Les élections des membres de la Chambre d’Agriculture de Martinique : la CGTM première organisation syndicale ! |
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Les élections à la Chambre d’Agriculture ont donné leur verdict. C’est très tard dans la nuit du mercredi, jour de dépouillement, que les urnes ont livré les résultats. La faible participation des ouvriers au vote (16,82%), si elle fait jaser, elle n’est pas sans explication. Il est évident que ce n’est pas là le signe d’une aversion des salariés pour la désignation de leurs représentants à la Chambre. Il faut plutôt analyser cette défection à l’aune de la défaillance de la préparation et de l’organisation du vote dont la charge était confiée aux acteurs que sont la Chambre d’Agriculture et la Préfecture de la Martinique. Ainsi, aucune publicité n’a été faite sur l’avis annonçant la révision des listes électorales, alors que la date limite d’affichage se situait avant le 1er juillet 2012. Cette opération avait été placée sous la responsabilité du Préfet par la circulaire DGPAAT/SDG/C2012-3055 du 28 juin 2012. Les maires quant à eux qui avaient la charge du contrôle et de l’affichage des listes électorales provisoires, (rapprochement des listes électorales provisoires, des listes électorales établies pour les élections générales) n’ont fait valoir aucunes anomalies concernant l’inscription des personnes, alors que lors du dépouillement des centaines de bulletins ont été rejetés du fait d’anomalies d’adresses. Le directeur de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DAAF), qui sous l’autorité du Préfet, à la charge de la commission d’organisation des opérations électorales, n’a pas respecté la prescription de la circulaire DGPAAT/SDG/C2012-3055, qui contraignait l’expédition, dans une même enveloppe fermée, une circulaire et un bulletin de vote de chaque liste à tous les électeurs concernés ainsi que les instruments nécessaires au vote par correspondance, au plus tard 10 jours avant la date de clôture du scrutin (le 31 janvier) n’a pas été respecté puisque bon nombre d’ouvriers n’ayant pas reçu ces documents, n’ont pas pu voter. La chambre d’agriculture à qui a été confiée l’exécution des tâches matérielles et notamment les travaux de mise sous plis, d’affranchissement et de remise des enveloppes au bureau de poste, est directement responsable des incidents liés à l’expédition du matériel de vote aux ouvriers (insuffisance de main d’œuvre, délais trop courts etc..). D’ailleurs comment interpréter la forte participation (25,11%) des chefs d’exploitations et assimilés (1er collège), sinon par la planification des taches d’expédition ordonnée par la Chambre elle-même, qui a vraisemblablement octroyée une préférence à cette catégorie de votant à la Chambre d’Agriculture ? Mais tout cela était prévisible, car la CGTM avait déjà tiré la sonnette d’alarme et avait saisi la commission des opérations électorales sur les fausses notes du déroulement des opérations, bien avant l’échéance du 31. D’ailleurs c’est après nos observations que la Préfecture a mis rapidement en place (avouant au passage sa défaillance) la possibilité pour les salariés que soit retirée le matériel de vote qui leur est destiné, en se présentant à la préfecture au bureau des élections avec une pièce d'identité. Mais dans le même temps, personne n’a mesuré les conséquences pour un salarié, même armé de sa meilleure volonté, de quitter son exploitation de Basse Pointe ou Sainte-Marie pour se rendre en Préfecture (autorisation d’absence, salaire, frais de déplacement…). C’était donc peine perdue ! En fait, ce qui est frappant c’est d’observer que c’est le même scénario qui s’est répété lors des élections de représentativité des organisations syndicales de salariés dans les très petites entreprises (TPE), du mois dernier. Ainsi la véritable leçon de ces élections est, c’est peut-être parce que ces résultats d’élections permettent de déterminer la représentativité des organisations syndicales pour la profession agricole, que tout ce beau monde patrons et administration confondus affichent leur mépris de voir les ouvriers s’organiser et décider pleinement du choix de leurs représentants ? En agissant ainsi, ils cherchent d'une part à amoindrir la signification du vote et d’autre part, ils manifestent leur volonté de se retrouver à la Chambre « entre amis » et de pouvoir continuer à décider des choix pour l’agriculture en Martinique en utilisant les prérogatives de la chambre d'agriculture pour imposer leurs choix et satisfaire leurs intérêts égoïstes et capitalistes. Et ceci, sans que s’exprime de voix légitime pour assurer la défense de la protection de la santé des ouvriers agricoles ni non plus, sur le fonctionnement de la production, un approvisionnement stable des populations en produits agricoles et alimentaires à des prix socialement acceptables. C’est pour ces raisons qu’ en consacrant une fois de plus le Syndicat CGTM des ouvriers Agricoles de Martinique à la première place des syndicats représentatifs à la Chambre, les ouvriers agricoles déclarent avoir d’autres intérêts que ceux des patrons et qu’ils entendent fonder leurs espérances dans les combats qu’ils engageront pour la défense de leurs droits et des intérêts du monde des ouvriers agricoles. Résultat du vote : CGTM: 52,50% 3 élus UGTM: 33,25% 1 élu CGTM-FSM : 11,25% 0 élu
