La prévention de la souffrance au travail est une priorité" |
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« Ce n'est pas normal de souffrir au travail et perdre sa vie au travail est inacceptable, il faut que l'on progresse », a déclaré Sylvie Brunet, rapporteure de l'avis sur « La prévention des risques psychosociaux », adopté par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), le 14 mai. Cinq ans après l'Accord national interprofessionnel sur le stress au travail de 2008 et le plan d'urgence sur la prévention du stress de 2009, le Cese a souhaité faire le point sur la question dans un contexte de crise économique qui ne fait qu'amplifier les difficultés. En France, on estime qu'il y a 300 à 400 suicides par an liés au travail mais il n'y a aucun suivi épidémiologique et « on entend souvent dire que c'est multifactoriel, qu'il y a souvent des causes personnelles alors que tout montre que ce sont les conditions de travail », explique Françoise Geng, présidente de la section du travail et de l'emploi (groupe Cgt) au Cese. Et les suicides ne sont que « la partie émergée de l'iceberg dont on a beaucoup parlé il y a trois ans et dont on ne parle plus aujourd'hui, souligne Sylvie Brunet. Mais les risques psychosociaux sont beaucoup plus larges, ils englobent les Tms (Troubles musquelo-squelettiques), les accidents du travail, l'absentéisme, etc. ». De même, beaucoup de femmes souffrent de harcèlement sexuel mais pour garder leur travail, elles se taisent. Sous la pression, les salariés français souffrent aussi de « conflits de valeurs ou d'intérêts » : beaucoup se plaignent de ne pas avoir le temps de faire leur travail comme ils voudraient et de ne plus faire un travail de qualité. « Les risques psychosociaux qui recouvrent des réalités aussi diverses que le harcèlement moral et sexuel, l'épuisement professionnel, les suicides au travail ou encore les violences adressées aux salariés par des personnes extérieures à l'entreprise constituent désormais un enjeu majeur de santé publique. La prévention de ces risques doit être une priorité », affirme Sylvie Brunet. Après six mois passés à auditionner une centaine d'experts (syndicalistes, salariés, sociologues, médecins du travail, etc.), le Cese a fait 5 recommandations : - Améliorer la connaissance des risques psychosociaux et leur évaluation en renforçant le document unique d'évaluation des risques et en lui intégrant, comme pour les risques physiques, une évaluation systématique des facteurs de souffrance au travail. Pour le Cese,« la consultation du Chsct et des services de santé au travail devrait être rendue obligatoire au moment de l'élaboration de ce document ». Il propose également de « réactiver le droit d'expression des salariés » en octroyant un quota d'heure à chaque salarié pour lui permettre de débattre de son travail avec ses collègues ou sa hiérarchie.« De là, peuvent sortir de bonnes idées », indique la rapporteure. - Stabiliser et clarifier le cadre juridique de la santé au travail en la prenant mieux en compte dans le Code du travail. Le projet d'avis recommande de renforcer la prévention des risques psychosociaux « en amont des restructurations ou réorganisations et en rendant obligatoire la réalisation d'une étude d'impact sur le plan organisationnel et humain », y compris quand l'entreprise déménage. Il préconise de développer le recours à la médiation avec une personne extérieure à l'entreprise. - Mobiliser davantage les différents acteurs de la prévention et surtout mieux les coordonner.« Les préoccupations croissantes dans le domaine de la santé des salariés nécessitent que le rôle des Chsct soit réaffirmé et la formation de ses membres », souligne le Cese. Celui-ci conseille de « renforcer la veille sanitaire et le travail en réseau des différents professionnels de santé, qu'il s'agisse de médecine du travail, de la médecine de ville et des services hospitaliers » et d'apporter « une attention particulière doit également être protée aux PME ». Environ un tiers des patrons de Petites et Moyennes Entreprises et 50 % des agriculteurs se déclarent stressés. - Prolonger les actions engagées dans la fonction publique car « contrairement aux idées reçues, les fonctionnaires ne sont pas épargnés par les risques psychosociaux », pointe l'avis du Cese.