnelle du temps de travail.
 
Dans les années 1970, la FGTB défend une revendication de baisse généralisée de la durée du travail. Il s’agit d’abaisser l’âge de la retraite, d’augmenter les congés payés, d’allonger la scolarité et de mettre en place un système généralisé de prépension « à la carte » à 60 ans pour les hommes et à 55 ans pour les femmes [10] . Le congrès extraordinaire de la FGTB du 22 avril 1977 présente un plan d’action visant à atteindre la semaine de 36 heures avec embauche compensatoire et sans perte de salaire pour l’année 1980. Comme auparavant, le syndicat socialiste veut ouvrir des brèches au niveau des secteurs en faisant de la RCTT un préalable à toute négociation paritaire sur l’emploi. Tout comme la FGTB, la CSC formule, au niveau national, une revendication de réduction généralisée du temps de travail à 36 heures par semaine à atteindre pour 1980. Cependant, à la différence du syndicat socialiste, la CSC va dès 1978 assouplir la revendication en l’intégrant dans un panel de mesures visant à lutter contre le chômage. Si le syndicat chrétien maintient la revendication de diminution du temps de travail sans perte de salaire, elle ne rejette plus le travail à temps partiel, qui ne doit néanmoins pas, à ses yeux, devenir la formule générale permettant une meilleure répartition de l’emploi [11] .

Cette revendication sur les 36 heures portée par les deux syndicats belges peut aujourd’hui paraître particulièrement offensive. Elle exprime pourtant déjà un changement de paradigme, surtout à la FGTB. Tout d’abord, le partage des gains de productivité n’est plus la focale principale. Devant la croissance des chiffres du chômage, la revendication sur le temps de travail se perçoit désormais surtout comme une dynamique créatrice d’emploi. Ensuite, le blocage de la concertation sociale interprofessionnelle par le patronat pendant une décennie (1977-1986) modifie le niveau de négociation de la RCTT. L’échelon sectoriel n’est plus un levier vers une réduction généralisée du temps de travail mais devient le niveau où la baisse du temps de travail négociée reste permise. Le premier gouvernement Martens-Gol, qui arrive au pouvoir en décembre 1981, met alors un terme aux politiques de réduction conventionnelle de la durée du travail. Comme au niveau européen, l’aménagement du temps de travail porté par les fédérations patronales [12] , avec son lot de temps partiel et de flexibilité, devient progressivement la référence de la négociation dans les années 1980. L’arrêté royal du 30 décembre 1982 autorise, par exemple, certaines entreprises à déroger à la réglementation sur le temps de travail concernant les horaires ou le travail du dimanche. À partir de 1985, et malgré l’échec des politiques de lutte contre le chômage menées par ce gouvernement, les deux syndicats acceptent progressivement l’idée de la flexibilité comme un mal nécessaire au service de la compétitivité de l’économie belge. Ils exigeront en contrepartie qu’elle soit négociée, tant dans les secteurs que dans les entreprises. La même année, la CSC abandonne la revendication d’une réduction généralisée du temps de travail. À l’époque, les pouvoirs publics, la presse ou le patronat véhiculent l’idée, afin de promouvoir la flexibilité de l’emploi, que le temps partiel constitue la solution idéale pour les femmes de concilier vie familiale et vie professionnelle. Dans certains secteurs comme le commerce, le temps partiel devient la norme et non plus l’exception [13] .
Dans les années 1990, la revendication ne disparaît pas des textes de congrès de la FGTB. Le syndicat socialiste continue à réclamer les 35 heures jusqu’en 1993. À partir de 1997, la semaine de 4 jours fait même son apparition dans les textes avec comme étape intermédiaire les 38 heures, puis les 35 heures. Pour sa part, la CSC ouvre plus grande la porte à une flexibilité choisie et négociée [14] . En pratique, néanmoins, la baisse du temps de travail est quasiment bloquée. Si la loi du 10 août 2001 porte la durée du travail à 38 heures à partir de 2003, la loi du 5 mars 2017 – dite loi Peeters – va, en pratique, la faire passer à 40 heures, voire plus [15] , car il faut aussi compter l’augmentation constante négociée au niveau interprofessionnel (dans les accords interprofessionnels – AIP) du volume d’heures supplémentaires.
La situation en Allemagne
Comme en Belgique, les modalités de la réduction du temps de travail en Allemagne ont fortement évolué entre les années 1980 et 1990 [16] . L’histoire de la dynamique allemande pour obtenir les 35 heures au début des années 1980 est caractéristique. En effet, dès la fin des années 1970 et étant donnée la faiblesse structurelle du niveau interprofessionnel en Allemagne, la confédération syndicale DGB a abandonné la revendication de RCTT (qui faisait partie du programme de la Confédération européenne des syndicats – CES). Cette revendication a par contre été reprise par IG Metall, le principal syndicat sectoriel de l’industrie [17] , qui l’a transformée du fait des contraintes des rapports de force sectoriels : IG Metall a alors négocié les 35 heures pour certaines catégories de travailleurs (les hommes qualifiés allemands) tout en acceptant d’augmenter les horaires pour d’autres : les immigrés, les femmes, les jeunes [18] . Le deal actuel des 28 heures, sur lequel on reviendra plus loin, pourrait renforcer cette même fragmentation.
Si la division du travail était claire à l’époque, il n’en reste pas moins que, dans les années 1980, l’objectif syndical affiché restait pourtant la réduction de la durée du temps plein avec préservation du niveau de salaire. Depuis 1993-1994, cela est de moins en moins à l’ordre du jour. En effet, les accords sectoriels ont dissocié les négociations sur les salaires des accords sur le temps de travail. Ainsi, le calendrier de réduction de la durée du travail a été planifié sur plusieurs années (l’accord de la métallurgie de 1990 fixait le passage aux 36 heures pour 1993 et aux 35 heures pour 1995) alors que les hausses salariales ont été négociées sur une base annuelle [19] .
 
À partir des années 1990, les syndicats ont eu de plus en plus de difficultés à encadrer, sinon à endiguer une flexibilité croissante du temps de travail. On observe alors, tout comme en Belgique, un développement important du travail à temps partiel qui vise une réduction sensible des salaires au nom de la défense de la compétitivité et de la préservation de l’emploi. Les modèles de réduction de la durée du travail avec préservation de l’emploi mais avec baisse de salaire ont été lancés par l’accord d’établissement de Volkswagen de novembre 1993 et par la convention collective de mars 1994 dans la métallurgie [20] .
Dix ans plus tard, en juin 2004, Siemens signe un accord sur le retour aux 40 heures dans deux de ses sites allemands. En juillet, Daimler-Chrysler lui emboîte le pas. « S’ils ne préfigurent pas nécessairement un mouvement généralisé vers l’allongement des horaires collectifs, ces accords mettent en relief l’ampleur de la flexibilité des régimes horaires dans les entreprises allemandes » [21] . En outre, aujourd’hui, près de la moitié des salariés du secteur de la métallurgie (47 %) sont, de fait, exclus des accords de branche car tributaires de contrats précaires (intérim, temps partiel subi, etc.).
Allemagne 2018 : une politique d’aménagement ponctuel de la carrière
Tout récemment, IG Metall a élaboré une revendication sur les 28 heures semaine. Les syndicalistes allemands souhaitaient ainsi stopper le mouvement de flexibilisation profitable aux employeurs pour réaffirmer la possibilité d’une maîtrise du temps de travail pour les salariés. Pour élaborer sa revendication, IG Metall a mené une vaste enquête auprès de 680 000 salariés début 2017 [22] . Les résultats n’étonnent pas : il apparaît que la majorité des travailleurs prestent un temps plus long que celui relevant de la convention collective à cause des contrats de 40 heures, des multiples comptes épargne-temps et surtout des heures supplémentaires. Selon l’Institut de recherche sur le travail et la formation, les salariés allemands ont travaillé 1,9 milliard d’heures supplémentaires en 2016, dont seulement la moitié ont été payées [23] .
Partant de là, l’enquête révèle que 90 % des travailleurs allemands souhaitent pouvoir mieux concilier vie privée et vie professionnelle, tandis que 82 % approuvent une réduction temporaire du temps de travail. S’appuyant sur cette étude, Hartmut Steigert, l’un des porte-paroles d’IG Metall, précise : « Il n’est pas question d’aboutir à une réduction linéaire et globale du temps de travail, mais bien de parvenir à créer une offre individuelle pour réduire temporairement le temps de travail hebdomadaire ». La grande campagne syndicale lancée en 2017 s’intitule donc « MA vie ; MON temps ; repenser le travail ». Le 10 octobre 2017, à la conférence de presse de lancement de la campagne, Jörg Hofmann, secrétaire général d’IG Metall, explique : « Pour le moment, dans les entreprises, en matière de temps de travail, c’est le mantra des employeurs qui règne : plein temps + heures sup + flexibilité + pression à la performance. Avec cette revendication, nous souhaitons en finir avec cette logique et prônons des temps de travail adaptés à la vie de chacun » [24] . Ce constat a mené IG Metall à formuler une revendication comportant trois points sur le temps de travail : tous les salariés devraient désormais avoir le choix de réduire leur temps de travail à 28 heures par semaine, pendant une période allant jusqu’à deux ans. Pour les travailleurs qui ont un enfant ou un parent à charge, ou pour ceux qui connaissent des conditions de travail pénibles (travail à pause), la perte de rémunération serait en partie compensée par une prime annuelle de 750 à 2 400 euros, versée par la partie patronale. En outre, contrairement au temps partiel actuel, à la fin de leur période à 28 heures hebdomadaires, les salariés se verraient « garantir un droit à réintégrer un emploi et un salaire à taux plein (sur une base de 35 heures) ».
Les deux points de discorde majeurs entre syndicat et employeurs sont l’imposition de la réinsertion dans l’horaire à 35 heures et la compensation salariale partielle. Enfin, le système revendiqué par le syndicat a aussi pour ambition de s’étendre à l’Allemagne de l’Est où la réglementation affiche encore aujourd’hui un standard maximal de 38 heures par semaine (contre 35 heures à l’Ouest). Forts de cette revendication, les dirigeants du syndicat étaient déterminés à s’appuyer sur une conjoncture économique plutôt bonne et sur l’émergence d’une certaine pénurie de main-d’œuvre pour reprendre le contrôle sur une flexibilisation des rapports de travail sans fin.
Qu’est-il finalement advenu de ces exigences syndicales lors des négociations collectives avec la fédération des employeurs du secteur, Gesamtmetall ? Alors que le démarrage effectif des négociations salariales était prévu pour le 11 janvier 2018, plusieurs dizaines d’entreprises ont débrayé pour quelques heures dans tout le pays dès le 9. Dans le Land très industriel de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, plus de 700 000 salariés ont manifesté leur détermination en participant à des grèves d’avertissement (Warnstreik). Dans cette première phase de négociation, si l’organisation patronale était prête à un compromis sur une augmentation des salaires, elle restait tout à fait intransigeante sur la réduction du temps de travail. C’est pourquoi, après l’échec des premiers rounds sur ce point, le syndicat IG Metall a décidé de passer à la vitesse supérieure et a relancé le mouvement de grève le 31 janvier, suivi par près d’un demi-million de salariés sur l’ensemble du pays. La production de 280 entreprises (dont Porsche, Mercedes, BMW ou encore Airbus) a ainsi été totalement paralysée pendant 24 heures. Contrairement aux débrayages du début du mois, les salariés ont cette fois-ci étés indemnisés par IG Metall pour leur perte de salaire.
À ce stade du conflit, le syndicat a agité la menace que, si aucun accord n’intervenait, il mènerait une grève illimitée, ce qui n’a plus eu lieu en Allemagne depuis 2003. La menace était lourde pour le secteur de la métallurgie, secteur-clé pour les exportations allemandes de voitures et de machines-outils. Syndicat et patronat ont finalement trouvé un accord lors de leur sixième round de négociation, dans la nuit du 5 au 6 février. L’accord a été conclu dans un premier temps à Stuttgart par les représentants des employeurs de la métallurgie et d’IG Metall dans la région de Bade-Wurtemberg, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Ce Land, où se situent de nombreux constructeurs automobiles, a valeur de zone pilote pour l’ensemble du secteur qui compte quatre millions de salariés. Au-delà, les accords dans la métallurgie allemande ont aussi historiquement valeur d’étalon pour l’ensemble de l’économie allemande [25] .
Résultat des courses : patronat et syndicat se sont mis d’accord sur un premier volet salarial. Celui-ci prévoit notamment une hausse de 4,3 % (contre les 6 % réclamés par IG Metall) ainsi que des boni spécifiques [26] . Concernant le temps de travail, l’accord porte sur un droit individuel à une diminution temporaire du temps de travail hebdomadaire à 28 heures, avec un droit de retour au temps plein (35 heures). Les patrons de Gesamtmetall ont parlé dans un communiqué d’un « compromis supportable ». Et pour cause : la fédération patronale n’a pas retenu la revendication initiale d’IG Metall de l’octroi d’une prime versée par l’employeur pour compenser la perte salariale due au passage au travail à temps partiel. Finalement, les catégories de travailleurs déjà citées (en charge d’enfants ou de parents, ou en travail à pause) pourront seulement demander de convertir leurs boni financiers obtenus dans la négociation en huit jours de congés supplémentaires (dont seulement deux sont payés par l’employeur). Mais surtout, en échange d’un accord sur la semaine de 28 heures, le patronat demande d’accroître la proportion globale des salariés ayant le droit de travailler, sur la base du volontariat, jusqu’à 40 heures par semaine (proportion qui est actuellement de 18 % des effectifs). Sous prétexte de réduction du temps de travail, on pourrait finalement mettre à mal le standard horaire maximal de maîtrise collective du temps de travail, à savoir les 35 heures, et fragmenter le salariat entre les travailleurs à 28 heures et ceux à 40 heures.
La RCTT : collective et émancipatrice ou individuelle et fragmentante ?
La revendication de la réduction du temps de travail fut une des revendications syndicales majeures en Europe à la fin du 19e siècle et au 20e siècle. Elle portait en elle les germes d’un combat en vue de l’abolition du salariat. Le débat était bien posé en termes de lutte pour un projet de société opposé au capitalisme, un projet de société reposant entre autres sur l’idée de libérer l’ouvrier des rapports d’exploitation et de domination capitalistes en exerçant une pression suffisante sur le patronat pour diminuer, collectivement, les heures de travail contraint. Cette libération de la très forte contrainte productive pour dégager du temps de vie autonome permettait la diffusion de l’idéal d’égalité démocratique : avoir du temps de vie hors usine, hors entreprise, ce qui permet au travailleur de s’investir dans toutes les autres activités sociales. Il devient ainsi cette personne cultivée et de raison, curieuse et ouverte sur le monde, qui est son propre maître, figure qui, avant 1936 et l’extraordinaire conquête des congés payés, était exclusivement attribuée aux classes sociales supérieures.
C’est pourquoi la grande phase de revendication historique d’une meilleure maîtrise de tout son temps de vie comme projet collectif et non comme « privilège personnel » (semaine de travail plus courte, temps de scolarité plus long, temps de retraite plus long, temps de congés payés plus long) a commencé à s’étioler avec le reflux des pensées socialistes et communistes de transformation profondes du capitalisme. Dès que la social-démocratie adhère aux objectifs d’amélioration permanente de la « compétitivité » des entreprises, au début des années 1980, la bataille pour une égalité démocratique générale n’est plus portée que par une minorité militante.
Nous pouvons voir cet essoufflement dans la transformation même du contenu de la revendication de la RCTT. Avant les années 1980, la revendication a été structurée à travers trois conditions nécessaires :
 la RCTT, dès l’origine, doit être appliquée « sans perte de salaire », autrement dit, doit être finançable sur les gains de productivité réalisés par les entreprises ;
 à partir des années 1970, elle devra aussi être « avec embauche compensatoire », l’idée étant de répartir – toujours collectivement – la masse de travail disponible pour éviter le chômage massif, en particulier en temps de crise ;
 enfin, en portant cette revendication au niveau interprofessionnel, les syndicats exigeaient de la société une prise en charge globale du problème du chômage tout en consolidant le dispositif de distribution collective des richesses produites. Cette revendication s’inscrit ainsi dans la lutte sociale « classique » qui porte sur la distribution primaire des profits réalisés par les entreprises.
Au fil du temps, en Belgique comme en Allemagne, sous la pression du chômage et de la diffusion des dogmes néolibéraux qui imposent le mythe d’une croissance insuffisante et donc non « redistribuable » vers les classes populaires, la revendication sur le temps de travail a été transformée. De « collective » – c’est-à-dire générale et interprofessionnelle, sociétale – elle est devenue individuelle, le maintien du salaire s’est transformé en compensation salariale nulle ou très partielle, et l’embauche compensatoire a été remise en cause.
En effet, lorsque, au début des années 1980, les syndicats renvoyèrent la revendication de réduction du temps de travail au seul niveau des négociations sectorielles et d’entreprise, ils firent disparaître par là même les questions essentielles de redéfinition du projet de société et de distribution des richesses qui y sont liées. Sont alors apparues les notions « d’aménagement du temps de travail » et de « partage du temps de travail ». L’idée sous-jacente est de permettre le développement du travail à temps partiel et de faire pression à la baisse sur la masse salariale. Cette formule qui se déploie depuis lors est une solution de plus en plus individualisée de partage de l’emploi avec baisse du salaire.
 