09-02-2013 |
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31 janvier 2013: Elections Chambres d’Agriculture |
|  | La chambre d’agriculture est la représentation officielle de l’agriculture dans notre département et au mois de janvier 2013, nous aurons à élire ceux qui décideront de la politique agricole à la chambre d’agriculture de Martinique. Aujourd’hui, les milieux qui dirigent l'agriculture n'ont pas manqué d'utiliser les prérogatives de lachambre d'agriculture pour imposer leurs choix et satisfaire leurs intérêts égoïstes et capitalistes...Lire la profession de foi ci-dessous |
Agriculture: Perdre la vie en voulant la gagner! |
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Parce que quotidiennement, confronté aux mauvaises conditions de travail, d'hygiène et de sécurité, un ouvrier agricole vient de perdre la vie dans des conditions atroces sur l’Habitation Beauregard au Carbet. Le Syndicat CGTMdes Ouvriers Agricoles dénonce ce nouveau drame qui illustre bien que sur certaines exploitations de banane, les responsables des entreprises ne mettent pas les équipements nécessaires pour protéger la sécurité des salariés à savoir les remplacements des pneus de tracteurs, les chaînes de sécurité sur les chariots à banane, ou encore la réparation des freins des véhicules de transport des salariés. Le Syndicat CGTMdes Ouvriers Agricoles considère que ce malheur qui est survenu sur l’Habitation Beauregard au Carbet, et qui a causé la mort d’un ouvrier agricole, n’est en rien fortuit, parce qu’il était prévisible quant on sait que les conditions nécessaires à la sécurité des salariés ne sont pas toujours observées. Indigné, de cette situation et des larmes de crocodiles qui sont versées, le Syndicat CGTM des Ouvriers Agricoles exige aujourd’hui des organismes concernés (Inspection du travail, Service Prévention de la CGSSM, Médecine du travail) de tout mettre en œuvre pour le respect de la réglementation sur les questions de sécurité et des conditions de travail. C’est seulement à ces conditions là, que les ouvriers agricoles pourront à l’avenir éviter qu’un tel drame ne se reproduise. Pour le Syndicat CGTM Agriculture B. GROS DÉSORMEAUX CONFEDERATION GENERALE DU TRAVAIL DE LA MARTINIQUE Maison des Syndicats – Porte n° 2 – Tél : 05.96.70.25.89/ Fax : 05.96.63.80.10 Boulevard Général de Gaulle 97200 FORT DE FRANCE |
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Les ouvriers agricoles des habitations « Malgré Tout » et « le galion » se mobilisent ! |
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Ce vendredi matin l’ensemble des ouvriers de l’habitation « Le Galion » SCEA (Société Civile d’Exploitation Agricole) ont cessé le travail et ont rejoint leurs camarades de l’habitation « Malgré Tout » qui sont en grève depuis le début de la semaine. Les travailleurs grévistes réclament que monsieur Philippe Duchamp de Chastaigne, qui est le maitre des lieux, respecte leur contrat de travail et arrête les prélèvements arbitraires qu’il exerce sur leurs salaires. En effet monsieur Duchamp s’appuyant sur un accord d’entreprise relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail signé en 2001 prélève arbitrairement des journées entières sur le salaire des ouvriers en fin d’un cycle annualisé sur 12 mois. Ce faisant, il fait volontairement fi des avantages convenus dans la Convention Collective des Exploitations Bananières, notamment pour ceux qui concernent les « jours fériés locaux ». Et c’est parce que ces prélèvements arbitraires sont faits au mois de mai que les ouvriers ont fait entendre leur colère à Duchamp. Dans un premier temps, il a semblé acquiescé en affirmant qu’il régulariserait la situation sur les deux exploitations avec la délivrance des bulletins de salaires, mais offusqué de la manifestation des ouvriers, il leur a dit en dernier ressort « qu’il verrait ça en fin de mois » ! Le hic, c’est que les ouvriers ne l’entendent pas de cette oreille et veulent être payés tout de suite sans attendre. Duchamp dans cette affaire se rend bien compte que sa truanderie ne marche plus et cherche à temporiser ? Mais il faut qu’il se rende à la raison car pour toute réponse aujourd’hui, il a récolté deux en un. Les salariés du galion qui au départ n’apportaient qu’un soutien fraternel à ceux de « Malgré Tout » disent qu’ils partent eux aussi en grève jusqu’à ce que Duchamp entende raison. Vive la lutte !
