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Dans un communiqué publié le 30 octobre et signé du préfet Prévost, la direction des affaires locales de la Préfecture fait savoir que les prix du carburant et du gaz vont encore bouger, soit quelques semaines seulement après la dernière augmentation que la population a subie. Le communiqué nous apprend que c’est suite à de savants calculs combinant la baisse du cours du dollar par rapport à l’euro, de la baisse du Brent et des cours de vente sur le marché, que toutes ces répercussions ont rendu possible la baisse pour certains tarifs et la hausse pour d’autres. Mais tout cela n’est que ruses et manipulations pour mieux entretenir l’idée que les augmentations des prix du carburant relèvent de phénomènes indépendants de la puissance d’état. C’est ainsi faire la part très belle aux opérateurs pétroliers qui sont les mêmes qui puisent et qui raffinent l’or noir quelque soit les continent et ce sont les mêmes qui spéculent à longueur de journée dans les bourses de Londres New York ou Berlin en jouant à qui perd gagne sur le dos des consommateurs. Alors oui le rapport Bolliet de septembre 2009 est passé dans l’oubli, puisqu’il évoquait,hors coût des matières premières, d’autres mesures pouvant permettre une diminution des coûts de production et de raffinage qui sont aujourd’hui supportés par les consommateurs martiniquais ? Et plus encore si ce gouvernement était dans le camp des consommateurs, il aurait fallu imposer aux compagnies pétrolières et à la grande distribution une transparence totale sur l’état des réserves disponibles et sur le prix payé au fournisseur au moment de l’achat, car il est intolérable de faire payer au consommateur le prix fort pour un carburant acheté il y a des mois. Mais une politique en mesure d’exiger la mise en place immédiate d’un dispositif de stabilisation des prix à la pompe, ou encore le contrôle des prix pour étrangler les hausses, seuls les consommateurs peuvent la mener, mais pour cela il faut qu’ils apprennent à ne compter que sur eux-mêmes !. |