La flexibilité du temps de travail, qu’elle soit contrainte ou négociée dans les secteurs ou les entreprises, pose deux problèmes majeurs. Elle participe tout d’abord à la fragmentation du salariat entre les « bien lotis », actifs dans des secteurs ou des entreprises avec une présence syndicale, et ceux qui font déjà partie des catégories sociales les plus défavorisées. Pour l’Allemagne, la division pourrait se faire entre les deux catégories de travailleurs : ceux travaillant 28 heures et ceux travaillant 40 heures, ces derniers se trouvant dans la nécessité d’augmenter leur rémunération mensuelle du fait d’un salaire horaire trop faible.
En Belgique, le syndicat socialiste, comme le PS, semble s’orienter vers des propositions de partage du temps de travail. La FGTB fédérale, la Centrale générale et la FGTB wallonne revendiquent la semaine de 4 jours (32 heures) [27] . Cette mesure a pour objectif de lutter contre le chômage et devrait être financée en partie par les salaires sous forme de baisses de cotisations sociales passées ou futures, et en partie par une réforme fiscale. La FGTB affirme que l’individualisation du temps de travail ne peut plus être la seule forme de réduction de la durée du travail. Elle renoue par là partiellement avec la revendication historique de RCTT, tout en voulant cependant la négocier au niveau de l’entreprise.
Après avoir soutenu une redistribution du travail via des formules individualisées lors de son congrès de 2006, la CSC nationale veut remettre en discussion la RCTT sans perte de salaire et avec embauche compensatoire à l’intérieur de ses structures [28] . Dans les secteurs, c’est principalement la centrale francophone des employés, la CNE, qui revendique et essaie d’appliquer la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire et avec embauche compensatoire [29] dans certaines entreprises en restructuration.
Il est très peu probable que le débat belge sur la réduction du temps de travail débouche après les élections de 2019 sur un acte législatif fort. D’ici là, le gouvernement actuel augmente le temps de travail tant par la loi Peeters que par la réforme des pensions du ministre Bacquelaine car le patronat belge est idéologiquement allergique à toute idée de diminution du temps de travail. Même quand une proposition de partage du temps de travail avec baisse du salaire vise à socialiser les pertes d’une entreprise en restructuration, elle est rejetée [30] . Enfin, les forces politiques et syndicales qui ont historiquement porté « un mouvement de conquête du temps libre dans une perspective de développement culturel et de renforcement du lien social » [31] ne semblent plus aujourd’hui avoir les moyens, ni l’ambition, de porter politiquement un projet de réduction collective et généralisée du temps de travail sans perte de salaire.
Dans ce contexte, le récent accord allemand pourrait désormais faire office de « modèle » revendicatif européen sur le temps de travail. Et ce, même si, plus que de réduire le temps de travail, il risque fort d’accompagner en réalité un mouvement de fragmentation du salariat déjà observé dans tous les États de l’Union européenne depuis deux décennies. Plus largement, cette tendance pose la question d’une transformation potentielle du syndicat : d’acteur représentatif du collectif de travail, le syndicalisme se laisserait-il transformer en acteur de l’individualisation de la relation d’emploi chargé de gérer chaque situation de travail particulière au sein de l’entreprise [32] ? A contrario de ceux qui défendent l’idée que le débat ouvert par la flexibilité « choisie » est un premier pas vers une réduction collective du temps de travail émancipatrice, il nous semble plutôt que, prises au piège de la flexibilité, les baisses de temps de travail obtenues dans certaines entreprises ou dans des secteurs réputés « forts » ne peuvent plus être étendues à l’ensemble du salariat. Les deux dynamiques se contredisent car la flexibilité, même choisie, engendre une diversité de statuts et de conditions de travail liée aux besoins de chaque entreprise, ce qui est l’opposé de la lutte pour l’égalité forçant à une répartition plus égalitaire des richesses.
  vendredi 25 mai 2018 par Anne Dufresne et Bruno Bauraind (Gresea)



Il est urgent de s’opposer au prélèvement d’une nouvelle journée de solidarité (Viva)

Près de deux Français sur trois se disent opposés à la création d'une deuxième journée de solidarité pour financer les besoins en matière de dépendance.

Les Français sont majoritairement contre la création d’une nouvelle journée de solidarité, selon un sondage OpinionWay et ComdataGroup pour les Echos et Radio Classique. Seulement 32 % des personnes interrogées se disent favorables à ce qu'un jour férié devienne une nouvelle journée travaillée mais non payée pour les salariés, tandis que 3 % ne se prononcent pas.
Cette hypothèse avait été évoquée par Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, et le président Emmanuel Macron comme piste parmi d'autres pour financer la prise en charge de la dépendance.     
Une majorité (55 % des personnes interrogées) se dit favorable à ce que l'Etat rende l'assurance dépendance obligatoire, comme c'est le cas pour l'assurance automobile et l'assurance habitation. 43 % des sondés y sont opposés. Parmi les sondés, 59 % jugent « tout à fait prioritaire » la prise en charge de la dépendance des personnes âgées par la Sécurité sociale demain, tandis que 34 % la qualifient d'« importante mais pas prioritaire ». Seules 4 % qualifient de « secondaire » cette prise en charge.
61 % estiment que l'Etat doit prendre en charge « toutes les personnes concernées », contre 36 % qui estiment qu'il doit prendre en charge « uniquement les personnes qui en ont le plus besoin ».
Enfin, 87 % des sondés estiment justifiés les mouvements de protestations des personnels dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).



Bilan du 1er Mai.

Ce 1er mai 2018 a été sans contestation possible un grand succès, tant la manifestation fut massive et  enthousiaste. Une belle démonstration des organisations syndicales qui ont appelé à la mobilisation. Les banderoles et les fanions de couleurs vives égayaient les colonnes de manifestants, qui, tout au long du parcours, ont harangué les badauds posté aux abords des trottoirs de la ville.
A l’appel des organisations CGTM, CDMT, FO USAM, CSTM, UNSA et FSU, les travailleurs ont su donner de la voix pour rappeler à la population foyalaise qui regardait le défilé, les revendications actuelles du monde ouvrier :
              • Le SMIC à 1 800 €,
              • L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,
              • La retraite à 60 ans à taux plein et la reconnaissance de la pénibilité,
              • Le maintien et le développement des Services Publics au plus près des usagers,
A la fin de la manifestation, la CGTM a rappelé que l’austérité n’est pas une fatalité, mais un choix des gouvernements et qu’il fallait la combattre avec rigueur et détermination.

le 15 mai2018



Les études de l’INSEE sur la vie chère, dissimule l’état de pauvreté en Martinique

L’observatoire des prix, des marges et des revenus de Martinique réuni dans sa séance plénière du 26 février 2018, a visiblement montré qu’il avait du mal à s’affranchir de la dissimulation sur la situation de pauvreté en Martinique.
En effet,  dans sa présentation de l’état des revenus des ménages et surtout à propos de la réalité du taux de pauvreté en Martinique, l’Insee avoue que le seuil de pauvreté local serait de 600 €, alors qu’en France le seuil se situe à 977 €.
Par quelle magie cela est-il possible ? Faut-il rappeler que le seuil de pauvreté correspond à ce que certaines enquêtes d’opinion, estiment en moyenne comme le revenu net en-dessous duquel un individu peut être considéré comme pauvre.
Est-ce pour masquer l’état de pauvreté en Martinique ou pour faire baisser le chiffre, que ce service de l’état a décidé d’un montant tropical, qui ne serait pas le même que pour les autres départements de France et de Navarre !
Mais singulièrement,  voir les services de l’état agir ainsi en traficotant les statistiques ne semble plus étonner personne. Cependant malgré tant d’efforts déployés pour un calcul à la baisse, il se trouve quand même qu’en Martinique, la pauvreté a progressé de 14 000 têtes de plus entre 2001 et 2011.
le 14-04-2018



Pour un mouvement d’ensemble des travailleurs en France et aux Antilles.(Lu dans Combat Ouvrier)

En Martinique et en Guadeloupe, les travailleurs et la population pauvre protestent contre les attaques de Macron et contre la dégradation de leurs conditions de vie. En Martinique, la grave situation du CHUM (Centre hospitalier universitaire de la Martinique) entraine des manifestations et des protestations multiples. À Fort-de-France, 1 500 travailleurs de différents secteurs ont manifesté le 22 mars. En Guadeloupe, diverses mobilisations ont eu lieu contre la situation critique du CHU, et plusieurs syndicats appellent à une grève générale début mai.
En France, les mobilisations des travailleurs sont nombreuses, avec en tête les cheminots en grève. Le 22 mars, il y a eu 400 000 manifestants en France, principalement des salariés de la fonction publique. À Air France, quatre jours de grève ont eu lieu depuis le 22 février. Chez Carrefour, le 31 mars, près de la moitié des 60 000 travailleurs ont fait grève. Dans les universités, le mécontentement se propage. Quant aux cheminots, ils ont réussi leur premier jour de grève en paralysant une bonne partie des transports ferroviaires le 3 avril. Les salariés d’Air France exigent une augmentation des salaires, bloqués depuis des années. Chez Carrefour, les salariés refusent les milliers de licenciements programmés.
La lutte des cheminots en France, surtout, concerne l’ensemble des travailleurs. Les gouvernements successifs ont entrepris de démolir tous les droits gagnés par les salariés dans le passé. Les gouvernements ont marqué des points, mais ils n’ont jamais réussi à faire plier les travailleurs de la SNCF. Les cheminots sont donc un rempart pour tous les travailleurs. Si Macron gagne ce bras-de-fer, les autres catégories subiront des attaques encore plus violentes. Inversement, si la grève des cheminots en France se renforce, si elle est soutenue par les autres travailleurs, cela pourrait être le premier revers du gouvernement Macron et réconforter tous les travailleurs pour aller vers une mobilisation, d’ensemble, plus large.
Mais les dirigeants des syndicats de l’hexagone marchent dans les luttes à reculons. Ils ne veulent pas de grève générale offensive. Certains mènent une politique qui aboutit à un émiettement des luttes, non à leur unification. Ils invitent les salariés des différents secteurs à se mobiliser à des dates différentes, et sur des revendications catégorielles. Les syndicats d’Air France, par exemple, ont expliqué que si leur grève du 3 avril tombait le même jour que celle de la SNCF ce n’était pas voulu. Le leader de la CGT, lui, s’est félicité de la mobilisation massive des cheminots, tout en déclarant : « On ne veut pas d’un conflit dur ». Il revient donc aux travailleurs eux-mêmes dans les entreprises de préparer une véritable offensive groupée, générale. C’est pour cela qu’une grève générale ne se décrète pas par en haut, elle se construit aussi par en bas. Dans chaque entreprise, il faudrait que les travailleurs se réunissent pour en discuter. Les plus déterminés pourraient inciter leurs camarades à constituer des comités pour débattre ensemble et envisager ce qu’il est possible de faire, en mettant l’accent sur la nécessité d’une lutte d’ensemble. Car c’est un grand mouvement unitaire et offensif des travailleurs qui aura plus de chance d’imposer la satisfaction des revendications des travailleurs.
Oui, c’est bien cette voie là qu’il faudra prendre pour que l’État et le patronat augmentent les salaires de manière substantielle, pour qu’il leur soit interdit de licencier, pour les obliger à embaucher massivement et à prendre sur les immenses profits des capitalistes et que cet argent soit mis au service des besoins de la population.  
le 14-04-2018



Jeudi 22 Mars 2018 Mobilisons-nous massivement contre l’offensive gouvernementale

Avec le slogan « Action Publique 2022» et sous prétexte de vouloir « Améliorer la qualité de service » et « Offrir un environnement de travail modernisé aux agents publics », legouvernement poursuit son offensive contre les travailleurs. Cette fois, ce sont les travailleurs dusecteur public qui sont ciblés: territoriaux, hospitalier, Etat. L’objectif déclaré du gouvernementserait selon ce dernier « la baisse de la dépense publique.