19-05-2012 |
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Le directeur de l’habitation « le verger » revoit sa copie |
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C’est le vendredi 11 mai que l’un des délégués du personnel de l’habitation « le Verger » a été convoqué en entretien préalable par l’employeur, pour avoir prit ses jours de congés payés dus par l’entreprise. Le directeur avec l’arrogance qui le caractérise avait promis au délégué de le sanctionner du fait que ce dernier avait usé de son droit à congé, sans son accord préalable. Mais ce que ne dit pas ce directeur peu éclairé sur les questions de droit du travail, c’est qu’il lui appartenait en tant qu’employeur de fixer les dates et l’ordre de départ en congé des salariés de la plantation, ce qu’il n’a jamais fait. Car que dit le Code du travail : l’Article L3141-13 « A défaut de convention ou accord collectif de travail, cette période (de prise de congé) est fixée par l'employeur en se référant aux usages et après consultation des délégués du personnel et du comité d'entreprise. » Article L3141-14 « A l'intérieur de la période des congés et à moins que l'ordre des départs ne résulte des stipulations des conventions ou accords collectifs de travail ou des usages, cet ordre est fixé par l'employeur après avis, le cas échéant, des délégués du personnel. » Or si l’ouvrier à décidé de prendre ses jours de congés, c’est parce que d’abord, l’employeur à aucun moment n’a mis en œuvre le dispositif du Code du travail et secundo cela fait des mois que ses demandes formulées étaient refusées par le directeur. D’ailleurs dans la foulée les règles concernant le fractionnement ne sont pas non plus appliquées avec la conception moyenâgeuse du directeur qui croit fermement que c’est lui seul qui décide du droit aux congés des salariés ! Donc cette tentative du directeur ressemble plus à des représailles qu’autre chose, ce qui n’est pas passé inaperçu aux yeux des ouvriers, il se disait dans les traces de la bananeraie que cette procédure n’était pas acceptable et que par conséquent si le délégué était sanctionné cet acte serait considéré comme un acte d’hostilité contre le syndicat. C’est sans doute la voix des champs qui est parvenu au directeur, car lors de l’entretien s’est empressé de dire qu’il n’avait pas l’intention de sanctionner, mais de ne pas payer les journées de congés prit par le délégué que lui considère comme étant des journées d’absence. Donc coup de marche arrière toute de l’apprenti intransigeant qui est redevenu brusquement arrangeant. Cependant tout n’est pas réglé car s’il prélève sur le salaire du délégué les jours qu’il considère comme étant des jours d’absence, pour les ouvriers de la bananeraie, à coup sur ce sera là encore un casus belli !! Affaire à suivre ! |
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Tentative de licenciement contre une accidentée du travail à l’habitation « Eyma » à Basse-Pointe. |
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La direction de l’habitation « Eyma", entreprise agricole de production de banane, a mis en œuvre de manière scélérate, une procédure de licenciement contre une salariée qui a été victime, il y a de cela quelques mois, d’un accident de travail. La salariée a été accidentée, alors qu’elle était acheminée avec d’autres salariés dans une « bachée » peu appropriée vers la parcelle où elle était affectée pour la journée. A cause du chemin limite praticable la salariée a été projetée hors de son siège ce qui lui a provoqué des lésions au dos et aux cotes. Aussi, après avoir reconnu l’accident du travail, l’employeur cherche aujourd’hui à se débarrasser à bon compte de la salariée, faisant état du certificat d’inaptitude délivré par la médecine du travail. Sauf que la salariée a attaqué auprès de l’inspection du travail l’insuffisance de recherche de reclassement, démarche obligatoire à laquelle l’employeur ne s’est à aucun moment soumis. De cette contestation de la salariée est née une décision des services de l’inspection du travail exigeant que tous les droits du salarié soit examinée et notamment l’obligation d’une recherche de reclassement. C’est dans ce contexte que de manière irrégulière, soit ailleurs que sur les lieux de travail du salarié, va se dérouler l’entretien préalable,. Mais ainsi vont les évènements sur les plantations de Bertrand Aubéry car après les démêlés d’un délégué sur l’habitation le « Verger », voici que s’écrit un nouvel épisode de tracasseries et ce n’est sans doute pas un hasard ! |
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Négociation de salaire dans la banane : la montagne a accouché d’une souris. |
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C’est ainsi que l’on peut qualifier l’aboutissement des discussions salariales engagées depuis plusieurs mois déjà entre les syndicats ouvriers de la filière banane et les patrons de la FDSEA. En conclusion des discussions qui ont abouti le 28 mars dernier sur la grille de salaire, les patrons n’ont cédé que des miettes et proposé pour les niveaux de coefficients les plus répandus parmi les ouvriers soit le 100 et le 102 une revalorisation de 0,08€. Soit pour le salarié passer de 9,22€ à 9,30€. C’est proprement abject quant on sait que ces gens jouissent de fortunes aux montants insondables ! D’autant, qu’il faut se souvenir que la NAO de la filière banane dure depuis une année déjà. En fait les patrons de la banane ayant fait le choix de ne rien concéder comme augmentation de salaire pour l’année 2011, ont purement et simplement fait trainer les discussions sur une période allant de novembre 2010 à avril 2012. Ils vont pour cela utiliser toute sorte de subterfuges Pour commencer ils sont resté à « pleurer » durant plusieurs semaines sur les dit conséquences du cyclone Thomas qui aurait ravagé leurs plantations, ceci en faisant l’impasse sur les fonds mis en place par le Conseil Régional et qui ont servi à leur dédommagement : fonds de secours, fonds de calamité, fonds de garantie agricole, contrepartie régionale dans le cadre du dispositif FEADER afin d’optimiser l’utilisation des crédits etc… L’argument « Thomas » arrivé à bout de souffle nos « bananiers », toujours pour éviter toute discussion sur les salaires, ont embrayé sur les difficultés qu’ils rencontrent avec la crise économique ; car disent-ils la banane se vendant à perte en Europe, ils sont