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Aujourd’hui, les incivilités sont relativement fréquentes dans les lieux d’accueil de la Caisse d’Allocations familiales et cette situation a déclenché le ras-le-bol des agents en colère. Alors que la semaine dernière une femme enceinte a été prise à partie par un allocataire, cette semaine encore rebelote, d’autres agressions sont venues mettre en actualité les conditions inacceptables que vivent les salariés de la CAF Martinique, depuis que la direction a décidé de la fermeture de certains points d’accueil. Cependant, s’il est vrai que c’est régulièrement que les agents d’accueil de la CAF Martinique se font insulter, injurier ou menacer, il faut observer que cette situation se reproduit également sur d’autres lieux de travail : les services de transport en commun, les services d’urgences des hôpitaux, les points d’accueil EDF et parfois même les services de secours sapeurs pompiers sont concernés. Bien entendu ces attitudes irrespectueuses et parfois violentes sont condamnables, mais comment ne pas voir là, l’un des effets de la dégradation des services publics ? Dans cette période de crise ou le travail se raréfie, où même la solidarité des réseaux familiaux se dissous progressivement, l’aide à la famille de la CAF est devenue pour les foyers les plus démunis un revenu quasiment essentiel. Et par conséquent, pour celui qui est dans l’urgence du besoin, tout retard de paiement, ou toute attente prolongé dans les guichets devient éternité. La CAF explique les causes de ces retards par le réseau informatique qui bug, ou encore par les formalités de déclaration de ressources qui ne parviennent pas à temps. Et bien que ce soit l’objet de l’exaspération s’installe on observe que ceux qui trinquent ne sont pas ceux qui boivent. Car il faut savoir que récemment, la direction de la CAF Martinique a prit la décision de fermer des centres d’accueil, sans doute parce que c’est la « crise », et qu’il faut faire des économies et supprimer des emplois. Mais le paradoxe c’est qu’alors que l’emploi régresse à grand pas à l’inverse, le chômage progresse et fait grimper la statistique « allocataire » ! Aussi, considérant que cette réalité n’était pas de leur fait, les agents de la CAF ont exercé leur droit de retrait en signe de mobilisation. Et il faut croire que leur action était appropriée, puisque le coupable s’est dévoilé. Le directeur Marcel Mangatalle, s’est bien trouvé contraint de déclarer sur les ondes : qu’il était conscient de la situation et soucieux de la sécurité des salarié et d’annoncer, qu’il s’engageait à renforcer les moyens existants et de réfléchir à une organisation plus « efficace » pour assurer de bonnes conditions de travail au personnel. 18-02-2012 |