« Il faut impérativement veiller à ce que les représentants syndicaux soient associés à la démarche et les Chsct réellement consultés ». Le Cese demande que les pouvoirs publics tendent à aligner la fonction publique de l'Etat, notamment les collèges et les lycées, sur les règles de création et d'implantation des Chsct du secteur privé. Idem dans les hôpitaux où, selon Sylvie Brunet,« les conditions de travail sont très dégradées et les personnels en réelle souffrance ». - Améliorer la détection et la prise en charge des victimes par la création de dispositifs d'écoute dans les entreprises et les administrations afin qu'ils puissent bénéficier d'un premier soutien psychologique. Le Cese recommande que les demandeurs d'emploi puissent également continuer à bénéficier d'un suivi médical assuré par la médecine du travail. Il souhaite « un assouplissement des critères de reconnaissance des risques psychosociaux comme facteur de maladie professionnelle ou d'accident du travail ». « La santé au travail doit être intégrée comme une composante du travail. Dans les conseils d'administration des entreprises, il y a un comité de gestion des risques mais plutôt financiers, il n'y en n'a pas sur le côté humain, commente Sylvie Brunet. Il faut aussi repenser le rôle et la formation initiale et continue de l'encadrement. Dans les écoles de commerce, les jeunes qui sont les futurs managers sont formés au marketing, à la finance, à la communication mais ils manquent de formation à l'humain, ils ne savent pas ce qu'est un contrat de travail ». COMMENT ÇA SE PASSE AILLEURS ? "Les salariés français ne souffrent pas plus que les autres", a affirmé Françoise Geng. Toutefois, certains pays sont plus en avance que nous pour prévenir la souffrance au travail. C'est le cas, notamment, du Québec, du Danemark et de la Suède où l'on considère que des salariés en bonne santé sont plus créatifs et innovants et sont un gage de compétitivité."Au Québec, ils ont plus de mobilité que nous, donc quand ils ne sont pas bien dans une entreprise, ils s'en vont", précise Sylvie Brunet. Et d'ajouter,"Les Américains sont aussi plus attentifs aux conditions de travail de leurs salariés pour des raisons d'indicateurs économique". |
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En Martinique des accidents du travail à répétition probablementdues à la négligence des entreprises ! |
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Il serait temps que les responsables institutionnels en Martinique sur les questions de risques professionnels (Sécurité Sociale, Direction du travail, Médecine du travail) fassent ce pourquoi ils sont payés, pour que s’arrête l’hécatombe de morts et de blessés graves sur les chantiers ou les exploitations agricoles ! La dernière victime en date est ce jeune ouvrier haïtien âgé de 25 ans qui a trouvé la mort, il y a 10 jours à peine, sur un terrain privé au Marin, au quartier Fonds Gens Libres.Cet ouvrier laisse accablés toute une famille, une veuve et un enfant de deux ans. L’accident s’est produit au moment où l’ouvrier enlevant des tôles d'une camionnette, s’est retrouvé subitement coincé entre elles et le mur de la maison, il serait décédé sur le coup selon les témoins. Ce jeune ouvrier sera la neuvième victime en 6 mois d’accidents dus à la légèreté dans l’activité des entreprises. Le bilan de l’hécatombe : Il y a de cela 6 mois, sur l'habitation Bochette au Lamentin c’est petit matin qu’un tracteur s’est renversé avec son conducteur, l’ouvrier agricole écrasé par l’engin a trouvé la mort, sans doute après une longue agonie. Il était seul au moment du drame il était salarié depuis plus de 30 ans sur l’exploitation agricole. Toujours au mois d’octobrec’est à Saint-Joseph cette fois, qu’un ouvrier de 44 ans, salarié d’unesociété de téléphonie a été grièvement blessé, alors qu’il remplaçait des poteaux téléphoniques gauchement perché sur un camion à plateau. C’est à Fort de France ensuite que va frapper la négligence, plus précisément au quartier Jambette-Beauséjour, trois ouvriers vont être les victimes de l'effondrement d'un échafaudage, sans doute pas aux normes, sur le chantier de construction d'une trentaine de logements. C’est dans sa chute que la structure va précipiter au sol les 3 salariés âgés qui auront la vie sauve, qu’au prix de graves blessures. Au mois de novembreun autre drame va se produire sur un terrain privé au lieu-dit Canal Neuf, à Fort-de-France. Là plusieurs ouvriers s'affairaient sur un terrain privé, pour des travaux d'élagage, et là, un arbre s’abattra écrasantl’un d’entre eux. Toujours au mois de novembre un ouvrier de 26 ans qui effectuait des travaux de soudure sur le chantier de la nouvelle centrale EDF sur le site de Bellefontainea reçu un choc électrique. Que dire de l’exigence