contraints de ne pas vendre donc de ne pas expédier une production qui reste en souffrance. Toute cette mise en scène était conçue pour ne pas négocier sur les salaires, et la CGTM l’avait bien ressenti comme telle en insistant sur le fait qu’il était hors de question qu’elle fasse l’impasse sur la négociation de 2011, refusant ainsi de donner caution aux balivernes de ces messieurs de la banane. Malheureusement les autres syndicats : UGTM, CGTM-FSM et CFTC inconscience ont signé cet accord de misère au nom des ouvriers sans même leur demander leur avis. Pour les délégués de la CGTM à la négociation, fidèles à la décision arrêtée en assemblée générale tenue à la mi-mars, sont restés sur le mandat qui leur avait été confié. Aujourd’hui puisque les masquent sont tombés, il s’agira pour la CGTM d’ouvrir une campagne d’information afin de tirer toutes les conséquences de cette farce appelée négociation et d’envisager de construire une réelle opposition du monde ouvrier dans ce contexte où la rapacité patronale n’a pas d’égale. |
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L’habitation « Le Verger » à Basse-Pointe, une nouvelle vitrine de la répression antisyndicale ? |
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C’est presqu’un fait commun de parler des « habitations » agricoles, lorsque l’on fait état de la répression syndicale qui frappe les militants ouvriers. C’est encore le cas cette semaine sur l’habitation « Le Verger » à Basse-Pointe, plantation où est cultivée la banane et appartenant à Bertrand Aubéry, ce planteur gavé en fonds Européens qui règne sur quinzaine d’entreprises agricoles dans cette partie du nord de l’ile (Verger, la Capote, Chalvet, Gradis, Moulin l’Etang, SEA, Sobanor, Mécagri, Dumauzé, Caraïbe Hydroponie etc….), et qui entend le faire par la répression et l’intimidation. Si l’ensemble des entreprises de Bertrand Aubéry compte plus de 500 travailleurs, le « Verger » comptabilise un effectif de 46 ouvriers. Car il faut savoir que sur les habitations de B.Aubéry, l’effectif de salarié n’atteint jamais le chiffre 50, tout simplement parce que ce seuil permet au syndicat de désigner un délégué syndical et oblige l’entreprise à organiser des élections pour le Comité d’Entreprise. Et c’est sans doute cette question de la présence syndicale, qui est la source de toutes les tracasseries que vivent les délégués de la CGTM à Basse-Pointe. Aujourd’hui l’un des délégués du personnel de l’habitation « le Verger » est convoqué en entretien préalable pour avoir prit ses jours de congés payés dus par l’entreprise. Si l’ouvrier à décidé de prendre ses jours de congés, c’est que cela fait des mois que ses demandes formulées étaient refusées par le directeur. Et à chaque refus, il prétextait : « qu’il à de l’activité pour lui » comme s’il suffisait d’évoquer « l’activité » pour reporter indéfiniment le bénéfice de la prise de congé par le salarié. Mais ce n’est pas tout, quasiment chaque semaine ce délégué, depuis qu’il a été élu en début d’année, se voit modifier ses conditions de travail, et à chaque fois le directeur le destine aux taches les plus dures, les plus ingrates ou les plus insalubres de l’habitation. Ce directeur, il faut le savoir, a de la suite dans les idées puisque les délégués du personnel précédents subissaient les mêmes tracasseries, si bien que l’un d’entre eux a du engager une action prud’homale pour se faire rembourser 15 jours de mise à pied autoritaire que lui a fait subir cet adepte des représailles. Et pour boucler la boucle, trois des 4 élus du personnel ont déjà reçu des avertissements de ce monsieur alors qu’ils n’ont été élus représentants de leurs camarades de travail que depuis …..le mois de janvier dernier. Aujourd’hui, les ouvriers disent que cet acharnement commence à leur pourrir la vie et cela doit cesser. Selon toute vraisemblance ils ne tarderont pas à se manifester pour le faire savoir et rappeler à ce koumandè : ke toutt jé cé jé, mé kassé bwa an tchou makak pa jé ! 28-04-2012 |
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NAO dans la filière banane, la CGTM s’oppose au patronat ! |
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De nouveau le jeudi 15 mars la négociation annuelle dans le secteur banane, sur la question de la revalorisation de la rémunération, n’a produit aucun résultat. A cette dernière rencontre il revenait au patronat de faire une nouvelle proposition de grille de salaire, car jusqu’ici les avancées qu’il consentait n’étaient pas significatives selon les syndicats de travailleurs, car à chacune des propositions formulée, de l’avis des syndicats était à chaque fois : 'Yon pa vo lot' ! Aussi à la nouvelle négociation du jeudi 15 mars, chacun des syndicats ouvriers espérait conclure sur une bonne proposition salariale, mais rien n’y fit. La volonté du patronat était cette fois encore de pleurer misère, de tourner autour du pot et ne pas répondre à la demande de la délégation ouvrière. Dans cette négociation, la CGTM a élevé la voix, car elle était visiblement la seule organisation syndicale qui faisait front à l’insistance du patronat de refuser toute discussion sur les salaires de 2011. Quant à l’UGTM un peu emprunté, elle paraissait déjà donner son accord et ainsi faire l’impasse sur l’exigence d’une augmentation du pouvoir d’achat pour l’année 2011 si sa proposition de grille était validée par les patrons. Mais ce fut peine perdue car les bananiers n’acceptèrent pas non plus la proposition de revalorisation de la grille de l’UGTM, même si celle-ci était assortie de l’abandon de la revalorisation pour l’année 2011. Pour la CGTM aucun compromis n’est possible, pas question de lâcher au patronat la non revalorisation du pouvoir d’achat de 2011. L’arrogance des patrons visiblement les poussent à ne pas vouloir accorder cette demande de revalorisation sur l’année 2011. Les patrons de la banane manifestement poussent à l’épreuve de force, mais à trop souffler dans le même sens, sur les braises encore chaude du grand mouvement social de février 2009,.il prend à coup sur le risque d’allumer des incendies de la colère. Pour la CGTM ce sont les travailleurs qui décideront de ce qu’il y a lieu de faire. Une campagne de consultation sera engagée dans les semaines qui viennent et si les conditions sont réunies alors il faudra s’attendre à voir les ouvriers de la banane reprendre le chemin des luttes.