Lire le tract CGTM 22mars 2018

TRACT CGTM 22 MARS 2018
Taille : 34 ko - Dernières modifications : 20/03/2018
 


Le 15 mars, les retraités de Martinique, les salariés des Ehpad et ceux des services d’aide à la personne étaient mobilisés

Le jeudi 15 mars, la Maison des syndicats était le lieu de rassemblement pour tous ceux qui ont répondu à l’appel de l’intersyndical des organisations de Retraités ainsi qu’à l’appel lancé par la CGTM/Santé en direction des salariés des Ephad, des services d’aide à la personne et des établissements en charge des personnes en situation de handicap ou d’insertion.
Dès l’ouverture des débats, les différentes délégations ont fait état de la situation de leurs secteurs. C’est ainsi que les syndicats de retraités ont évoqué leur démarche auprès des parlementaires Pour dire que ces derniers disent se tenir prêts en cas de besoin afin de soutenir le mouvement qui s’exprimera. Un autre parlementaire a proposé de faire voter à la CTM une motion de soutien en direction des retraités.
Quant à la mobilisation des personnels des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) des services d’aide à la personne et des établissements en charge des personnes en situation de handicap ou d’insertion,  ils se sont fait entendre en dénonçant les conditions déplorables dans lesquelles ils travaillent et disent ne vouloir rien lâcher afin d’obtenir des moyens pour les Ehpad  et les autres établissements.
C’est sur l’exigence de poursuivre le combat sur la qualité de vie au travail, de meilleurs salaires et un vrai parcours de carrière que s’est levée la séance, pas sans avoir voté une motion de défiance qui a été déposée en Préfecture.
le 17-03-2018

Lire la Motion de défiance au Préfet
Taille : 85 ko - Dernières modifications : 20/03/2018
 


8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

C’est en août 1910, lors de la Seconde Conférence internationale des femmes socialistes, que Clara Zetkin, militante du Parti social-démocrate allemand, proposa d’organiser chaque année une journée de lutte pour les droits des femmes, notamment pour le droit de vote pour lequel les suffragettes menaient des combats acharnés en Angleterre mais aussi pour les droits des femmes au travail et l’égalité des salaires.
 
L’année suivante, en mars 1911, un million de femmes et d’hommes manifestèrent pour l’égalité des droits au travail dans plusieurs pays européens. En Russie, en 1913 et 1914, alors que le prolétariat féminin s’était éveillé à la lutte, des grèves et manifestations d’ouvrières eurent lieu en particulier contre les intoxications dues aux produits chimiques dont elles étaient victimes depuis des années.
La déclaration de guerre mit un coup d’arrêt à cette mobilisation des femmes ouvrières. Mais le 8 mars 1917, alors qu’elles formaient plus de 50 % du prolétariat du fait de la mobilisation des hommes sur le front, les ouvrières russes de Petrograd décidèrent de faire grève et de manifester pour « le pain et la paix », donnant le coup d’envoi de la révolution russe. C’est pour commémorer cette lutte des ouvrières que la Journée internationale des femmes fut fixée le 8 mars par le gouvernement soviétique en 1921.
Pour commémorer cette date, la CGTM appelle :
- à se rassembler ce jeudi 8 mars de 8h00 à 13h00 à la Maison des Syndicats.
- à manifester dans les rues de Fort de France au rythme du groupe « Racines »
- à suivre la prestation de l’Atelier théâtre de la CGTM dirigé par José ALPHA.
Et pour clôturer cette journée de mobilisation, les participants pourront s’exprimer après la projection d’un film vidéo qui sera suivi d’un débat.
 



Le CSE, le nouveau cadeau empoisonné de Macron.

Le gouvernement impose aujourd’hui la fusion des instances représentatives du personnel en un comité social et économique (CSE). La conséquence pour les travailleurs, c’est moins d’élus et moins d’heures de délégation pour le faire fonctionner le Comité d’entreprise, et  le CHSCT.
Le comité économique et social (CSE), c’est désormais l’instance qui fusionne les délégués du personnel, le comité d'entreprise et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Le nouveau texte précise ses modalités de fonctionnement, le nombre d’élus et leur crédit d'heures de délégation. Cette nouvelle instance (CSE) sera obligatoire d’ici début 2020 dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés et devra se faire à l’occasion du renouvellement de l’une des instances représentatives entretemps.
Le CSE se réunira une fois par mois dans les entreprises de plus de 300 salariés, ce qui concerne très peu d’entreprise en Martinique, et une fois tous les deux mois dans les entreprises entre 50 et 299 salariés, sauf accord d’entreprise plus favorable. Et en lieu et place des missions de l’ancien CHSCT, le CSE tiendra quatre réunions par an avec à l’ordre du jour des points relatifs à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail.
Bien entendu comme cette réforme des IRP ne se fait pas à moyens constants, il y aura par effet, une réduction du nombre d’élus même si ce recul aura un effet plus nuancée s’agissant du nombre d’heures de délégation.
La note du recul sera plus importante pour les petites entreprises. Pour une société de 50 salariés, le futur CSE comprendra quatre élus disposant chacun de 18 heures de délégation, soit un total de 72 heures, alors qu’auparavant les trois instances comptaient 8 élus avec 96 heures de délégation.
Dans une entreprise de 200 salariés, le CSE comptera 10 élus dotés chacun de 22 heures, soit un total de 220 heures de délégation. Les trois instances permettaient jusqu’ici à 15 représentants du personnel d’exercer un mandat, pour un total de 210 heures.
Enfin, les 25 élus du CSE d’une entreprise de 3 000 salariés disposeront de 26 heures, pour un total cumulé de 650 heures de délégation. Auparavant, ils étaient 37 élus à disposer exactement du même nombre d’heures.
Autre changement important, le nombre de mandats consécutifs est désormais limité à trois ou à une durée maximale de douze ans, que ce soit pour les élus titulaires ou les suppléants, sauf accord contraire et exception faite des entreprises de moins de 50 salariés.
Avec la disparition du CHSCT disparaît également la prise en charge total de l’expertise par l’entreprise (participation du CSE), en cas d’analyse sur les risques graves ou sur des projets modifiant les conditions de travail. Bien évidemment il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que les CSE à petit budget ne pourront pas participer au coût d’une expertise
En clair, les textes exposants les missions du nouveau CSE expriment bien les  nouveaux reculs du droit protecteur en cela ces textes rejoignent les régressions déjà contenues dans les ordonnances dites « Macron » du 22 septembre 2017, il appartient aux travailleurs de la combattre.
Le 23-02-2018

Avis-cgt-decret-consolide-relatif-au-CSE-avec-les-votes


Une interview de Serge SANCHES, auteur du livre "INTERIM. L’esclavage moderne ?" (Chronique ouvrière)