de sécurité que devrait avoir le donneur d’ordre qu’est EDF ? La victime blessée sera pris en charge par des services de secours. Plus récemment, en janvier, se produira un accident de travail sur un chantier en plein cœur de Fort-de-France à larue Victor-Hugo. La victime un homme de 46 anss'est blessé au thorax avec une meule électrique, sans doute dépourvu de sécurité réglementaire. Devant tous ces évènements tragiques, des commentaires absurdes ou pathétiques n’ont pas manqués. Cependant là où certains ne voient qu’une « triste loi des séries », ou encore « l’acharnement du mauvais sort», il s’agit bien au contraire de comportements coupables, dictés par la loi du profit, qui étaient évitables et qu’on ne doit ni taire ni oublier ! Aussi, la CGTM interpelleles pouvoirs publics pour que des enquêtes sérieuses soient diligentées afin comprendre les circonstances exactes de ces accidents et pour que les responsabilités soient mises au grand jour pour qu’au-delà des réparations financières et sans craintes des sphères d’influence, que de sévères sanctions soient prises à l’encontre de ceux qui ont joué à la roulette russe avec la vie des ouvriers. |
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Le stress au travail augmente de 23 % le risque d’accident cardiovasculaire. |
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(lu dans Viva) Le stress au travail, c’est 23 % de risques supplémentaires d’être victime d’un accident cardio-vasculaire selon une enquête de grande ampleur menée par plusieurs équipes scientifiques européennes (dont l’Inserm) travaillant au sein du consortium européen Ipd-Work. Cette enquête a porté au total sur près de 200 000 personnes dans sept pays et sur une période longue. Celles-ci ont répondu à des questionnaires sur les risques psychosociaux (surcharge, conflits, pressions...) vécus au travail. Les chercheurs ont utilisé les résultats de treize « cohortes » – des populations suivies durant de longues périodes – dont Gazel, la cohorte française regroupant près de 20 000 agents d’Edf et de Gdf depuis 1989. 15,3 % des personnes interrogées se sont révélés exposés au stress professionnel et les chercheurs ont comptabilisé 2 358 accidents coronariens en sept ans sur les cohortes suivies. La mise en corrélation a montré que “les individus exposés au stress au travail ont un risque de 23 % plus élevé que ceux qui n’y sont pas exposés de faire un infarctus ”. Les chercheurs ont relevé que 3,4 % des infarctus survenus dans les cohortes étaient liés au stress au travail. Ramené à la population générale française, cela représente tout de même près de 4 000 accidents cardiaques par an en France. |
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Tms et souffrance psychique en tête des maladies professionnelles |
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Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (Beh) de l’Institut de veille sanitaire (Invs) consacre un numéro thématique à “La surveillance épidémiologique des risques professionnels, quoi de neuf ?”. On y trouvera notamment les chiffres (2008) de la surveillance des maladies à caractère professionnel en France sur les huit régions – Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées, Paca, Alsace, Franche-Comté, Aquitaine, Centre – ayant participé au programme. La prévalence des maladies professionnelles y est de 5,7 %, plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Les principales pathologies professionnelles relevées concernent l’appareil locomoteur (les troubles musculo-squelettiques, Tms), et la souffrance psychique. Les Tms touchent 3,6 % des travailleuses et 2,7 % des travailleurs. Ils concernent d’abord les hommes travaillant dans la construction et les femmes de l’industrie. La souffrance psychique (2,4 % chez les femmes et 1,1 % chez les hommes) frappe plus fréquemment les cadres. Un autre chapitre de ce numéro du Beh s’intéresse aux accidents mortels du travail et de trajet de 2002 à 2004 en France. Chez les salariés, 1 330 personnes sont décédés chaque année d’un accident du travail entre 2002 et 2004. Le taux de mortalité est très élevé dans trois secteurs : agriculture-pêche-sylviculture, transports et construction. Pour l’ensemble de la population active, le nombre de décès annuels moyen par accident du travail ou de trajet varie de 1 418 à 1640. |
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L’enquête Sumer livre ses premiers éléments sur les risques professionnels |