14-04-2012 |
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Assemblée générale des ouvriers agricoles affiliés à la CGTM |
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Ce samedi Mars s’est tenue l’assemblée générale ordinaire du syndicat CGTM des Ouvriers Agricoles à la Maison des Syndicats à jardin Desclieux. Cette assemblée générale, a été bien entendu le moment de mettre en débat le bilan d’une année d’activité écoulée dans les secteurs d’implantation banane et canne. Les rapports ont été présentés et approuvés : (financier, activité et orientation) à la quasi unanimité des membres présents. Au moment de l’échange avec les ouvriers présents, de nombreux déclarations ont concernés les problèmes récurent des conditions de travail sur les plantations, et ont éclairé sur les difficiles conditions de travail mais aussi sur les relations entre patrons et salariés qui sont à l’origine de nombreux risques psychosociaux qui se déclarent de plus en plus sur les plantations agricoles. Une ouvrière expliqua quelle est souvent blâmée, que le patron demande toujours plus et n’est jamais satisfait du rendement qui est donné, ce qui crée chez les travailleurs la crainte de ne jamais savoir si le travail est bien fait, pourtant ce sont des salariés qui ont des dizaines années d’ancienneté dans l’activité. Un ouvrier évoqua les fait qu’après 40 années passées au champ au transport des régimes de banane, ( 60 kg en moyenne par régime à raison du transport de plus de 300 régimes pour une journée de travail), il dit qu’un dispositif aurait du prévoir de « soulager » ces travailleurs usés qui ont été soumis durant des années à ces contraintes de pénibilité destructrices. Un autre a évoqué le manque d’information quant aux droits du salarié qui doit partir en retraite, alors que dans d’autres secteurs d’activité, des informations sont données pour permettre au salarié de connaitre ses droits et le montant de sa future retraite ? Il a été dit également que sur de nombreuses habitations le transport des salariés vers les parcelles, où ils sont affectés, se fait dans des conditions anormales. Notamment lorsque le salariés est « parqué » dans un chariot au même titre que les sacs d’engrais. Par rapport à cette information, le syndicat a rappelé, que sur l’habitation Emma s’était produit un accident dans ces conditions, un chariot s’étant décroché, l’ouvrier s’est trouvé broyé après sa chute et cela lui a couté la vie. L’assemblé générale a ensuite évoqué le blocage des NAO commencé maintenant depuis plus d’une année, et ceci uniquement du fait des patrons qui ne veulent rien entendre et disent ne pas vouloir donner suite à la revendication de l’intersyndicale CGTM, UGTM et FSM. Les responsables ont évoqué l’unanimité des organisations de l »intersyndicale sur l’opposition a donner au patronat et notamment sur le fait qu’il n’entend pas négocier les salaires de l’année 2011. Des initiatives ont été arrêtées pour rencontrer les services de santé sur la question de l’épandage ou du chloredécone, de prendre l’attache dans de rapides délais avec les services de l’inspection du travail attachés à l’agriculture ou encore de rencontrer les services de la Région sur la question des fonds européens (POSEI) alloués au secteur agricole. Un vote de l’assemblée générale a convenu de ne plus poursuivre les discussions sur les salaires avec le patronat et a de maintenir la plateforme syndicale telle qu’elle avait été présentée, ajouté de d’autres points pouvant porter à modification la Convention Collective de la filière banane. Il a donc été voté de défendre la plateforme suivante : 1/Maintien de la grille de salaire présenté lors des négociations du mois de février. 2/Négociation et application immédiate de l’accord sur de la retraite complémentaire 3/Modification de la Convention pour le passage au coefficient 104 des ouvriers polyvalents 4/Attribution d’une prime de risque à tous les ouvriers de la profession 5/Adaptation des plans de formation d’entreprise et du programme du FAFSEA compte tenu des politiques de diversifications agricoles qui sont d’ores et déjà engagées sur certaines habitations. C’est par un pot de l’amitié et pour mieux sceller la camaraderie que l’assemblée s’est levée au environ de 14h. |
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Débat sur l’épandage aérien, les ouvriers agricoles sont écartés de toutes discussions. |
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Du fait de la mesure d’interdiction de l’épandage exigée par l’Europe, la France avait jusqu’en 2011 pour s’y conformer ou s’y opposer. Conséquence nos patrons locaux de l’agriculture se sont vite trouvés devant un gros problème. Soutenus par tout ce qui respire l’officiel en Martinique, les pwofiteurs par leur lobbying habituel ont tout en œuvre pour bloquer la mesure, notamment le chantage d’abandonner la production agricole bananière et ils ont gagné la partie ! Le chantage a bien marché, les politiques se sont « couchés » et le Préfet a accordé une dérogation pour que soit poursuivi le traitement des bananeraies par l’épandage aérien des produits insecticides, et ce malgré l’intervention alertant des dangers sur la santé publique de deux associations du corps médical : Association Santé Environnement Martiniqueprésidé par le médecin pédiatre Jos-Pélageainsi que l’Union régionale des Professionnels de Santé Médecin Martiniqueprésidé par le docteur Richardson. Une enquête publique a donc été ouverte et des discussions ont débuté sur la question du maintien ou pas de l’épandage