Peux-tu nous commenter le titre de ton ouvrage ?
Serge SANCHES :Parallèlement à l’enquête sur l’intérim, j’ai passé beaucoup de temps sur des documents sur l’esclavage. Au passage, je recommande les livres de Jared Diamond, "De l’inégalité parmi les sociétés" et de Yves Benot, "La modernité de l’esclavage". Je me suis aperçu que la définition de l’esclavage était différente suivant les auteurs et les époques. Même les dictionnaires (Larousse, Reverso) donnent une version différente. C’est l’avis de l’historien Gilles Gauvin qui explique qu’il « n’existe aucune définition très précise de ce que l’on entend aujourd’hui par servitude ou par esclavage ». Le terme "esclavage" recouvre une multitude de situations, et pas seulement le rapt d’un Africain par un négrier au profit d’un planteur de coton, image habituelle dans l’inconscient collectif. Certains esclaves étaient comptables, artisans, soldats, médecins, enseignants. Et je me suis rendu compte que toutes les définitions de l’esclavage avaient deux dénominateurs communs :
 Premièrement, l’esclave a été l’objet d’une transaction financière entre un vendeur qu’on peut qualifier de commerçant et un acheteur, l’utilisateur. Peu importe que l’objet de la transaction ait été volé dans sa tribu, prisonnier de guerre, condamné, astreint à payer une dette. L’esclave est une marchandise qui a un prix en fonction de son âge, son sexe, sa force physique, ses compétences, sa rareté. N’est-ce pas le cas lors d’un contrat entre une agence d’intérim et un utilisateur, personne physique ou morale ?
 Deuxième élément qui permet de définir l’esclave : il est un travailleur contraint au service d’un maître, d’une entité économique. D’une façon ou d’une autre, l’esclave reçoit une rétribution minimale qui lui permet de survivre et qui peut être en nature (habit, nourriture, logement), ou sous forme de paiement.
Voilà pourquoi j’en suis arrivé à conclure que l’intérim était une forme moderne d’esclavage, adaptée au système capitaliste, système dans lequel tout peut faire l’objet d’une exploitation privée, même les choses les plus naturelles comme l’eau, la santé, le vieillissement.
L’intérim est bien une forme d’esclavage pour nombre de travailleurs et leurs multiples témoignages dans ce livre en apportent la preuve ; j’en lis quelques extraits :
Christophe, préparateur de commandes : « Je perds un kilo par semaine, peu importe ce que je mange. L’intérim, c’est la jungle ». Moufida : « Vous vous transformez en produit corvéable à merci et jetable ». Anna : « L’intérimaire est un mouchoir en papier qu’on prend pour un besoin ponctuel puis qu’on jette sans se soucier de son devenir ». Une épouse : « Mon homme est en intérim et vit un enfer ». Araly : « L’intérimaire est bloqué partout. Comment louer un appartement sans garantie financière ? ».
Je rappelle que le Programme commun de la Gauche de 1972 prévoyait l’interdiction de l’intérim et le renforcement de l’agence publique d’emploi. L’interdiction de l’intérim doit redevenir une revendication, ne serait-ce que pour faire reculer le patronat de cette activité qui depuis quelques années a des exigences encore plus réactionnaires que celles du Medef, comme la suppression du CDI remplacé par un CDI de chantier ; et pourquoi pas la suppression du Smic, comme certains économistes libéraux le suggèrent ?
Chronique ouvrière : Tu consacres une partie de ton livre à l’historique de l’intérim. Quelles sont, selon toi, les dates essentielles à retenir ?
Serge SANCHES : Dès la fin du 19ème siècle (qui coïncide avec l’abolition de l’esclavage), des agences de placement de travailleurs sont nées au Canada et aux USA. L’enseignante Leah F. Vosko explique que certaines étaient de vrais escrocs. Au début du 20ème siècle, les organisations de travailleurs et l’Organisation Internationale du Travail considèrent qu’il faut empêcher l’existence de de ces agences, avec une idée maîtresse : « Le travail n’est pas une marchandise ».
En 1932, la Conférence internationale du travail demande par 91 voix contre 20 l’abolition des agences d’emploi à but de profit. C’est vers les années trente que commence à grande échelle l’utilisation de travailleurs temporaires, notamment dans la dactylographie, l’automobile, l’armement (pendant la guerre).
Les sociétés Kelly et Manpower sont créées après la guerre. En Europe, Manpower ouvre ses premières agences en 1967, et Randstad est créé en 1968, en Hollande.
La France signe en 1949 la Convention 96 qui demande la suppression des bureaux de placement payants. BIS est créé en 1954. Le groupe Inter Ecco, futur Adecco, nait en 1964.
En 1969, Manpower qui a signé un premier accord avec la CGT est exclu du syndicat patronal SNETT. Cet accord a permis d’obtenir la fameuse prime IFM de 10 % sur la totalité du salaire, indemnité de fin de mission qui reste encore le seul avantage bénéficiant aux travailleurs précaires.
En 1972, l’Etat français instaure une première réglementation que Frantz Olivier Giesbert appellera une reconnaissance « des négriers des temps modernes ». Depuis cette date, le travail temporaire n’a cessé de progresser, même si une ordonnance de 1982 précise les conditions d’utilisation de ce mode d’emploi. L’intérim devient un moyen de faire appel en permanence à des emplois précaires.
En janvier 2005, une loi signée Chirac-Raffarin décide de la fin de la compétence unique du service public (ANPE) en matière de gestion d’emploi, ce qui ouvre d’immenses perspectives de développement aux agences privées.
En juillet 2013, face aux menaces de taxation des contrats courts, le syndicat patronal Prism’emploi signe avec les syndicats CFDT, CFE-CGE, CFTC l’accord CDI-Intérim qui l’engage à embaucher en CDI, 20 000 intérimaires qui perdent la prime de 10 % (IFM).
Chronique ouvrière : Tu montres en quoi les travailleurs intérimaires sont mal traités en matière de rémunération et sont particulièrement vulnérables en ce qui concerne les risques de graves accidents du travail. Pourrais-tu donner quelques exemples significatifs ?
Serge SANCHES : Le contrat d’intérim place le travailleur dans une situation de faiblesse extrême. S’il refuse un travail, même non prévu dans son contrat de mission, il n’est pas renouvelé et son cas devient difficile dans son agence. Un "bon" intérimaire ne se plaint jamais ; il accepte tout ce que lui demande son chef.
Demander une simple rectification d’une erreur de salaire (toujours en son désavantage), est souvent considéré comme une revendication. Et toutes les astuces sont bonnes pour essayer de ne pas payer la totalité de ce qui est dû au salarié. Des études ont montré qu’à travail égal, un intérimaire est sous-rémunéré de 20 % par rapport à un salarié permanent.
Lorsque les intérimaires sont arrêtés en cours de mission pour des causes qui arrangent l’entreprise utilisatrice, la loi impose que le salarié soit payé. En cours de contrat, on oblige "Antoine" (et d’autres) à signer une demande d’une journée de repos.
La CGT Adecco a dénoncé le non-paiement fréquent des déplacements, des repas, des heures supplémentaires.
La triche au salaire est parfois organisée à l’échelle d’un groupe : une société a été condamnée en appel pour avoir fourni à ses agences un logiciel permettant d’éditer des bulletins de salaire occultant certains droits, et utilisé principalement sur des travailleurs immigrés.
Quant aux accidents du travail, ils sont deux fois plus nombreux chez les intérimaires que chez les salariés permanents. En 2015, le taux d’accidents des intérimaires était de 44,7 pour 1 000 travailleurs. Les intérimaires ont 7 fois plus d’accidents que les salariés de la construction aéronautique, avec un taux de gravité 7 fois supérieur. Et ces statistiques sont sous-estimées dans la mesure où parfois un intérimaire cache un accident, de crainte de ne plus obtenir de mission de son agence. Même chose en cas de maladie.
Dans les usines, dans le BTP, on réserve aux intérimaires les travaux les plus pénibles, ceux qui occasionnent le plus d’accidents. Dans les centrales nucléaires, les tâches dangereuses ne sont pas confiées aux agents salariés Edf, mais à des sociétés sous-traitantes qui utilisent des intérimaires. Et certains d’entre eux masquent leurs expositions à la radioactivité, afin que leur mission ne soit pas arrêtée. Ils seraient 2 200, dont nombre d’intérimaires, à se déplacer dans toutes les centrales, assujettis à une des Conventions collectives les plus mauvaises.
Les médecins du travail, dont les lois Macron-El Khomri ont réduit les pouvoirs, savent que s’ils jugent un intérimaire "apte sous réserve", il n’a aucune chance d’obtenir des missions et se retrouve sans solution, contrairement à un salarié en CDI qui peut bénéficier d’un changement de poste.
En 2015, l’USI-CGT a lancé une campagne pour dénoncer les décès d’intérimaires dans les usines, le BTP, et lors des trajets.
Chronique ouvrière : Dans bien des cas, les intérimaires sont spoliés des droits accordés par la règlementation ou les accords collectifs. Saisissent-ils alors l’inspection du travail ou les juridictions ? Lorsqu’ils remplissent les conditions pour obtenir la requalification de leur contrat de mission en contrat de travail à durée indéterminée avec l’entreprise utilisatrice, réagissent-ils en « temps utile », avant l’arrivée de l’échéance du contrat de mission ?
Serge SANCHES : D’abord, il faut préciser que le contrat d’intérim est semblable à celui d’un contrat à durée déterminée, dit CDD. La seule grande différence est qu’une troisième entité signe le contrat : l’agence d’intérim. Ce qui place en face du travailleur non pas un, mais deux interlocuteurs ; et cela chamboule totalement les rapports sociaux traditionnels que nous connaissions depuis la naissance du capitalisme. Le travailleur devient le subordonné de deux patrons, l’agence d’intérim et l’entreprise utilisatrice.
Dans le lien de subordination, l’intérim est pire que l’esclavage. Le salarié est soumis à la volonté de l’entreprise dans laquelle il travaille et à la surveillance de l’agence qui a vendu ses heures de travail.
Nous savons qu’un salarié "normal" est déjà en position de faiblesse face à un employeur qui ne respecte pas la législation ; mais il reste tout de même encore protégé par un CDI, par des lois, par son syndicat, s’il en existe un. Mais un intérimaire qui a deux patrons face à lui, quels sont ses moyens pour faire respecter la législation ou pour obtenir des conditions de travail supportables ? Comment faire respecter ses droits, quand on vit ce qu’a connu Chris : « Ceux qui ne vont pas assez vite sont virés ; leurs contrat hebdomadaire n’est pas renouvelé. Personne n’est sûr de revenir le lundi suivant. Chaque semaine, je me pose la question : est-ce que je vais rester ? Certains n’apprennent le non-renouvellement de leur mission que le lundi suivant à 4 heures du matin. C’est vache ! Mais ils ne disent rien, ils espèrent un appel les jours suivants. L’intérimaire ne peut pas se plaindre ».
La loi sur le travail temporaire n’est plus respectée depuis longtemps, puisqu’il est précisé qu’un contrat d’intérim a pour but unique le remplacement d’un salarié permanent provisoirement absent. Or l’intérim est devenu un mode d’emploi permanent, et des multinationales comme Renault ont, dans certains ateliers, plus de 50 % d’intérimaires ; j’ai même entendu 80 %. Voilà pourquoi, je propose l’interdiction de l’intérim qui est devenu un moyen de reporter sur le salariat la gestion de la production et du stock.
Seulement 1 % des intérimaires sont syndiqués. Il est quasiment impossible à un syndicat de faire un travail suivi avec des travailleurs qui restent en moyenne 1,8 semaine dans une entreprise. Le simple fait de discuter avec un délégué peut être mal interprété. Il reste l’inspecteur du travail ; l’un d’eux m’a expliqué qu’il ne recevait quasiment jamais de plaintes d’intérimaires. De toute façon, cet organisme n’existe pas sur l’annuaire téléphonique ; il est noyé sous le vocable DIRECTE.
Demander la requalification de son contrat de mission en CDI est une possibilité qui est rarement utilisée, pour les mêmes raisons évoquées plus haut. Il faut passer par les Prud’hommes. Beaucoup d’intérimaires espèrent qu’un contrat d’intérim débouchera sur un CDI. Et même si leur mission est renouvelée de nombreuses fois, parfois pendant des années, ils espèrent encore. Peu savent qu’un contrat d’intérim devient un CDI, si le salarié n’a pas reçu son contrat dans les 2 jours de son affectation. Parfois certains ne le reçoivent qu’en fin de mission, ce qui permet de raccourcir ou rallonger la date d’échéance.
Un travailleur courageux a obtenu des Prud’hommes le maintien de son emploi tout en demandant une requalification en CDI, simple application de la loi qui prévoit qu’en cas de procédure en justice, un salarié ne peut être licencié. Mais ce fut un rude combat, soutenu par la CFTC.
Chronique ouvrière : Les travailleurs intérimaires participent-ils aux combats engagés par les salariés « permanents » ? Mènent-ils des luttes spécifiques ?
Serge SANCHES : Rappelons qu’il est interdit de remplacer des salariés en grève par des intérimaires, même s’ils sont en contrat dans cette entreprise.
Dans le livre, j’ai consacré un chapitre aux luttes et j’ai présenté de nombreuses actions menées par ces 3 % de salariés intérimaires français ou immigrés. Actuellement, et ce n’est pas nouveau, des femmes de ménage employées en sous-traitance dans des hôtels de luxe font des grèves dans diverses villes pour obtenir un salaire décent, ne plus être payées à la chambre et percevoir le paiement des heures supplémentaires.
En 2013, chez Haribo dans le Gard, trois intérimaires totalisant 500 contrats d’une semaine à des tâches les plus pénibles ont fait condamner l’entreprise qui leur refusait un CDI. Chaque vendredi soir, ils apprenaient le renouvellement de leur mission. Mais leur affaire a duré des années et s’est terminée par un accord transactionnel.
En 2014, des intérimaires ont occupé des agences afin de dénoncer une perte de 20 % des indemnités chômage après une mission, occasionnant une perte de plus de 300 millions, selon la CGT. Avec les intermittents du spectacle, d’autres ont occupé une quarantaine d’agence de Pôles Emploi.
Il ne faut pas oublier les occupations d’agences par des sans-papiers qui sont bien souvent des intérimaires et dont la grande majorité d’entre eux est entrée légalement en France.
Malgré la grande précarité de leur statut, les intérimaires se solidarisent parfois avec la lutte engagée par les salariés permanents. Comme toujours, le rapport de force est primordial, et un intérimaire tout seul ne peut pas raisonnablement participer à une grève. Mais lorsque le nombre de ces salariés précaires est important dans une entreprise, la situation est plus favorable à leur participation à une lutte des "permanents", surtout si une des revendications porte sur l’embauche en CDI. Ainsi l’an passé, environ 60 intérimaires se sont mis en grève avec les salariés permanents pour dénoncer des baisses de salaire chez Système U.
Je propose aussi l’obligation de se syndiquer pour tous les intérimaires, idée pas si absurde, puisque cela existe dans certains pays ; elle ne sera sûrement pas reprise par nos gouvernants actuels, mais les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain.
Livre : INTERIM, l’esclavage moderne 
Le 23-02-2018



Les vœux du patronat local : un choc de toupet!

 « 2017 a été une mauvaise année économique » disent-ils alors que l’INSEE délivrent les informations suivantes : Pour la cinquième année consécutive, le tourisme affiche en 2016 une croissance positive en Martinique (+ 9,3 %). la fréquentation des touristes de séjour affichent des résultats particulièrement encourageants (respectivement + 16,1 % et + 6,6 %).
En 2016, assurent l’INSEE, la dépense directe globale des visiteurs touristiques, qui représente la recette touristique directe de la Martinique, est évaluée à 330 millions d’euros.
 
« Nos performances sont aujourd'hui parmi les plus faibles » disent-ils alors que l’INSEE établit qu’en 2016, pour la deuxième année consécutive, les créations d'entreprises martiniquaises augmentent (+ 2,6 %) après quatre années de baisse. Avec 1 605 immatriculations en 2016, les créateurs sont de plus en plus nombreux à choisir la forme sociétaire pour fonder leur entreprise.
 
« Pour remonter la pente rétablir la confiance » disent-ils, alors que l’INSEE démontre que: L’amélioration de l’activité financière observée en Martinique en 2015 se confirme en 2016. Dans un contexte économique relativement stable, la distribution de crédits affiche une nouvelle progression, à la fois pour les entreprises et pour les ménages. Les entreprises s’avèrent particulièrement dynamiques, avec un encours de crédits en progression de 5,0 % en 2016 contre + 2,4 % en 2015. Ce sont principalement les crédits à l’investissement qui augmentent (+ 8,8 %), ainsi que les importations de biens d’investissement (+ 8,4 %).
 
Et quand dans sa conclusion  l’article de Contact Entreprises, déclare que les entreprises « ne font pas de politique »! On peut dire que la boucle est bouclée car ces patrons ne manquent pas de culot pour mentir aussi effrontément !
Comme disait l’autre dans le camp des patrons, chaque année on y trouve de plus en plus de menteurs et de baveux, mais à les entendre, on a l'impression que les menteurs et les baveux de l'année prochaine sont déjà là !
le 23-02-2018



Fin et début d’année en fanfare pour le monde de l’argent

L'Insee révise à la hausse ses statistiques car l'économie française, passée à la vitesse supérieure en fin 2017 semble poursuivre son élan en 2018.
Ainsi, après nous avoir servi ses larmes de crocodiles pour faire passer ses réformes et ses coups bas, est donc venu le temps des aveux des gens d’en haut. La croissance semble être belle pour tous ces investisseurs et rentiers, car la cadence annoncée, engrange des intérêts à la vitesse pour les privilégiés.
Les capitalistes, comme au tennis, comptent faire une belle série. Eux qui balançaient à qui voulait l’entendre le refrain sur la morosité des affaires, la nécessité de faire des sacrifices pour la compétitivité des entreprises, voilà que les bourses gonflent et que ça fleure bon le pognon.
Les estimations semblent être sans précédent ils vont de révisions à la hausse en révision à la hausse, enfin tout pour dormir tranquille pendant que l’argent travail. Les chiffres disent-ils dépassent de beaucoup la croissance qu’ils attendaient.
Par contre ce qui restera comme une certitude, c’est le recul des biens des ménages ouvriers, le chômage et les difficultés pour se nourrir. Alors pour ne pas se trouver confronter à la colère des « sans rien », gageons que les gens du gouvernement n’ont plus qu’à espérer que l’effet de la hausse du climat des affaires, agisse comme par miracle sur le moral des ménages.
 
04-02-2018



Soutenir les aidants familiaux

En France, plus de 8 millions de personnes accompagnent un proche en situation de maladie ou de handicap. En Martinique, 42 % des personnes handicapées sont aidées. Ils sont plus de 18 000 à prendre soin au quotidien d’un proche dépendant, malade ou handicapé
 
Selon une étude de l'Association française des aidants, l'accompagnement d'un proche malade, âgé ou handicapé, fragilise la santé des aidants. Près de la moitié d'entre eux disent rencontrer des problèmes de santé qu’ils n’avaient pas auparavant.
En Martinique, la prise en charge des activités domestiques, l’aide physique dans les soins quotidiens ne laissent pas beaucoup de répit aux aidants, pourtant ils doivent pouvoir souffler pour oublier le quotidien.
63,5 % des personnes interrogées déclarent « avoir des douleurs physiques depuis qu'ils sont aidants ». 61 % affirment avoir des problèmes de sommeil et  59 % disent « se sentir seuls » depuis qu'ils sont aidants.
90 % des répondants avouent également ne pas s'accorder de temps de loisirs et près de 25 % disent avoir augmenté leur consommation de médicaments.
Depuis 2016, ils peuvent bénéficier d'un « droit au répit », le projet de loi d’adaptation au vieillissement propose une aide financière de 500 euros pour permettre à l'entourage du malade de se reposer. Mais la mesure concerne uniquement les proches des personnes âgées dépendantes
04-02-2018



Des milliardaires de plus en plus riches (lu dans Lutte Ouvrière)

Le classement mondial des grandes fortunes réalisé par Bloomberg indique que les 500 personnes les plus riches au monde ont vu leur fortune augmenter de 23 % en 2017, un accroissement qui s’explique notamment par l’envolée des places boursières. Ces 500 milliardaires se sont enrichis en un an de 1 000 milliards de dollars supplémentaires, soit quatre fois plus qu’en 2016. Leur fortune cumulée se monte désormais à 5 400 milliards de dollars, deux fois le PIB de la France.
En tête du classement se trouve le patron d’Amazon, Jeff Bezos, avec une fortune personnelle de 100 milliards de dollars. Il a accru sa fortune de 34 milliards en un an, et engrange chaque minute 65 000 dollars (54 000 euros).
Bernard Arnault, première fortune française, propriétaire du groupe de luxe LVMH, arrive en sixième position du classement, avec 62 milliards de dollars. Également présente dans le classement au dix-huitième rang, Françoise Bettencourt Meyers, héritière du groupe L’Oréal, avec 44 milliards. François Pinault, patron du groupe Kering (incluant la marque Gucci, entre autres) les suit avec 26 milliards, ainsi que Dassault, au trente-neuvième rang avec 22 milliards. La fortune de ces quatre individus équivaut à la dette de la Sécurité sociale, qui sert de prétexte à baisser les allocations retraites et les remboursements maladie de toute la population en France.
Pour permettre à une minorité de s’enrichir toujours plus, la recette du capitalisme est simple : plus d’exploitation et plus de pauvreté sur cette planète où, en 2017, une personne sur dix vit avec moins de deux dollars par jour.