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La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) de la Direction générale du travail (Dgt) a récemment mis en ligne les tout premiers résultats de l’enquête Sumer 2010. Rappelons que ces enquêtes, baptisées Sumer pour « Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels » sont maintenant régulièrement effectuées grâce à des questionnaires remis par les médecins du travail à un vaste échantillon de salariés du secteur privé. Pour la 3e et la plus récente enquête, effectuée sur 2009-2010 par quelque 2 400 médecins du travail, elle rassemble des données relevées auprès de 48 000 salariés du secteur privé mais aussi des hôpitaux publics et d’une partie de la fonction publique d’Etat et des collectivités territoriales, représentant quelque 22 millions de salariés. Ces premiers éléments ne concernent que les salariés du secteur privé. Plus de flexibilité et d’horaires de travail atypiques Si le temps de travail hebdomadaire a reculé régulièrement depuis 1994 (date de la première enquête Sumer), les caractéristiques d’horaires atypique sont, en moyenne, en légère progression depuis 2003. Il est cependant intéressant d’y regarder de plus près, par catégorie socioprofessionnelle. On s’aperçoit ainsi que le travail du dimanche a augmenté de façon sensible chez les agriculteurs (+3 points). De même chez les employés de commerce et de service passant de 59,1% à 62,7%. Le tertiaire est, lui, affecté par une progression de presque toutes les formes de travail atypique : travail posté, travail le dimanche et les jours fériés, pas les mêmes horaires tous les jours. Seules les astreintes ont diminué (-2 points). Les métiers de la construction sont aussi beaucoup plus affectés qu’en 2003 par l’atypisme des horaires. Sont en fait davantage touchées aujourd’hui par ces nouveaux types d’organisation des professions jusque-là un peu épargnées. Autonomie dans le travail en recul Ce sont en fait de nombreuses organisations de travail pouvant induire des facteurs de risque psychosociaux que l’on trouve à la hausse : les horaires décalés, mais aussi, en particulier chez les cadres et dans les professions intermédiaires, une autonomie dans le travail en net recul. Les salariés du secteur privé travaillent de plus en plus en contact direct avec le public, de vive voix ou par téléphone. C’est le cas de 74% d’entre eux contre 71 % en 2003 et 63 % en 1994. Les employés sont toujours les plus exposés mais la progression la plus marquée se trouve chez les ouvriers : + 4 points en 2010 par rapport à 2003. En revanche, le cas de situations de tension avec le public, voire d’agressions, sont plus rares en 2010 qu’en 2003 : 8 % des salariés en relèvent contre 10 % en 2003. Ce qui a augmenté c’est la proportion de salariés en situation de tension au travail, c’est-à-dire confrontés à la fois à une forte demande et une faible latitude. Toutes les catégories socioprofessionnelles sont concernées par le phénomène. L’exposition au bruit est plus fréquente Le bruit s’est intensifié dans les ateliers et les lieux de travail ces quinze dernières années, et de manière très significative. Les salariés exposés à des bruits supérieurs à 85 dB (décibels), toutes durées d’exposition confondues, a cru régulièrement : 13 % en 1994 ; 18 % en 2003 et 20 % en 2010. Un phénomène qui, pourtant, a priori, ne s’explique pas du simple point de vue de la maîtrise des technologies : on sait aujourd’hui rendre des appareils ou des ambiances de travail moins sonores. Mais on ne le fait pas... ou mal. La proportion de salariés lourdement exposés au bruit (supérieur à 85 dB pendant au moins 20 heures par semaine) est à peu près stable, autour de 6 %, depuis 1994. Et la proportion de ces personnes les plus exposées ne disposant pas d’une protection auditive s’est réduite, souligne la Dares, passant de 2 % en 1994, à 1 % en 2010. Au-delà de ces chiffres qui peuvent paraître encourageants, on ne peut s’empêcher de soulever quelques remarques. On peut s’étonner, dans ces conditions globales d’exposition au bruit, que seulement 1000 cas de surdités professionnelles soient reconnus annuellement (un chiffre à peu près constant ces quatre dernières années). Tout récemment, un colloque sur les multi-expositions, organisé par (l’Institut national de recherche et sécurité), levait le voile sur un sujet tabou dans les entreprises : la nocive combinaison entre exposition au bruit et exposition à des produits chimiques, en particulier les solvants tels le toluène, le formaldéhyde, le benzène, réputés ototoxiques, c’est-à-dire toxiques pour