aérien dans les bananeraies. Bien entendu, c’est un sujet qui nécessitait un déballage public, mais il se trouve que le débat qui va opposer partisans et adversaires, en fait ne mettra en confrontation que les patrons des exploitations, certains médecins, et des associations de protection de l’environnement. Mais par qui sont représentés les milliers d’ouvriers de ce secteur agricole qui sont concernés au premier chef par cet empoisonnement grandeur nature ? Pourquoi ne sont-ils pas présents dans ce tour de table pour que soit retenu leur avis ? Seuls le savent les dirigeant de l’institution régionale qui est à l’origine de cette démarche. Peut-être que nos élus sont-ils trop éloignés des préoccupations de cette catégorie de citoyen ? Résultat, il semble bien que dans cette agora de gens savants on s’est jusqu’ici contenté de se préoccuper des conséquences sur la nature, sur les nappes phréatiques, sur la faune et la flore ou encore sur la population environnant les plantations. Il parait visible qu’il manque à l’appel dans ces discussions les premiers concernés, ceux qui travaillent sur ces exploitations agricoles et qui sont parfois « arrosés » de produit par les hélicoptères alors même qu’ils sont en pleine activité professionnelle ! Pourtant, ces ignorés, ou ces oubliés qui sont écartés sont à ne pas douter les premières victimes de ces produits toxiques et dangereux que sont le chloredécone ou le glyphossate cancérigène. Alors comment ne pas voir qu’à travers ces discussions que les dés sont pipés et qu’en fait, il ne s’agit nullement de protéger qui que ce soit, mais bien de faire par anticipation de sombres calcul pour aboutir à indemniser les grands propriétaires terriens qui n’hésiteront pas une seconde à empocher sans vergogne l’argent public. Alors messieurs trêve d’hypocrisie, car lorsque vous aurez satisfait vos amis, les ouvriers eux seront loin d’être au bout de leur peine pour faire reconnaitre, à ceux là mêmes qui les ignorent, leur prise en charge médicale pour empoisonnement dans le cadre d’une exposition professionnelle ! |
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Négociation dans la banane : une situation qui devient insoutenable. |
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Lors de la toute dernière réunion de la Commission Paritaire du secteur banane du vendredi 17 février, en fin de séance, du coté des travailleurs le ton est monté d’un cran. Pourquoi cette poussée de colère des membres de la délégation ouvrière? Pour comprendre cette exaspération, il faut se rappeler que la négociation annuelle obligatoire traitant de la question des salaires traine depuis le mois de novembre 2010. Comme seul réponse à leur proposition de plateforme réclamant une augmentation de13,8% pour 5 niveau de coefficients de la grille; ce qui donne pour les 3 premiers niveaux : coéff 100=10,25€ ; coéff 102=10,44€ ; coéff 104=10,62€. Les patrons ont répondu par une proposition d’augmentation qui se limite à appliquer les 9,22€ (montant horaire du SMIC) aux trois premiers niveaux de coefficients de la grille (soit : 100, 102, 104) écrasant ainsi la grille de salaire par le bas ! Cela s’appelle de la régression et si un tel comportement n’est pas du mépris qu’est-ce que c’est ? Pourtant les salaires des ouvriers n’ont pas bougé depuis 2 ans, alors que dans le secteur agricole la filière banane est réputée être le plus rentable et le plus aidé par la politique agricole. Rien que le POSEI, (Programme d’Options Spécifiques liées à l’Eloignement et à l’Insularité) c’est une aide annuelle à 278 millions d’euros pour les DOM français. Dès lors comment comprendre leur réticence à respecter les règles de la négociation ? Comment peuvent-ils croire que les ouvriers vont continuer à admettre qu’ils se moquent ainsi d’eux ? Durant toute la semaine agricole de Paris, ces mêmes patrons se sont vantés d’avoir distribué chaque jour aux visiteurs du salon de l’agriculture, deux palettes de bananes, soient 100 cartons ! Eh bien, qu’ils en gardent en réserve, car il parait de plus en plus, selon les syndicats d’ouvriers, que le ton de colère qui s’est fait entendre lors de la dernière séance de négociation, n’est qu’un signe avant coureur de se qui ce dit sur les plantations. Alors si la colère couve, dans ces conditions on peut d’ores et déjà parier que dans les semaines ou les mois à venir cela fera un tout autre vacarme dans le paysage! 03-03-2012 |
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Réunion de la Commission paritaire du secteur agricole. |
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Vendredi 3 février s’est tenue l’une des nombreuses réunions de la commission paritaire de la filière banane à la Chambre d’agriculture. Ce jour là, le patronat des exploitations bananières regroupé au sein de la FDSEA, une fois de plus a tenté de faire trainer les discussions pour ne pas avoir à traiter l’essentiel de la préoccupation des ouvriers : la nouvelle grille salariale présentée par l’intersyndicale CGTM, UGTM, CGT-FSM. Pour éviter de parler salaire, le patronat a utilisé toutes les ficelles de l’évitement. Dans un premier temps, le prétexte était le passage du cyclone thomas en 2010, qui avait disent-ils ravagé considérablement les exploitations, ce qui dans leur logique, écartait toute discussion sur la revalorisation des salaires. Comme autre argument qui fut présenté à la délégation ouvrière, la chute des cours de vente. Phénomène lié à la crise qui asphyxie nos pauvres planteurs. Mais depuis peu, ils annoncent le grand fléau à venir de