Nos vœux, pour que 2018 soit une année de riposte et de conquêtes ouvrière !

Oublions la fumisterie des vœux officiels du gouvernement et de nos élus locaux, complices des bandits du patronat et de tous les faux-culs qui les gavent, parce qu'ils nous enfoncent dans leur crise de plus en plus, le patronat et le gouvernement s’attaqueront aux conditions de travail et aux conditions de vie des travailleurs
 et les conditions de vie des travailleurs
Alors préparons-nous à :
-faire face aux conséquences des ordonnances Macron-Pénicaud sur le Code du travail,
-juguler les effets de la rupture conventionnelle collective qui permettra aux entreprises de se débarrasser des salariés,
-nous opposer au projet de réforme de l’assurance chômage qui va couper les allocations aux chômeurs,
-combattre la politique de la vie chère, qui enrichie les commerçants qui en profitent :
Pour relever la tête et s’opposer à ces attaques en règle, la CGTM souhaite pour les travailleurs et pour les classes populaires que : 2018 soit l’année de la riposte ouvrière et de la mobilisation des couches populaires contre la conduite de la politique de classe du gouvernement. Que les travailleurs, qui font fonctionner toute la société, rejettent tout fatalisme. Qu’ils rendent les coups que leur portent le patronat aidé de leurs pantins du gouvernement et des institutions locales. Nous CGTM souhaitons qu’en 2018 le monde du travail ne subisse plus les attaques, mais défende ses intérêts et impose ses revendications.
de vie des travailleurs



Déficit historique des hôpitaux de France

Le déficit record des établissements hospitaliers de France, atteint 1,5 milliards d'euros pour l'année 2017, devant cette situation dramatique des hôpitaux, certains organismes, tel que la Fédération hospitalière de France, expriment franchement leur désarroi face à une telle situation.
La cause évoquée c’est modèle économique des hôpitaux, rémunérés à l'acte depuis 2004 ainsi que les tarifs d'hospitalisation, remanié à la baisse il y a un an.
Aussi, face à cette dégradation financière la ministre de la Santé envisage un objectif d’économie de 1,6 milliards d’euros en 2018. Cependant L’hôpital ne peut plus être une variable d’ajustement économique, il n’est donc pas question que la réforme du système de financement demande aux hôpitaux d'être rentables. A coup sûr, une telle décision, aux yeux des observateurs avisés, dégradera la qualité des soins, les conditions de travail et de l’emploi des équipes hospitalières.



Pétition pour sauver les Chsct

Elus, salariés, sociologues, chercheurs, médecins et inspecteurs du travail, ainsi que des avocats, se mobilisent pour les Chsct menacés par la loi travail. Ils demandent, à l'inverse, leur extension et le renforcement d’une instance spécifique, aux pouvoirs élargis, représentant celles et ceux qui travaillent, pour que le lien entre santé et travail soit une réalité de santé publique.
Ils ont lancé un appel et invitent à le signer sur le blog http://assemblee-nationale-chsct.org/signatures/



L’imposture d’Eric Picot, le secrétaire régional de la CFDT

Le lundi 4 décembre devant les grilles de l’immeuble du Parc naturel de Martinique, une image fut à la fois saisissante et singulière, celle d’Eric Picot le secrétaire de l’Union régionale CFDT. Ce dernier, à la tête d’un groupe de non-grévistes s’est exhibé à déblayer de ses mains, le barrage de bric à brac dressé par les grévistes devant le Parc Régional pour signaler leur mouvement de grève.
Pénible ce symbole ? Certes elle le fut pour les grévistes. Eux qui, mobilisés depuis 50 jours déjà, eux qui ont eu à affronter successivement, l’ignominie de Louis Boutrin, l’acrimonie d’Alfred Marie Jeanne, l’arrogance des policiers et autres gens en armes, et enfin la violence des vigiles privés et leurs chiens de maitres.
Certes ce comportement parait à priori inexplicable et des observateurs se questionnent encore. Eric Picot a-t-il voulu ainsi exprimer son opposition et celui de son syndicat à cette grève qui dure déjà depuis le 10 octobre ? Ou encore a-t-il voulu manifester sa bienveillance et toute sa disponibilité à Louis Boutrin ?
C’est l’une de ses déclarations, qui laisse entendre que la grève conduite par la CDMT est minoritaire, et c’est, selon ce qu’il en a déduit, qu’il lui fallait s’y opposer.
Son manque de lucidité ne lui permet pas de voir qu’à son tour il s’expose également à de telle réaction. Car il n’y a pas si longtemps de cela (mars 2017) qu’à la CGSS son syndicat dirigea également un mouvement de grève minoritaire. Sur les 500 agents du centre de Place d’Armes, seuls cinquante d’entre eux ont suivi le mouvement de grève durant 10 jours, avec un piquet bloquant les accès du Centre ?
Cependant qu’Eric Picot prenne garde, car l’imposture est non seulement indigne elle est de surcroit  un instrument à double tranchant. Et c’est sans doute dans un proche avenir, là où il s’y attendra le moins, qu’il se trouvera confronté à des conséquences, qui seront pour lui malvenues, pour ne les avoir pas envisagées.

10-12-2017



Fin de trajectoire d’un militant nationaliste

De la lutte anti-colonialiste, en passant par la participation au « Comité Lepen déwo », jusqu’à l’utilisation de nervis, de chiens, et de policiers contre des travailleurs de Martinique(triste) fin de trajectoire d’un militant nationaliste !
Le conflit du PNRM est révélateur à plus d’un titre. Il illustre tout particulièrement les dérives inqualifiables de « responsables » politiques, parvenus à la direction de la principale institution de notre pays, qui s’empressent de mettre en œuvre des méthodes innommables de répression et de mépris que certains d’entre eux combattaient hier.
Mais ça … c’était hier. Il est vrai qu’à cette époque ils n’étaient pas au pouvoir !
C’est ainsi que depuis plus de plus de 50 jours, les salariés du Parc naturel en lutte, ne trouvent en face d’eux qu’un Président irrévérencieux, inutilement agressif, soutenu pas sa majorité électorale, flanqué d’affidés ambitieux, vissé sur son trône, fulmiinant d’arrogance et convaincu que son management méprisant et humiliant est juste.Sé nou ki met’ isi-a ! 
Aucune communication, digne de ce nom, si ce n’est toujours et encore, le mépris du Président du Conseil Exécutif de la CTM, qui, après avoir transformé la Maison du peuple en « Palais Elyséen colonial », délègue à ses fidèles porte-paroles, la basse besogne de s’entretenir avec les salariés.
Tout cela sous le tintamarre du silence assourdissant de la majorité des autres représentants de l’hémicycle, qui semblent transis de peur, tétanisés par le balata qui s’abattra sur leur dos si jamais ils exprimaient leur opposition.
La stratégie, à défaut d’être nouvelle est claire : laisser pourrir le mouvement, en se référent à la posture des colons de la canne.
« Patience, quand les Nègres auront faim, ils reprendront le travail ».
Voilà, où nous en sommes avec ceux qui ont vite fait d’oublier, par qui et comment ils ont été mis à cette place, dans la ferveur et l’engouement du peuple désireux de légitimes « changements ».
Ces dérives sont dangereuses. Encouragés par cette attitude, un nervi a décidé que les syndicalistes devaient payer de leur personne, et il est passé à l’acte.
C’est ainsi que notre camarade Daniel GROMAT, venu soutenir aux cotés d’autres militants, principalement de la CDMT et de la CGTM, les agents du Parc en lutte, a été lâchement agressé par surprise, à coups de poings au ventre, dans l’enceinte de l’Hôtel de la CTM par un macoute, sans aucune réaction de ces « responsables » politiques.
La CGTM condamne ceux qui hier, faisaient mine de dénoncer Chalvet, les grenades scélérates du Préfet Terrade, ou les évènements de mars 1961 du Lamentin, durant lesquels Georges Gratiant avait fustigé la stratégie de l’époque : « Qui veut du pain aura du plomb » revue et corrigée par ces tristes sires en novembre 2017 en :
« Qui revendique l’amélioration de ses conditions de travail, sera lynché par les nervis de la CTM, et livré aux chiens » !!.
La CGTM condamne fermement celui qui a donné l’ordre d’utiliser les deniers des contribuables de Martinique, pour financer  ces dog’, cogneurs de syndicalistes.
ASSEZ de prétextes et de tergiversations, en lieux et places de véritables négociations
ASSEZ de cette ambiance délétère, de cette atmosphère irrespirable, de ces mises au placard, de cette suspicion  généralisée aux relents de stalinisme. ASSEZ !
ASSEZ de discours paradoxaux : une couche de baume apaisant, pour dix frictions de pimentades à l’huile !
Le jour, on grime un prêche d’ouverture en termes  convenus devant les caméras, et le soir venu, on diligente des hommes de main, afin de tabasser un représentant des salariés, au lieu d’organiser la négociation réclamée. 
La CGTM met solennellement en garde ces « responsables » commanditaires de l’utilisation de telles méthodes, ainsi que leurs exécuteurs …
Aucun conflit n”a jamais été définitivement réglé par l’utlisation de la violence des employeurs, par les insultes, le mépris, ni la manipulation !
Ni les nervis, ni la pólice ne pourront vaincre la volonté collective des salariés déterminés à se faire respecter …
 08/12/2017


Les minoritaires d’aujourd’hui, seront les majoritaires de demain, car seuls, ils portent en eux l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, le respect de l’autre, la volonté de faire progresser ce pays au profit du plus grand nombre ; C’est-à-dire de la population laborieuse de Martinique.



Manifestons contre l’esclavage en lybie et ailleurs, contre la barbarie, contre la responsabilité des grandes puissances ! (Lu dans Combat Ouvrier)

Notre peuple a été particulièrement choqué par les images projetées par CNN et reprises par les télés où l’on voyait une vente d’esclaves noirs africains en Lybie. Cela prouve combien il est encore sensible à cette question. Cela montre combien l’histoire de nos ancêtres esclaves pèse encore d’un poids très lourd dans les sentiments et l’inconscient collectif de notre peuple. Des manifestations ont eu lieu à Paris et un rassemblement à Pointe à pitre samedi dernier.
Mais le traitement que subissent  les migrants en Lybie n’est qu’un aspect de la barbarie qui se manifeste un peu partout dans le monde. Des milliers de migrants meurent tous les jours en Méditerranée ou dans le désert africain pour fuir la misère, la faim dans leurs pays si pauvres. Les guerres horribles en Afrique noire, en Afghanistan, les viols de masse comme arme de guerre, les enfants soldats, les bombes lancées par les grandes puissances en Afghanistan, en Irak, en Syrie, n’épargnant pas les populations civiles, la famine qui tue des millions d’êtres humains, le travail des enfants en Asie et ailleurs, l’épuration ethnique des Rohingyas de Birmanie, oui , la barbarie n’en finit pas. Et elle a une cause. Elle provient, directement ou indirectement de la volonté des grandes puissances de dépecer le monde pour les intérêts de ses grandes sociétés pétrolières et autres à la recherche d’or, de diamants, de métaux précieux pour réaliser des milliards de profits. Le système dominant dans lequel nous vivons, dirigé par les USA, la Chine, le Japon, la Grande-Bretagne, l’Allemagne la France et quelques autres est en train de plonger l’humanité dans la catastrophe et peut être dans sa perte. Ce système c’est le système capitaliste qui est fondé sur le profit pour quelques uns et l’exploitation et la misère pour la grande majorité de la population humaine. Ce système est en crise. En 2008, la crise financière et économique a plongé des millions de gens supplémentaires dans le chômage et la misère et cela aux USA aussi dans le pays le plus riche du monde. Aujourd’hui, tous les ingrédients d’une nouvelle crise économique, les mêmes qu’en 2008 existent encore. Il y aura d’autres crises, plongeant toujours plus d’êtres humains dans la misère et la barbarie.
La planète même est menacée par la pollution et le réchauffement climatique. Et les deux grandes puissances capitalistes, les USA et la Chine sont les deux plus grands pollueurs de la planète. Trump veut envoyer encore plus de CO2.
L’esclavage des migrants en Lybie rejoint l’esclavage clandestin de milliers d’êtres humains en Mauritanie, au Niger, sur lequel les gouvernements de ces états ferment les yeux, comme ceux de la « communauté internationale ».
La barbarie fait partie inhérente des sociétés de classes ou une classe supérieure s’est acheté des états pour dominer et exploiter les classes et les peuples plus pauvres. Aujourd’hui, cette classe supérieure est la classe capitaliste qui domine le monde. Hier elle a été responsable des deux guerres mondiales faisant 10 et 50 millions de morts, avec six millions de juifs exterminés dans les fours crématoires des camps de la mort, avec deux bombes atomiques jetées sur le peuple du Japon à Hiroshima et Nagasaki. Et tout cela pour que les grandes puissances se partagent les colonies. Alors lutter contre toute cette barbarie, c’est lutter contre le système capitaliste !   

25/11/2017



Le CGTM soutien les salariés du Parc Naturel en grève

Après plus de 40 jours de grève, c’est toujours le statut quo au Parc Naturel. Les salariés grévistes attendent que Louis Boutrin comprenne, autrement qu’il ne le fait, la situation qui se joue en ce moment au Parc.
D’ailleurs loin de vouloir prendre le chemin de la négociation avec les syndicats salariés, il leurs donne « du chien » et des « vigiles ». Avec un tel comportement, on peut dire que la partie est loin de s’achever. Car visiblement, c’est un climat tendu qui est voulu par le Président du PNRM. D’ailleurs, pour durcir le ton, il a fait intervenir deux huissiers sur place pour permettre, dit-il, aux agents non-grévistes de regagner leurs postes de travail.
 
C’est une posture contraire à celle des organisations syndicales qui proposent l’intervention d’un médiateur dans le rôle du facilitateur qui pourrait renouer les liens de la négociation. Hostile à l’idée, Boutrin a rejeté la proposition, ce qui veut dire que loin d’emprunter les voies du dialogue, il s’obstine à privilégier le bras de fer avec les salariés grévistes.
 