l’oreille. Dans la plupart des cas, comme le démontrent des études de plus en plus nombreuses de par le monde, toxicité chimique et bruit ne font pas que s’ajouter. Les dangers d’une altération de la capacité auditive, dans de tels cas, se multiplient. Il serait nécessaire de revoir en profondeur le tableau 42, ouvrant sur une reconnaissance des surdités professionnelles. Celui-ci est, depuis 2008, un peu moins étriqué qu’auparavant, mais l’ototoxicité de nombreuses substances chimiques n’est pas du tout prise en compte. Agents chimiques : les plus exposés encore davantage exposés Un tiers des salariés du secteur privé déclarent, dans l’étude 2010, avoir été exposés à au moins un produit chimique (33,5 %) au cours de la semaine précédant l’enquête. Ils étaient 37 % en 2003. Une légère diminution mais qui masque aussi une réalité persistante : pour les professions les plus exposées (ouvriers, employés de commerce et de service), l’exposition à un produit chimique est plus élevée en 2010 qu’en 1994. Autrement dit, dans des pans entiers d’activité, en quinze ans, ni la réglementation sur les CMR -produits cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques- ni la prévention n’ont été efficaces. Et pour cause : dans les entreprises du nettoyage, en particulier, les conditions de travail font souvent l’impasse sur les risques chimiques et les salarié(e)s, souvent des femmes sont employées dans des conditions de précarité extrême. Quand on sait que l’Union européenne voudrait soustraire les micro-entreprises, voire les Tpe, aux obligations de prévention (...), il y a de quoi s’inquiéter. Ces premières données d’enquête, pour l’heure, ne s’avèrent pas si réjouissantes qu’il pourrait y paraître. |
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Un rapport de l’INSERM évoque La chlordécone comme un vrai facteur de risque du cancer de la prostate. |
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Le résultat d’une étude très attendue, vient d'être publié dans une revue : journal of clinical oncology. Les chercheurs sont formels : « l'exposition à la chlordécone est associée significativement à une augmentation du risque de survenue du cancer de la prostate. » L'étude Karusprostate a été pensée en 2002, par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). La question centrale de l'étude est la suivante : « L’exposition au chlordécone augmente-elle la survenue du cancer de la prostate ? » Aujourd’hui les analyses biologiques, statistiques, interprétations, vérifications et vérifications, ont été achevée. Et pour doser la quantité de chlordécone, les chercheurs ont fait appel à l'Université de Liège, en Belgique, qui a développé une méthode originale d'analyse. Cependant, au passage, les enquêteurs ont cru nécessaire d’égratigner le Pr Belpomme, en fustigeant ses déclarations qui selon eux « ne correspondent pas au sens des responsabilités et à la rigueur dont doivent faire preuve les scientifiques lorsqu'ils s'expriment publiquement. » Néanmoins, il faut tout de même souligner que c’est parce que le Prof. Belpomme a eu le courage de mettre en garde la population antillaise sur l'utilisation de la Chlordécone aux Antilles, et ce, malgré les pressions du lobbies béké de l’agriculture, que l'INSERM s’exprime aussi librement qu’il le fait aujourd’hui sur le sujet. Il reste qu’il y a lieu de mettre en œuvre des initiatives concernant plus particulièrement la protection à l’exposition au poison, des ouvriers agricoles qui sont les premiers concernés. Là-dessus, les enquêteurs précisent : qu’il faudrait de véritables études de suivi de cette population pour mieux préciser le risque, en mettant en place une cohorte par exemple et en regardant de près les événements de santé de toute leur vie. » Alors qu’attendent-ils pour se mettre au travail ! |
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Arrêté du 12 juillet 2010 portant extension d’un accord régional interprofessionnel (Martinique) conclu dans le cadre de l’accord national interprofessionnel du 2 juillet 2008 relatif au stress au travail |
|  | Article 1 Sont rendues obligatoires, pour tous les employeurs et tous les salariés compris dans son champ d’application, les dispositions de l’accord régional interprofessionnel (Martinique) du 25 septembre 2009 relatif au stress au travail. Article 2 L’extension des effets et sanctions de l’accord régional interprofessionnel susvisé est faite à dater de la publication du présent arrêté pour la durée restant à courir et aux conditions prévues par ledit accord.