la cercosporiose qui mettra au chômage les ouvriers. Jusqu’ici, ces arguments concernant la menace de la cercosporiose noire qui est une vielle antienne qui sert depuis plusieurs années à attendrir le cœur desséché de ceux qui allouent les subventions au secteur agricole. Car il faut tout de même se rappeler que cela fait bien 5années que l’on nous annonce cette grande calamité. Plus précisément depuis 2007 on nous annonce le projet Optiban, une étude commune à la Cemagref et au ministère de l'agriculture qui vise à mettre en place des solutions terrestres satisfaisantes contre cette catastrophe et bizarrement rien n’arrive ? Il n’empêche que le patronat de la filière banane se cache derrière cet argument de la cercosporiose noire pour exprimer ses dites difficultés. Car viendra le temps où ils devront rendre compte des nombreuses subventions, ou encore de prêts gracieusement obtenus non remboursés versés sur les fonds publics. Mais heureusement que les ouvriers n’ont cette fois-ci déjoué ces manœuvres, et ont exigé avec fermeté que soit ajouté à l’ordre du jour de la séance la question de la plateforme revendicative du secteur. Ils ont eu raison car, le patronat a cédé à la demande et a convenu de faire une contre proposition de revalorisation de la grille salariale lors d’une prochaine rencontre qui aura lieu courant dernière semaine de février. REGION. Le Conseil régional a voté à l'unanimité, en sa commission permanente du mardi 08 février une enveloppe de 1,5 M euros pour venir en aide aux agriculteurs sinistrés du cyclone Thomas. Cette contribution financière viendra s'ajouter à l'aide de l'Etat qui, elle intervient dans le cadre du Fonds de Secours, suivant la décision du Ministère de l'Outremer en date du 02 février 2011 dernier. D'ores et déjà, sont concernés par ce dispositif, les agriculteurs de productions diversifiées, (hors banane et canne) et dont la perte des récoltes est d'au moins 1000 euros. Pour autant les petits producteurs de banane dont la production n'excède pas 300 tonnes et qui accusent une perte totale de la récolte à venir ne seront pas exclus de ce dispositif. |
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Les négociations sont toujours bloquées dans le secteur banane. |
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Bien que débuté au mois de novembre 2010, date des premiers échanges, les discussions entre syndicats ouvriers et patrons, ne semblent pas avancer vers des réponses claires aux revendications ouvrières. Il faut constater que les patrons cultivent bien leur résistance aux réclamations des travailleurs. Ainsi, lors de la dernière réunion de la commission paritaire du jeudi 27 octobre, les patrons sans doute pour mieux faire passer leur tromperie, ont tenté de faire la preuve par une pédagogie bien bancale. C’est ainsi que ces gens là se sont présentés à la discussion avec des schémas de conjoncture (made IEDOM) graphisme sophistiqué, chiffres, courbes etc…Et tout ceci, pour faire la démonstration de leurs difficultés. Mais lorsque l’on regarde de plus près ces schémas qui ont été présentés, on se rend compte que les références ne correspondent pas. Ainsi les données de la feuille de calcul ne sont pas les mêmes, les périodes annuelles indiquées pour l’évolution des salaires par exemple, ne sont pas les mêmes utilisées pour démontrer les pertes de production et cela suffit pour fausser la démonstration. Ainsi, on constate que les travailleurs ont en face d’eux, des escrocs qui ne reculent pas à falsifier des chiffres dans l’unique but de tromper les travailleurs et de ne pas répondre à leurs justes revendications. Mais paradoxalement, il suffit qu’ils agissent en fraudant pour démontrer que les difficultés qu’ils évoquent, ils ont du mal à les rendre crédibles ! Car comment faire croire que ces patrons qui vendent leur production sur le marché Français et Européens et qui de plus bénéficient de toutes les aides, toutes les exonérations, toutes les subventions de l’état Français, de l’Europe et de la Région Martinique, peuvent soutenir que deux années peuvent passer sans qu’ils augmentent le salaire des ouvriers ? Et puis quant bien même que la conjoncture serait difficile, ne peuvent-ils pas puiser dans les milliards d’économie réalisés dans leurs activités de commerce d’alimentation, de voiture, de bétail, de transport, des murisseries (en France), placements bancaires etc… car rappelons que les investissements qui ont été réalisés dans ces secteurs l’ont été grâce aux subventions allouées à l’agriculture et détournées vers le commerce. Aujourd’hui dans l’univers de leurs biens, il se trouve que les activités commerciales sont eux hyper rentable (selon l’IEDOM les prix à la consommation ont augmenté de 5% en 2010 et 2011) Il est donc incontestable que les patrons de l’agriculture peuvent et doivent donner des augmentations de salaires car le coût de la vie augmente pour tout le monde, donc également pour les ouvriers agricoles ! Samedi 28 octobre 2011 |
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L’intersyndicale CGTM-FO-UGTM-CGTM-FSM des ouvriers de la banane, met en garde le patronat ! |
