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Lors de la réunion du 24 avril, effets de manche et trémolos à l’appui, la direction a proposé un nouvel accord d’intéressement dans lequel le seuil déclencheur de la prime est abaissé : de 2 145K€ il passe à 1 741K€. Selon les éléments qui nous ont communiqués, il apparait d’une part que le résultat sur lequel est calculé l’intéressement réalisé en 2008/2009 a été de 1 080K€ malgré le mouvement social, et de 1 659K€ en 2009/2010. D’autre part, à fin mars 2011 le chiffre d’affaires est à peine supérieur à celui de fin mars 2010. Le budget 2010/2011 à atteindre a été fixé à 1 526K€ Le montant des charges ne nous ayant pas été communiqués. Toujours est-il que les actionnaires se partageront environ 900 000€, soit pratiquement tout le résultat net comptable, et que l’affectation des honoraires versés à la Cogit est toujours aussi obscure. Alors que le montant maximal de prime auquel peut prétendre un salarié, ne peut excéder la moitié du plafond annuel de la sécurité sociale soit 17 676€ en 2011, au mieux, c’est la « mirifique » somme de 413€ que la direction du casino consentirait à octroyer à chacun d’entre nous. Soit 34€ brut mensuel en guise … d’intéressement à la performance et aux résultats de la société ! 34€ dont il faudra déduire 8% de cotisations donc 31,28€ nets, soit 1,13€ par jour !!! Voilà l’intéressement que nous propose la direction ! Car si le casino supporte une contribution patronale de 2 %, l’intéressement est déductible du bénéfice imposable de la société et exonéré de la taxe sur les salaires, tandis que le montant qui nous est versé est soumis à la CSG et CRDS, et de plus imposable. Mais puisque la direction veut verser une prime d’intéressement, qu’elle aille au bout de sa démarche ! Dans ce cadre, la CGTM réitère sa proposition de fixation du seuil de déclenchement … et non de versement ! à 1 500K€, tout en rappelant qu’elle n’est pas favorable au principe de la prime d’intéressement. Pourquoi ? Outre le mépris affiché par le DRH qui ne perd pas une occasion pour rappeler qu’il ne s’agit pas d’une obligation mais de l’expression du bon vouloir du patron … ! Cette prime est utilisée par la direction comme un exutoire à notre revendication salariale et un élément substitutif aux augmentations des salaires. Elle ne rémunère pas directement le travail effectué. Il s’agit d’une « récompense » aléatoire liée à la réalisation d’objectifs budgétaires sur lesquels nous n’avons aucune prise. C’est donc une version de « travailler plus… » … sans garantie d’être payé en retour ! Un salaire est un revenu fixe pour un foyer, alors qu’une prime n’a pas de caractère certain. Or un foyer ne peut établir son budget, qu’avec des revenus fixes. De plus, cette prime tout comme la participation n’est pas soumise aux cotisations sociales, autrement dit, intéressement et participation ne contribuent ni à la protection collective ni à la retraite. Ces cotisations constituent pourtant une partie du salaire, également appelée « salaire différé », qui permet à chacune et chacun d’entre nous, d'être protégé ou secouru contre les accidents et les aléas de la vie : retraite, maladie, accident de travail et de trajet, invalidité, chômage…etc. Chacun en bénéficie tôt ou tard. Les 1 000€ de SARKOZY Le gouvernement propose le versement d’une prime exceptionnelle de 1 000€ aux salariés dans les entreprises de plus de 50 salariés, lorsque le montant des dividendes versés aux actionnaires est en augmentation. Comparativement aux sommes versées sous forme de dividendes aux actionnaires, ces 1000€ sont dérisoires, et représentent une augmentation de la rémunération ridicule eu égard à l’augmentation des prix telle qu’elle existe aujourd’hui. En réalité, peu de salariés pourront bénéficier de cette Nième mesurette qui n’est destinée qu’à satisfaire une partie de l’opinion en vue des élections prochaines. Dans ce cas également nous le prendrons au mot, mais gageons qu’au casino, comme par hasard, les dividendes distribués pour cet exercice ne seront pas en augmentation … ! |