Mais les visages commencent à se crisper, après 43 jours de grève les syndicats disent ça suffit !, alors quand Boutrin déclare vouloir s’en remettre « aux autorités étatiques et judiciaires », c’est d’une part assez particuliers de la bouche d’un élu du MIM et d’autre part ce n’est certainement pas la voie d’une solution pacifique du conflit qu’il entrevoit.
 
Pour bon nombre de salariés, le Président joue au pompier pyromane et de ce fait, ils l’invitent à faire attention à ne pas trop laisser se dégrader la situation, car comme 2 et 2 font 4, disent-ils, c’est lui qui supportera les conséquences.

25/11/2017
 
 



A lire et à faire lire : "Un monde à gagner (la lutte de classes au tribunal) de Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS !"

À travers une dizaine de combats emblématiques, l’auteur raconte la violence inouïe de la gestion de la « masse salariale » par les dirigeants.
À l’âge de 33 ans, Marie-Laure Dufresne-Castets a commencé des études de droit. Son diplôme d’avocate en poche, elle a travaillé principalement avec la CGT, avec laquelle elle a obtenu des victoires judiciaires, notamment contre McDonald’s, Renault, Continental ou PSA.
Marie-Laure Dufresne-Castets est avocate en droit du travail, du côté des travailleurs et des syndicats, contre les multinationales et les représentants du patronat. À travers une dizaine de combats emblématiques de sa carrière, elle raconte la violence inouïe mise au service de la gestion de leur « masse salariale » par les dirigeants. Avec humour et obstination, elle bataille aussi contre une novlangue qui contamine l’opinion, y compris celle des juges : le travail ne « coûte » rien, il a un prix ; le dialogue social désigne des décisions prises unilatéralement par les employeurs ; les plans de sauvegarde de l’emploi ne sauvegardent rien, si ce n’est le profit des actionnaires ; les partenaires sociaux sont en réalité les collaborateurs du patronat ; etc. Avec d’autres, elle s’inscrit ainsi dans la tradition des grandes luttes sociales pour plus de justice et de solidarité, qu’il est urgent de remettre au goût du jour.

14-11-2017



Harcèlement : la lutte des femmes toujours d’actualité (lu dans Lutte Ouvrière)

Après l’affaire Weinstein, plusieurs dizaines de milliers de femmes se sont emparées du hashtag « Balance ton porc » pour relater le harcèlement qu’elles avaient subi sous différentes formes ou dénoncer leur agresseur. Douze millions ont répondu aux États-Unis en 24 heures au hashtag « Moi aussi ».
Dans ces dénonciations, on trouve à côté d’actes commis par des anonymes, ceux d’hommes disposant de pouvoir, des réalisateurs bien sûr mais aussi des hommes politiques et dans les entreprises les membres d’une hiérarchie bien souvent masculine. Cela a déplu à certains commentateurs qui critiquent ces révélations en les assimilant à de la délation. D’autres contestent cette démarche en se disant choqués de la référence au porc alors que d’autres encore nient tout simplement les faits en affirmant que les victimes seraient consentantes.
La médiatisation de différentes affaires dont celles de Strauss-Kahn, de Denis Baupin, député d’Europe Écologie Les Verts, ou de Gilbert Rozon, un producteur, plus directement liée à celle de Weinstein, a montré la persistance des rapports de domination des hommes sur les femmes, en particulier quand ces hommes détiennent du pouvoir sur les autres. Elle montre que les femmes de classes aisées sont aussi frappées.
Le nombre de femmes ayant subi une forme de harcèlement de la part de leur entourage ou d’hommes qui ont été ou sont leur supérieur hiérarchique, ou encore d’hommes disposant d’un pouvoir, est bien supérieur au nombre des affaires révélées. Nombre d’entre elles se sont défendues et ont pu éviter que l’agression n’aille trop loin. Mais la plupart du temps, les femmes qui ont dénoncé leur agresseur ou porté plainte ont perdu leur emploi ou ont subi les conséquences de leur geste. En effet, le principal obstacle que doivent affronter celles qui veulent combattre le harcèlement n’est pas la loi du silence dont parle la presse mais la réalité de la domination et de l’oppression.
La presse se félicite à longueur de colonnes de la « parole libérée », mais si parler est nécessaire, ce ne sera pas suffisant, loin s’en faut, pour que cessent ces comportements. Ceux-ci sont encouragés par bien des aspects d’une société dans laquelle la puissance de l’argent et le pouvoir sont légitimés. L’instauration de rapports égalitaires entre hommes et femmes entre en contradiction avec ceux qu’impose la société capitaliste. L’accroissement des inégalités sociales, la précarité du travail, fragilisent encore la situation de millions de femmes et d’hommes et rendent plus difficile la dénonciation de cas de harcèlement par les femmes employées à domicile, ouvrières ou employées de bureau. Dans le passé, pour combattre les différentes formes d’oppression, les femmes ont dû lutter collectivement.
 
La médiatisation des agissements d’hommes de pouvoir a le mérite de renforcer le camp de celles et ceux qui refusent ces rapports de domination, et d’aider à une prise de conscience de la complaisance dont jouissent les prédateurs sexuels. Mais le combat pour les faire vraiment cesser se confond avec la lutte à mener contre cette société bâtie sur l’exploitation et l’oppression.



Avec les mesures gouvernementales de Macron : les retraités paieront plein pot ! (lu dans Lutte Ouvrière)

Le 15 octobre, Macron, sur le plateau de TF1, a déclaré « Lorsque l’ensemble de cette réforme sera conduite [hausse de la CSG et suppression de la taxe d’habitation pour les moins aisés], 80 % des retraités gagneront en pouvoir d’achat. ». D’après luila hausse de la CSG de 1,7 point au 1er janvier prochain concernerait ceux « qui jusqu’à 65 ans ont plus de 1 200 euros. Pour les plus de 65 ans, ce sont ceux qui ont plus de 1 400 euros », chiffre concernant le revenu imposable. .
Il y a mensonge sur la proportion de retraités qui vont y gagner, après la disparation progressive de la taxe d’habitation. Les chiffres donnés par le rapporteur du budget à l’Assemblée nationale, ainsi que les chiffres du ministère de l’Économie sont largement inférieurs aux prétendus 80 % de gagnants de Macron : seuls 600 000 retraités verront la hausse de leur CSG compensée par la diminution de leur taxe d’habitation. Tous les autres vont y perdre.
Par ailleurs, les retraites complémentaires restent bloquées. Au 1er novembre prochain, celles délivrées par les caisses de l’Agirc et de l’Arcco seront maintenues au niveau… d’avril 2013, date de la dernière revalorisation.
Si l’on y ajoute toutes les autres mesures gouvernementales, qui concernent toute la population et pas seulement les retraités, de la hausse du forfait hospitalier aux taxes sur le carburant et à la baisse de l’APL, le mensonge de Macron est complet et le pouvoir d’achat des retraités sera bien amputé de beaucoup !



La chasse aux « abus » à l’assurance maladie ? Mais de qui se moque-t-on ?

La Sécurité sociale traque « les assurés malhonnêtes », c’est l’annonce faite par Agnès Buzyn qui dévoile ainsi, ses pistes pour réduire le déficit global de la Sécu.
Ainsi, la chasse aux économies est lancée pour réduire de 3 milliards d’euros le déficit global de la Sécurité sociale en 2018. Madame la ministre Mme Agnès Buzyn détaille quelques axes d’économies tels que : favoriser l’ambulatoire, mutualiser certaines dépenses, mais surtout dit la ministre renforcer la lutte contre les fraudes à l’Assurance-maladie.
En fait le gouvernement de madame Agnès Buzyn, en évoquant le déficit de la Sécu à travers le prisme, notamment la hausse des arrêts de travail, prépare l’opinion à une nouvelle attaque contre les patients, contre la population accusée de consommer trop de médicaments, de trop se soigner.
Ce déficit de la Sécurité sociale qui réapparaît périodiquement n'est pas dû seulement à l'augmentation des dépenses de santé, ce qui serait somme toute normal compte tenu des progrès de la médecine, des équipements médicaux, du fait qu'on se soigne mieux et plus longtemps.
Non, le déficit de la Sécurité sociale est essentiellement dû en priorité à la diminution des rentrées dans les caisses du recouvrement des cotisations sociales et des largesses d’exonération convenu par l’état aux entreprises. L’autre facteur est bien entendu ce système de production capitaliste qui continue à fabriquer à grande échelle des chômeurs, ce qui comble le bonheur de la rentabilité du capital.
Alors, pour régler le problème du déficit de la sécu, il ne suffira certainement pas de supprimer des lits dans les hôpitaux, ni de dé-rembourser les médicaments et encore moins de tenter de culpabiliser les bénéficiaires d’indemnités journalières. Car la vraie fraude, c’est celle à l’impôt sur la fortune, aux niches fiscales, aux allègements sociaux, à l’optimisation fiscale, à la fraude au paiement des cotisations sociales, à la fraude à l’évasion fiscale.
C’est donc cette société, dans son fonctionnement, qui est la maladie parce que porteuse d’injustice, mais il nous faudra bien la guérir un jour de ce capitalisme malsain.

28-10-2017



Gattaz veut contrôler les chômeurs quotidiennement !

Gattaz, le dirigeant du Medef, lors d’une conférence de presse a proposé un contrôle des chômeurs, «journalier ou hebdomadaire», estimant qu’«il faut que le système soit incitatif à la reprise d’emploi» et non pas qu’«il donne un confort fictif».

Ce sont là des propos choquants qui expriment l’idée qu'un bon nombre de chômeurs, pourront quotidiennement être exclus du système de protection actuel, pour ensuite être mis à la merci d’un patronat friand de main d’œuvre disponible et à bon marché.
Dans sa diatribe, Gattaz, très clairement, méprise tous ceux qui se battent quotidiennement pour trouver un travail leur permettant de joindre les deux bouts.

C’est là une provocation de plus dont est coutumier le patron du Medef, mais ce qu'il faut retenir, c'est que ces paroles ont suscité un tel tollé dans l'opinion des travailleurs en général qui s'en souviendront, et gageons qu’un jour ou l’autre cette morgue finira par provoquer chez eux la réaction que mérite de tels propos.


28/10/2017



Octobre rose : un mois pour sensibiliser au cancer du sein

Le mois d'octobre est, depuis 2004, le mois de sensibilisation au cancer du sein qui touche chaque année 55 000 femmes en France. Les mutuelles sont partie prenante de cet événement.
Octobre rose est l'occasion de parler du dépistage du cancer du sein, ce cancer féminin qui fait près de 12 000 décès par an dans notre pays. Pourtant, mis en place en 2004, le dépistage organisé n'est suivi que par une femme sur deux. Un chiffre encore en diminution cette année.
En Martinique plusieurs initiatives sont mise en œuvre et mettent en concours la population, afin de sensibiliser tout un chacun.
Dépistage : pourquoi ces réticences ?
C'est d'abord un examen qui fait peur aux femmes. Ce cancer est souvent synonyme de chimiothérapie, d'ablation des seins... Et puis le dépistage organisé a fait parler de lui ces dernières années, semant parfois le doute. En effet, les examens étant de plus en plus précis, on détecte des tumeurs de plus en plus petites qui n'auraient peut-être pas évolué en cancer. Ce sur diagnostic peut mener à un sur traitement avec des effets secondaires très invalidants.
Pourtant, le dépistage est le moyen le plus simple de lutter contre le cancer du sein. De nombreux progrès ont été réalisés ces dernières années, de la détection de la maladie à la prise en charge pendant et après le cancer.
Le programme de dépistage du cancer du sein
Ce programme a été mis en place en 2004 et pris en charge par l’assurance-maladie à 100 %, sans avance de frais. Il concerne les femmes de 50 à 74 ans et a lieu tous les deux ans. Il consiste en un examen clinique des seins et une mammographie. Il propose, en plus, une vérification (deuxième lecture) de chaque mammographie normale en première lecture
Il y lieu de soutenir toutes ces actions ainsi que les associations qui les portent car c’est ainsi que collectivement on pourra faire reculer la maladie.

14-02-2017



En France, plus de 40 000 retraités en colère ont battu le pavé

La mobilisation à l'appel des neuf organisations syndicales a bel et bien eu lieu dans l'Hexagone et ce fut un succès. L’UCR-CGT a comptabilisé ce 28 septembre à 19h sur 61 départements 43 820 participants dans 76 villes.
Cette démonstration est là pour dénoncer la situation financière des retraités qui s’est largement dégradée ces dernières années. Les retraités sont dans des conditions de vie désastreuses. Mais que cela ne tienne, le gouvernement annonce une baisse des pensions de 8 millions de retraité-e-s en augmentant de 1,7 point leur CSG, sans aucune compensation
La CSG passera de 6,6 % à 8,3 % soit une augmentation de 25 %. Ce qui représente une perte de :
- 204 € par an pour une pension de 1 000 € par mois,
- 306 € par an pour une pension de 1 500 € par mois,
- 408 € par an pour une pension de 2 000 € par mois.
Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n’ont pas attendu pour faire preuve de solidarité et une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations qu’ils ont dans la plupart des cas à leur charge dans leurs familles.
Cette augmentation de CSG s’ajoute à une liste déjà longue d’attaques, avec la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA) de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis plus de 4 ans. Et maintenant l’annonce de la réduction de 5 € par mois de l’APL (Aide Personnalisée au Logement) qui visera notamment les retraités locataires.
Observons que dans le même temps, le gouvernement pratique clairement une politique qui profite aux plus riches. Preuve en est, la baisse de l'Impôt sur la fortune, le plafonnement de l'imposition des revenus du capital à 30%...