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Santé au travail : les emplois occupés par les femmes les exposent davantage |
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A l’occasion du 8 mars, le Réseau ANACT propose une analyse différenciée de la santé des femmes et des hommes au travail et identifie des pistes d’action pour conjuguer égalité professionnelle et santé. Pour marquer l’événement, le Réseau ANACT met en ligne sur une semaine une série de ressources téléchargeables gratuitement. L’analyse des statistiques d’accidents de travail, de trajet et de maladies professionnelles de la CNAM-TS et des interventions du Réseau ANACT montre des évolutions différenciées selon le sexe depuis 10 ans. Si en 2010, les accidents de travail des femmes représentent un tiers des 650 000 accidents de travail, on constate que sur la période 2000-2010, leur nombre a augmenté de 23%, alors que le nombre d’accidents du travail des hommes a diminué de 21%. En 2009, pour la 1ère fois, les accidents de trajet des femmes dépassent ceux des hommes. En 2010, pour la 1ère fois, le nombre de maladies professionnelles déclarées des femmes dépasse celui des hommes. Les effets du travail sur la santé des femmes et des hommes s’expliquent par des conditions de travail différentes pour les deux populations. Ces différences proviennent de 4 facteurs dans l’organisation du travail : la répartition sexuée des emplois et des activités - le cumul des activités et charges professionnelles et familiales en lien avec l’exposition à des horaires atypiques - l’invisibilité des pénibilités, risques et violences dans certains emplois - les critères de mobilité pénalisants pour les parcours. Les femmes au travail sont autant exposées à la pénibilité physique ou mentale que les hommes, mais elle est moins visible : travail en relation constante avec le public, avec des personnes en situation de détresse, travail morcelé et interrompu, isolé, travail répétitif, à la chaîne, avec des postures contraignantes, ou travail permanent sur écran. Les interventions du Réseau ANACT ont montré que certains problèmes de santé au travail - qui se traduisent par de l'absentéisme, du turn-over, des TMS, du stress, de l’usure - sont plus finement diagnostiqués et font l’objet de mesures de prévention plus pertinentes quand l’analyse a intégré les questions de genre. Le Réseau ANACT a identifié des pistes pour conjuguer égalité professionnelle et santé Les politiques de santé et sécurité au travail ont intérêt à mobiliser les leviers suivants : statistiques sexuées de santé au travail, conception des systèmes de travail permettant l’accès aux opérateurs des deux sexes, Document Unique de prévention des risques prenant en compte les emplois à prédominance féminine, prévention des violences sexistes et sexuelles. Les politiques visant à l’égalité professionnelle doivent intégrer l’organisation, les conditions de travail et la santé : mixité des emplois et des activités, intégration de l’objectif d’articulation des temps dans l’organisation des horaires de travail, réduction des contraintes des emplois à prédominance féminine, indicateurs santé dans le Rapport de Situation Comparée. |
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Employeurs Privés et Publics, le Maintien dans l’Emploi (Prith Martinique) |
|  | On entend par maintien dans l’emploi la recherche et la mise en œuvre de toutes les solutions possibles pour qu’un salarié conserve son emploi lorsque les conséquences d’un handicap l’empêchent de réaliser certaines tâches sur son poste de travail. Toute personne se retrouve en situation de handicap quand elle subit une limitation d’activité...Lire la suite dans le document ci-dessous |
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20 % des salariés des pays de l’Ocde souffrent de problèmes de santé mentale (Paru dans VIVA) |