En Martinique aussi, les retraités disent que trop c’est trop, ils veulent être entendus sur la question du pouvoir d’achat et exigent une augmentation immédiate, avec un minimum de pension au niveau du Smic


30-09-2017



Les contrats aidés : un « pis-aller » tant que… (Danielle Laport, Sociologue du travail)

La Martinique s’est mobilisée pour exiger le rétablissement des contrats aidés. Cette revendication pourrait sembler grotesque au regard du caractère singulier de ces contrats : précarité et salaire peu attractif. Si la précarité est avérée, contrat allant de 6 mois à 24 mois et dans certains cas jusqu’à 60 mois, la réalité du salaire l’est moins puisque rien n’interdit qu’un contrat aidé soit à temps plein et rémunéré au niveau du SMIC, comme la grande majorité des contrats de droit commun. Actuellement la quasi-totalité des contrats aidés sont à temps partiel et conduit de ce fait à un salaire proportionnel au temps de travail réel. Ce n’est pas une exception puisque le temps partiel est également utilisé dans certains secteurs d’activité (le commerce par exemple) dans le cadre de contrat de droit commun. Aussi, le montant du salaire pour les contrats aidés ne peut-il aucunement être un argument en soi pour rejeter cette forme de contrat. La question des salaires est plus globale.

La problématique des contrats aidés est bien plus complexe que cela. Elle renvoie aux politiques d’insertion qui tentent de réajuster un système qui ne veut pas se réinterroger. Pourtant le système en l’état produit de profonds déséquilibres qui conduisent à la disqualification et à la désaffiliation d’un nombre de plus en plus important de jeunes et de moins jeunes. Tant que les questions liées, d’une part à une plus juste répartition de la richesse produite, et d’autre part au développement endogène de la Martinique n’auront pas été clairement posées pour trouver des réponses adéquates, la Martinique aura besoin de rustines pour tenter de faire face au désarroi social.
Les politiques d’insertion, sortes de variables d’ajustement, sont pensées en posant le zoom sur la personne en situation d’exclusion. Ce zoom l’oblige à se réinterroger et à lui faire porter, si besoin, la responsabilité de la permanence de son exclusion. Ces politiques d’insertion sont conçues pour assurer la permanence du système qui n’est pas problématique pour tous. Loin de là ! Il suffit de consulter le classement des 500 plus grosses fortunes de France et de noter, d’une part que leur patrimoine progresse, et d’autre part que des groupes martiniquais y figurent. Fortune constituée en partie des subventions publiques allouées aux entreprises. L’aide publique ne poserait-elle donc problème que pour les exclus ?
Nous sommes donc au cœur de deux questions complémentaires : quel type de développement qui soit profitable au plus grand nombre ? Quel choix de société pour plus d’équité et de justice sociale ? Tant que des amorces de réponse n’auront pas été apportées à ces questions, les politiques d’insertion resteront nécessaires au fonctionnement de ce système. Elles constituent des temps plus ou moins probants pour les bénéficiaires. Mais on note qu’elles viennent surtout répondre à des besoins collectifs d’intérêt général relevant de la puissance publique. La suppression des contrats aidés dans le secteur public et dans les associations a une signification bien précise. La mission d’intérêt général au sens de l’expression d’une volonté générale supérieure aux intérêts particuliers dévolue à l’administration et aux associations pour assurer la cohésion sociale est ébranlée. Les moyens pour assurer cette mission d’intérêt général fondamentale de la devise républicaine sont tronqués, car alloués dans le cadre de l’insertion avec toute la fragilité qu’elle sous-tend et maintenant supprimés. Cette volonté d’aller vers moins de service public pour faire place au privé est manifeste.

Deux éléments témoignent clairement de cette volonté de faire premier le secteur privé.
Le premier élément est la formulation du Préfet dans son courrier du 25 septembre 2017. Il indique que : « Les formules d’insertion plus durable dans le monde du travail seront privilégiées (apprentissage, alternance…) en lieu et place du contrat aidé. » La question centrale à cette formulation est la suivante : en quoi les formules en alternance comme l’apprentissage diffèrent-elles des contrats aidés ? Ces formules sont également limitées dans le temps et le salaire est fonction de l’âge. Le volet formation de l’alternance est obligatoire, à l’instar des contrats aidés qui eux bénéficient de moins d’heures de formation.
Que recouvre donc cette formulation ? Les pistes sont les suivantes : l’apprentissage concerne majoritairement les entreprises d’où l’idée de monde du travail. Le « vrai monde du travail » serait donc le secteur privé. Ce sont des approches très libérales de la question du travail. Par ailleurs, les primes liées au contrat d’apprentissage et au contrat de qualification sont financées par la Collectivité Territoriale et la formation du contrat de qualification financée par les OPCA. Il y a donc un transfert de la responsabilité de cette épineuse question de l’emploi. Et puis, comment l’insertion peut-elle être « plus durable » lorsque l’on sait que l’insertion est une transition, un moment dans le parcours de socialisation ?


Le second élément est le fameux « en même temps » du Président de la République : réforme du Code du Travail et annonce de la suppression des contrats aidés. Il n’y a pas de hasard. Les ordonnances donnent une plus grande flexibilité au marché du travail rendant ainsi les entrées et sorties plus aisées. Il appartiendra aux personnes en situation d’exclusion de « profiter » de cette grande flexibilité du marché du travail dans le secteur privé. Le marché du travail se régulerait ainsi tout naturellement ! Théorie économique bien connue… Les contrats aidés, qui selon toute vraisemblance dans l’approche du gouvernement participent plus de l’occupationnel pour les bénéficiaires dans les services publics et associations que d’une vraie nécessité, n’ont donc plus lieu d’être puisque l’intérêt général n’est plus premier.


Cependant, ce n’est pas en transférant la responsabilité à la CTM et en créant plus de flexibilité au sein des entreprises que les situations d’exclusion disparaîtront. Au contraire la paupérisation et la précarité seront exacerbées car la structure de la société martiniquaise reste inchangée. Ne serait-il pas judicieux de changer la logique de l’insertion et en faire un outil de développement pour la Martinique qui interagirait sur l’individu et le système ? Car l’insertion telle que déployée se transforme en un cautère sur une jambe de bois.

30-09-2017



Un choix insolite ou une décision réfléchie ?

Mercredi 27 septembre 2017, dans le quotidien local, la CGTM-FSM Retraités animé par Hugues ETIFIER, déclarait publiquement relayer en Martinique l’appel à manifester du jeudi 28 septembre des Retraités de France. Petit détail qui a toute son importance, ce mouvement a été initié par une Intersyndicale constituée des grandes Fédérations Syndicales de Retraités de l'Hexagone.
Une telle décision de la CGTM-FSM Retraités pose question. Le syndicat serait-il en dissidence quant à sa Confédération ?
Car personne n’a oublié la récente déclaration de Robert CAYOL le Secrétaire Confédéral de la CGTM-FSM du 15 septembre dans le quotidien local. Ce jour-là, Secrétaire Confédéral s’était fendu d’une longue déclaration, expliquant le pourquoi de la non-participation de son Syndicat au mouvement de grève général du 12 septembre appelé par la CGTM et la CDMT.
Et paraphrasant A. Césaire, Robert CAYOL déclarait : « qu’il n’entendait pas participer au carnaval des autres » ! Une manière d’exprimer son refus de participer aux manifestations initiées par les grandes Confédérations syndicales de France.
Alors, comment interpréter le choix du syndicat des Retraités de la FSM ? Est-ce une simple incartade ou le choix réfléchie de se démarquer d’un argument douteux ?

30-09-2017



Le 22 septembre 2017 s'est déroulé le 70ème anniversaire de la fonction publique organisé par la CGTM.

Les militants des syndicats des trois fonctions publiques affiliées à la CGTM ont été conviés à ce rassemblement et180 environ camarades ont répondu présents.


Des vidéos de militants expliquant leurs conditions de travail à la Poste, dans l’éducation, dans la Santé, à la CTM et dans les municipalités ont tourné en boucle en attendant l’ouverture de la séance.


La manifestation commença par le visionnage de deux films sur le statut de la fonction publique, un débat suivit dans lequel la camarade Luce Marie France (CGTM Poste) souligna la méconnaissance du rôle des services publiques et l'utilité du statut du fonctionnaire évoquant dans sa réflexion qu’il serait temps que, dans la société, chacun sorte des clichés sur les fonctionnaires .


La Secrétaire de la Confédération Ghislaine Joachim Arnaud, pose la nécessité d’une prise de conscience des militants et évoque les attaques successives contre les fonctionnaires : le service publique est voué à disparaître si on ne fait rien.


Plusieurs interventions se sont succédées sur les attaques du patronat dans les différentes branches de la fonction publique menaçant nos acquis, nos missions, le service rendu à la population et voire même la santé des collègues.


Willy Delor (CGTM CTM) a exposé la situation en chiffre des transports collectifs dans notre région, il en ressort que les choix faits ne sont pas toujours judicieux eu égard au besoin de la population et à l'investissement de deniers publiques.
Le sujet du TCSP a permit de débattre sur cette problématique : voici un investissement payé par la population qui ne répond pas à ses attentes: il roule à vide et son entretien s'avère hors de prix.


Les militants de la CGTM ont compris qu'ils devaient travailler pour devenir une force de proposition dans tous les domaines où les deniers publiques sont utilisés et le service attendu n'est pas toujours au rendez vous (santé, transport, finances publiques, poste, éducation ….).
La CGTM réaffirme se positionner pour un transport publique gratuit pour tous !!!
Ils se sont promis de communiquer d'avantage vers la population dès que cela s'avérera nécessaire et ne plus attendre que de telles aberrations se produisent.


La camarade Luce France a présenté la situation à la poste, elle a parfaitement mit en relation la politique de suppression d'emploi mené depuis dix ans (petit à petit les emplois de titulaires laisse place à des contractuels) et la dégradation du service rendu.
Les privatisations entraînent une attente de rentabilité au détriment de la qualité de service rendu.
La motivation, la santé des travailleurs en prennent un coup, le nombre de burn-out, de suicides sont en augmentation.
Le travailleurs des Postes, ne s'y retrouvent plus face aux usagers, et malgré les combats menés, on leur retire les outils leurs permettant d'accomplir leurs missions.
C’est la camarade Magalie Zamor, qui avec l’appui d’un power point, a présenté la problématique du pouvoir d’achat en baisse des Fonctionnaires et la nécessaire intégration des 40% aux salaires. Cette présentation fut suivie d’un débat.


2 films réalisés par la CGT France sur les attaques de Macron ont été projeté.


Cette matinée de rencontre, d’échange, de réflexion et de décision a été fructueuse et à la demande générale il faudra prévoir d’autres rencontres similaires pour partager et mener ensemble des réflexions.


Sur le terme, l’actualité a repris le pas et il a été voté la nécessité de se mettre en grève pour soutenir « les contrats aidés » en lutte mais également il fut décidé à l’unanimité de répondre à l’appel à la grève le 10 octobre afin de se dresser contre les attaques de Macron et de son gouvernement.

30-09-2017






Grève nationale des fonctionnaires le 10 octobre 2017

En France, l'ensemble des 9 syndicats de la fonction publique appelle les fonctionnaires à faire une grève nationale le mardi 10 octobre 2017 pour dénoncer les différentes mesures du gouvernement qu'ils considèrent comme négatives.
Dans les faits, les griefs des fonctionnaires sont multiples. Ils protestent notamment contre le gel du point d'indice en 2018, annoncé par Bercy au début de l'été. Pour rappel, le point d'indice sert à déterminer le traitement des fonctionnaires. Il a été gelé de 2010 et 2016, puis débloqué en juillet 2016, (+0,6%) et en février 2017 (+0,6%), dans les derniers mois du quinquennat de François Hollande. Promesse de campagne du candidat Macron, la suppression de 120.000 postes dans la fonction publique sur cinq ans constitue également un sujet de crispation majeur. Ainsi, 50.000 fonctionnaires pourraient ne pas être remplacés dans la fonction publique d'État et 70.000 dans la fonction publique territoriale. Enfin, le rétablissement d'une journée de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie en 2018 - abrogée en 2013 par François Hollande -, provoque aussi la colère des fonctionnaires.
Etant donné que ce mouvement regroupe l'ensemble des syndicats, les perturbations devraient être nombreuses dans le service public. Les agents territoriaux travaillant dans les collectivités comme les villes. Si le mouvement est bien suivi cela peut avoir des répercussions sur le fonctionnement des crèches, des cantines scolaires, des accueils périscolaires dans les écoles.
La CGTM quant à elle, déposera un préavis qui concernera les trois versants de la fonction publique, afin de permettre la participation des salariés et la pleine réussite de cette journée d’action.



IRMA : une grande désolation pour toute la population laborieuse des petites et grandes Antilles

Le 6 septembre, l’ouragan de force 5 a traversé l’arc antillais. Il continue sa route vers la République dominicaine, Haïti, puis Miami. Le triste bilan humain provisoire du passage du cyclone Irma se résume à dénombrer beaucoup de victimes : 9 morts 7 disparus 112 blessés.
Les îles du Nord de la Guadeloupe: St Martin, St Barthélémy, Barbuda ont été dévastées. Et lorsque la force des vents s’est abattue sur les habitations tous ont subi des dégâts, du plus solide au plus léger.
Cependant dans ce contexte d’horreur, se sont surtout les habitations les plus fragiles, donc celles des gens les plus pauvres qui ont été les plus violemment fracassés. D’ailleurs il a été relevé par des journalistes observateurs, que si Saint Barth a mieux résisté que Saint-Martin, c’est parce que les habitations sont mieux construites, c’est parce que les habitants y sont plus riches
 
Il est donc normal que les conséquences de cette catastrophe naturelle soient désastreuses dans certaines zones d’habitation, surtout, lorsque dans ces zones pauvreté extrême, la majorité de la population vit dans des logements de fortune, exposés aux risques d’inondation, et d’écoulement de boue.
 
Mais il faut se dire qu’il en sera encore ainsi pour les ouragans à venir, sauf si les plus pauvres de cette région, se décident d’agir pour faire en sorte que cette « malédiction naturelle » qui les frappe change de camp.

8-09-2017



Selon la Dieccte, le nombre de demandeurs d'emploi est en hausse en Martinique

Toutes catégories confondues (A, B ou C), le nombre de demandeurs d'emplois en Martinique s'élève à 52 940 à fin juillet. Soit une hausse de 2,2% sur les 3 derniers mois et de 2,9% sur un an, selon les chiffres communiqués par la Dieccte et Direction régionale de Pôle emploi...



CICE, 22,7 milliards d’euros, allègement des cotisations sociales, 51,9 milliards d’euros: à vot’ bon cœur monsieur le Président !

Au lieu de recevoir un chèque comme par le passé, les entreprises paieront moins de charges. Dans son discours de politique générale, le premier ministre Edouard PHILIPPE a annoncé l’arrivée de cette réforme au bénéfice des entreprises pour 2019.
Le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) pour l’année 2016, s’est élevé à 22,7 milliards d’euros, soit 1% du PIB. Ce montant sera donc déduit cette année de l’impôt sur les sociétés.
Voilà une mesure, qui nous dit-on, vise à abaisser le coût du travail pour les entreprises et favoriser l’emploi. Mais en réalité, les retombées de telles mesures ont été reconnues comme étant nulles concernant l’effet sur la création d’emplois car seule la trésorerie des entreprises en a tiré profit.

11/07/2017



Les 40% en point de mire de la politique d’austérité de Macron

Dans le Dans le même temps où le gouvernement décide de goinfrer les patrons de CICE, de réduction de cotisations sociales, suppression en partie des charges de la pénibilité, les prélèvements obligatoires baisseront de 20 milliards voilà que le Premier ministre s'engage à faire baisser les dépenses publiques de 60 milliards d'euros
Qui va payer cette politique d’austérité qui se profile ?
Les travailleurs d’EDF qui verront se réduire les effectifs d'environ 4 000 personnes d'ici deux ans, la suppression de milliers d’emploi de fonctionnaires, les des départs à la retraite qui ne seront pas remplacés, hausse de la CSG, ou encore la suppression des 40% des fonctionnaires d’Outre-Mer préconisée par la Cour des Comptes.
C’est 1 milliard et demi d’euros d’économie pour les trois fonctions publiques, clament tous ceux qui sont favorables à sa suppression dans le camp Macron. Elle ne se justifie plus et ils proposent d’abaisser ce taux de surrémunération à 25 % pour les nouvelles embauches de fonctionnaires.
Ainsi donc pour payer les largesses faites au patronat, le gouvernement est prêt à s’attaquer aux fonctionnaires en reprenant ce vieux slogan : « ils coutent cher » !
Aujourd’hui encore, cette prime permet à de nombreuses familles des classes populaires de garder la tête hors de l’eau. Comme son nom l’indique, la prime de 40% de vie chère sert à pallier le coût élevé de la vie dans les territoires d’Outre-mer.
Les gouvernements successifs ont tenté de supprimer les 40%. Jusqu’à maintenant, ils ont reculé devant la menace d’une mobilisation générale contre une telle décision, que Macron essaie à son tour et il risquera la même déconvenue.

12/07/2017



ENTRE-DEUX: Entretien entre Ghislaine JAOCHIM-ARNAUD et Marie-José ALIE

Dans le cadre du festival culturel de Fort de France, le 4 juillet dernier, le cénacle a réuni sur le Malécon Ghislaine JOACHIM-ARNAUD et Marie-José ALIE pour un entretien intime suivi d’un concert live (de Marie-José ALLIE et ses filles).  Un public nombreux a répondu à l’appel et a suivi avec intérêt les propos de ces 2 femmes. Nous vous proposons un court extrait de cet entretien qui a duré 2 heures, où Ghislaine JOACHIM-ARNAUD retrace les raisons de son engagement militant à la suite de ses études de technicienne de laboratoire à Dijon.
Voir ici la vidéo



Guadeloupe : Grève généralisée des ouvriers de la banane (Lu dans Combat Ouvrier)


Cliquez pour agrandir

Le 18 mai, 150 ouvriers agricoles de douze plantations de banane sont entrés en grève pour obtenir les mêmes avancées que leurs camarades de la SA Bois-Debout. Ces derniers ont en effet obtenu le remboursement de 10 000 à 20 000 € par ouvrier, après une décision des Prud’hommes et une grève pour faire respecter le jugement. Les grévistes sont maintenant 250.
La grève a d’autant plus de valeur qu’une majorité de grévistes  sont des travailleurs immigrés haïtiens qui ont décidé de ne plus accepter l’oppression patronale sans réagir.
La grève devait durer deux jours, afin de donner un premier avertissement aux patrons des plantations. Mais, au matin du deuxième jour, le patron Tino Dambas a tenté de foncer sur les grévistes avec un tracteur.
Ce patron noir, aux ordres des possédants blancs békés de Martinique et de Guadeloupe, est particulièrement haï car les travailleurs de ses plantations sont encore plus maltraités qu’ailleurs.
 L’agressivité de Dambas a convaincu les ouvriers qu’ils devaient poursuivre la grève pour se faire respecter par les planteurs. Les grévistes ont mis en place un comité de grève, et tous les jours ils mènent des actions. Ils ont manifesté plusieurs fois à Capesterre-Belle-Eau, à Basse-Terre, à Pointe-à-Pitre et à Jarry.
La principale action est de faire la grève marchante, vieille tradition de lutte des ouvriers agricoles aux Antilles. C’est-à-dire de passer dans chaque plantation pour convaincre les travailleurs qui n’ont pas encore rejoint la grève. Chez Dambas, le nombre de grévistes est passé de onze à plus de trente. Le nombre de plantations en grève est passé de 12, le premier jour, à 18 plantations le 12 juin. À la SA Bois-Debout, si les travailleurs ne sont pas en grève pour ne pas casser l’accord obtenu en avril, ils montrent leur solidarité.
 Les patrons tentent de briser la grève en embauchant des ouvriers non déclarés, y compris les week-ends et les jours fériés. Malgré cela, la production a fortement diminué. Le nombre de containers expédiés en France a été divisé par quatre.
 
Face à l’obstination des patrons, qui refusent de discuter, et à la mobilisation grandissante des ouvriers, le préfet a décidé de convoquer une réunion avec les ouvriers en grève et les planteurs le jeudi 15 juin, près d’un mois après le début de la grève.
Les grévistes ont accepté d’y participer, et ils restent déterminés à obtenir satisfaction.

24-06-2017
 



Le retour de Lénine et les thèses d’avril

La révolution de Février a abouti à la fin du pouvoir tsariste et à l’installation d’un gouvernement provisoire comprenant des représentants socialistes (mencheviks) et socialistes-révolutionnaires. Les soviets, les conseils ouvriers qui se sont créés durant la révolution, lui accordaient leur soutien, avec l’accord de la direction du Parti bolchevik. Lénine, arrivé le 3 avril (16 avril selon notre calendrier) de son exil de Suisse, va immédiatement combattre cette politique. L’arrivée de Lénine est ainsi décrite par l’historien Soukhanov, alors menchevik : « Devant la gare de Finlande, la foule remplissait toute la place, laissant à peine passer les tramways. Une magnifique bannière portant l’inscription « Comité central du POSDR (Bolcheviks) », brodées en lettres d’or, dominait d’innombrables drapeaux rouges sous lesquels s’étaient rangées des unités militaires avec leur orchestre. (…) Dans la gare c’était également la cohue : délégations, drapeaux, bannières où l’on exigeait des laissez-passer. (…) Sur le quai, les préparatifs étaient encore plus éclatants : militaires alignés prêts à présenter les armes, drapeaux suspendus, arcs de triomphe rouge et or, inscriptions de bienvenue, mots d’ordre révolutionnaires. »
« Vive la révolution socialiste mondiale »
Lénine répond ainsi au discours du délégué du soviet de Petrograd venu l’accueillir : « Chers camarades, soldats, marins et ouvriers ! Je suis heureux de saluer en vous la révolution russe victorieuse, de vous saluer en tant que détachement d’avant-garde de l’armée prolétarienne mondiale… La guerre de rapine impérialiste est le commencement de la guerre civile dans toute l’Europe… L’heure n’est pas loin où, à l’appel de notre camarade Karl Liebknecht, les peuples tourneront les armes contre leurs exploiteurs capitalistes… L’aube de la révolution socialiste mondiale luit… En Allemagne, tout est en ébullition… D’un moment à l’autre, chaque jour, on peut s’attendre à l’écroulement de tout l’impérialisme européen. La révolution russe que vous avez accomplie en a marqué les débuts et a posé les fondements d’une nouvelle époque. Vive la révolution socialiste mondiale ! »
Ce discours annonce déjà le programme que Lénine va proposer dès le lendemain sous le nom de Thèses d’avril. Il y réaffirme qu’il ne faut accorder aucun soutien au gouvernement provisoire et « démontrer le caractère entièrement mensonger de ses promesses, notamment de celles qui concernent la renonciation aux annexions ». Pour lui, il faut démasquer le caractère impérialiste de la politique du gouvernement provisoire, au lieu de propager l’illusion que ce gouvernement de capitalistes pourrait en changer. Il faut « reconnaître que notre parti est en minorité et ne constitue pour le moment qu’une faible minorité dans la plupart des soviets des députés ouvriers, en face du bloc de tous les éléments opportunistes petits-bourgeois, tombés sous l’influence de la bourgeoisie et qui étendent cette influence sur le prolétariat, (...) expliquer aux masses que les soviets des députés ouvriers sont la seule forme possible de gouvernement révolutionnaire.(...) Notre tâche, tant que ce gouvernement se laisse influencer par la bourgeoisie, ne peut être que d’expliquer patiemment, systématiquement, opiniâtrement aux masses les erreurs de leur tactique, en partant essentiellement de leurs besoins pratiques. »
Les thèses provoquent une crise au sein de la direction du Parti bolchevik, où Lénine se retrouve isolé. Le journal du parti, la Pravda, écrit : « Pour ce qui est du schéma général du camarade Lénine, il nous paraît inacceptable dans la mesure où il présente comme achevée la révolution démocratique bourgeoise et compte sur une transformation immédiate de cette révolution en révolution socialiste. »
La discussion au sein du Parti bolchevik se poursuit pendant des jours, et c’est finalement l’adhésion des ouvriers, de la base du parti, qui permet à l’orientation définie par Lénine de l’emporter.
« Tout le pouvoir aux soviets ! »
Quelques jours plus tard, dans un discours prononcé devant des soldats, Lénine traduisait de manière concrète ce programme révolutionnaire résumé par le slogan « Tout le pouvoir aux soviets ! »
« Camarades soldats ! La question de l’organisation de l’État est maintenant à l’ordre du jour. Les capitalistes, qui détiennent aujourd’hui le pouvoir, veulent une république parlementaire bourgeoise, c’est-à-dire un régime sans tsar, mais où le pouvoir reste aux mains des capitalistes qui gouvernent le pays au moyen des vieilles institutions : police, corps de fonctionnaires, armée permanente.
Nous voulons une autre république (…). Les ouvriers et les soldats révolutionnaires de Petrograd ont renversé le tsarisme et complètement nettoyé la capitale de toute police (…). La révolution une fois commencée, il faut la consolider et la continuer. Ne laissons pas rétablir la police : tout le pouvoir dans l’État, depuis la base jusqu’au sommet, aussi bien dans le village le plus reculé que dans chaque quartier de Petrograd, doit appartenir aux soviets de députés des ouvriers, soldats, salariés agricoles, paysans, etc.(…)
Seul ce pouvoir, seuls les soviets de députés soldats et paysans peuvent trancher la grande question de la terre autrement que dans l’intérêt des gros propriétaires fonciers, et non bureaucratiquement (…). Les comités paysans doivent la confisquer sans délai (…). Toute la terre doit appartenir à l’ensemble du peuple et ce sont les soviets locaux des députés paysans qui doivent en disposer. Pour que les paysans riches – qui sont eux aussi des capitalistes – ne puissent léser et tromper les salariés agricoles et les paysans pauvres, ceux-ci doivent se concerter, s’unir, se grouper à part, ou bien former leurs propres soviets de députés des salariés agricoles.
Ne laissez pas rétablir la police ; n’abandonnez ni le pouvoir ni l’administration de l’État à des fonctionnaires non élus, non révocables, bourgeoisement rétribués. Unissez-vous, serrez vos rangs, organisez-vous vous-mêmes, sans vous fier à personne, en ne comptant que sur votre intelligence et sur votre expérience, et alors la Russie pourra se mettre en marche d’un pas ferme, régulier et sûr pour libérer notre pays et toute l’humanité aussi bien des horreurs de la guerre que de l’oppression du capital.
Notre gouvernement, qui est un gouvernement de capitalistes, poursuit la guerre dans l’intérêt des capitalistes. (…) Les capitalistes de tous les (…) pays font la guerre pour le partage des bénéfices capitalistes, pour la domination mondiale (…). Il n’est qu’un moyen de sortir de cette guerre effroyable et de conclure une paix qui soit vraiment démocratique (…) : le passage de tout le pouvoir aux soviets des députés ouvriers et soldats. Les ouvriers et les paysans pauvres, qui n’ont aucun intérêt à sauvegarder les bénéfices du capital et à piller les peuples faibles, pourront vraiment réaliser ce que les capitalistes ne font que promettre, à savoir : mettre fin à la guerre par une paix durable qui garantira la liberté à tous les peuples sans exception. »



Un collectif pour soutenir le docteur Huez

Parce que ce médecin du travail «a voulu faire son travail, il se trouve être l'objet d'un acharnement épouvantable d'une entreprise du nom d’ORYS sous-traitante du nucléaire »

C’est en ces termes que le comité de soutien au Dr Dominique Huez, organise des rassemblements de soutien au médecin du travail persécuté. Le Comité tient pour raisons de son soutien le fait que le praticien est victime de harcèlements pour avoir à défendre la cause de la médecine préventive dont celle du travail.



Succès du séminaire de la CGTM sur la pénibilité au travail


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Le samedi 3 juin 2017 à l’Espace Stella de la Zone Artisanale Belle Etoile à Sainte-Marie, s’est tenu le séminaire sur la pénibilité, organisé par la CGTM en présence de plusieurs délégués syndicaux de l’agriculture, de la santé, du bâtiment et du commerce.
A cette occasion plusieurs thèmes  ont été débattus : La pénibilité et le cadre règlementaire, la pénibilité et ses conséquences sur la santé, le reclassement, l’inaptitude et de conclure sur les cas cliniques, la consolidation et les  recours possibles.
Ces questions ont été abordées avec compétences et clartés, et grâce à la qualité des intervenants : directeur adjoint de la DIECCTE, ingénieur prévention de la Dieccte,  médecin de ville et d’une sociologue du travail qui a aidé à la reformulation des questions et à l’élaboration d’une boite à outils pour construire les perspectives.
Cette rencontre a permis que de nombreuses réponses soient portées aux questions de l’assemblée des représentants syndicaux présents. Il est à noter d’ailleurs qu’ils ont suivi avec intérêts la présentation des différents thèmes et ont largement échangé avec ces experts.


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