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Dans une enquête intitulée Mal-être au travail ? Mythes et réalités sur la santé mentale et l’emploi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) estime que 20 % de la population d’âge actif souffrent de problèmes de santé mentale (comme l’anxiété ou la dépression). Elle observe également que le nombre de travailleurs exposés au stress ou à des tensions au travail a augmenté au fil des dix dernières années. L’Ocde estime que “la précarisation croissante des emplois et l’augmentation actuelle des pressions au travail pourraient entraîner une aggravation des problèmes de santé mentale dans les années à venir”. Problème aggravant : aujourd’hui la moitié des personnes atteintes de troubles graves et les trois-quarts (70 %) de celles touchées par un trouble modéré ne bénéficient d’aucun traitement. Ces problèmes de santé mentale coûteraient de 3 à 4 % du Pib de l’Union européenne car les travailleurs présentant des problèmes de santé mentale voient leur productivité baisser dans trois cas sur quatre et sont plus fréquemment absents. Pour améliorer cette situation, l’Ocde estime nécessaire d’adopter une nouvelle approche, en particulier sur le lieu de travail et souligne qu’il « importe notamment de garantir de bonnes conditions de travail, permettant de réduire le stress et de mieux le gérer, d’assurer un suivi systématique des individus face à leurs comportements en matière de congés de maladie, et d’aider les employeurs à limiter les conflits au travail et à éviter les licenciements motivés par des problèmes de santé mentale. » |
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Pénibilité dans les banques et établissements financiers ? (Billet du SMBEF)
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Eh oui, lorsque le quidam et même les spécialistes auto proclamés évoquent la question de la pénibilité au travail, à aucun moment ils ne font référence à l’Employé de Banque & d’Établissement Financier [aux motifs que les salaires moyens seraient intéressants, qu’il n’y a pas de transport de charges, pas d’exposition au soleil, à la pluie, à la chaleur, ni aux produits à forte dangerosité, etc.] … et pourtant, après objective réflexion, n’y aurait-il pas lieu d’inclure notre profession, aussi, dans le travail pénibles En effet, depuis une 15zaine d’années où les Banques se sont détournées de leur vocation première, pour entrer dans une course à la taille, dans une course au profit, dans une course à la spéculation boursière, cela a généré une multiplication des réorganisations ou plans sociaux déguisés [démantèlements voire expatriations des services administratifs, sous-traitance à outrance, suppressions d’emplois, réduction drastique des charges liées au Personnel, ruptures de contrats de travail - blocage des salaires … mais augmentation des dividendes et des revenus des gens d’en haut, etc.]. Le gouvernement français ne serait-il pas bien inspiré de récompenser fiscalement, les rares Établissements Financiers qui auraient fait d’autres choix, notamment le maintien de leur back office localement s Pour rester donc dans ces courses folles, il faut produire, produire et produire … et ceux qui sont en charge directe de la production, sont sous la pression des résultats ; chaque jour les vendeurs doivent publiquement commenter et remettre leur production, ils sont quasiment mis au pilori … honte à celui qui n’a pas atteint ses et/ou les objectifs décidés en haut. Inexorablement ces plans, ces objectifs, ces pressions ont engendré une forte augmentation des crises de larmes et/ou de nerfs, des dépressions, des appels au Samu, des AVC, des arrêts maladie de longue durée … des suicides. Si cet insoutenable stress ne devrait pas être assimilé à de la pénibilité au travail, alors les Salariés de FRANCE TÉLÉCOM, de BNP PARIBAS FRANCE, de SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, de BPCE … se seraient suicidés pour rien ! Lundi 26 Septembre 2011
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