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Mardi 11 octobre, l’intersyndicale CGTM-FO-UGTM-CGTM-FSM des ouvriers de la banane a tenue une conférence de presse à la Maison des syndicats pour dénoncer l’attitude des patrons de l’agriculture qui se font prier pour relancer la négociation salariale. Pourtant la première rencontre entre ouvriers et patrons a eu lieu au mois de novembre 2010, mais dès les premiers échanges, il était clair que les patrons cherchaient à se défiler. A la demande des syndicats de discuter d’une augmentation de salaire, de l’application de l’intéressement, de la participation et de la journée du 2 novembre qui était remis en cause, les patrons ont joué à la diversion et pour enterrer la discussion, ils n’ont parlé que du passage du cyclone Thomas. Il faut se rappeler que le passage du cyclone Thomas sur la Martinique a eu lieu le samedi 30 octobre et le dimanche 1er novembre. Ce cyclone à bien entendu couché des bananiers sur nombre de plantations, mais est-ce que cela suffisait pour dire que tout était ravagé, et que la perte serait de 40.000 tonnes de banane et que cette circonstance suffisait à elle seule pour que soit annihilé toute discussion sur la situation sociale des ouvriers ? Non bien entendu, mais c’est pourtant ce scénario qui sera mise en scène par les patrons de l’agriculture. C’est ainsi que ces messieurs vont détourner la NAO de la vrai discussion sur les salaires. Tout le temps de la Commission paritaire aura été consacré a discuter de la mise en chômage technique. L’argument abusif, les patrons vont évoquer que plus de 35% de la production était concerné et qu’ils se verront contraints de licencier et de passer les salariés en chômage partiel avec des aides de l’état. Au retour des grandes vacances, après que les suspensions et le temps partiel de 6 mois soit terminé, le même schéma se poursuit et le patronat avance la même thérapie il est toujours question de réduire l’emploi et cette fois dans les habitations on parle franchement de licenciement. Pourtant, n’a preuve n’a jamais été faites que le sinistre avait aussi largement atteint les exploitations bananières. Certes le cyclone a étendu quelques bananeraies mais à l’observation, selon les syndicats ouvriers, on est bien loin du constat catastrophique dressé par les organisations patronales, et pour cause ! En fait de constat déclaré difficile, il s’agit pour ces patrons tout simplement d’engager une partie de poker menteur afin de rafler la mise maximum en termes d’indemnisation, suite à une catastrophe naturelle, par les instances européennes, d’ailleurs une aide de 14 millions d’euros a déjà été acté par le POSEI (Programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité), ou étatique (déclaration de catastrophe naturelle) ou encore assurantielle. Voilà la mentalité des planteurs peu scrupuleux, qui d’un coté refusent de négocier avec les syndicats sous prétexte de bananeraies sinistrées, et qui de l’autre fait usage à fond du sinistre pour recevoir des subventions. Ce jeu là, les syndicats l’ont bien compris et ils mettent en garde les patrons de la banane afin que ceux-ci arrêtent leurs tergiversations et reviennent à la table de négociation avec de vraies intentions. Dans ce contexte de vie chère et dans ce secteur ou le travail est particulièrement pénible, les ouvriers n’entendent pas jouer éternellement les victimes, quant à coté les patrons se repaissent de leur désarroi. Samedi 15 octobre 2001 |
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Sur les plantations agricoles l’arrogance et le dépit font bon ménage |
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Sur l’habitation « les Musacées » qui est une plantation bananière qui se trouve dans la commune de Saint-Esprit, les travailleurs ont décidé de s’organiser pour mettre fin à la dégradation de leur conditions de travail. Sur cette plantation, les choses ont commencé à devenir difficiles lorsque l’entreprise à changé d’exploitant. En effet avec l’ancien employeur, de nombreux avantages avaient été acquis notamment sur la question du temps de travail, des pauses déjeuné, ou du travail continu. Mais depuis l’arrivé du nouvel employeur, les salariés assistent à la remise en cause de ces avantages. Pour certains, du fait de l’ancien aménagement du temps de travail ils s’étaient organisés pour profiter du vendredi de libre et vaquer à d’autres occupations. Aujourd’hui le repreneur de la plantation remet en cause tous les acquis ce qui crée d’énormes difficultés aux salariés. Ce monsieur est même allé à procéder à des retenus sur les salaires sous prétexte qu’il refusait de payer les heures du midi. Révoltés, les travailleurs ont donc décidé de s’organiser pour se faire entendre. Ils ont donc exigé de l’employeur l’organisation des élections de représentants du personnel. Mécontent de cette réaction des travailleurs, l’employeur s’adressant à un représentant du syndicat venu sur la plantation pour faire signer le protocole d’accord préélectoral, s’est laissé aller à des insultes et des voies de faits avec des propos désobligeants pour la responsable CGTM du syndicat des Ouvriers Agricoles. Là dlo koumansé dépasé farin ! Mais toute cette situation signifie également que le patronat de la banane fait toujours une forte allergie à la seule présence de la CGTM dans leurs entreprises Mais il faut également traduire ce comportement par une recrudescence d’arrogance, car aujourd’hui, certains employeurs n’hésitent pas à avoir recours à l’intimidation pour refroidir l’ardeur des travailleurs. Et cette situation nouvelle devra dorénavant retenir toute l’attention de ceux qui ne veulent plus laisser les choses aller en se dégradant sans rien dire et sans rien faire. |
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La CPRE(commission paritaire régionale de l’emploi), une démarche très intéressée de la FDSEA. |
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La FDSEA même une campagne sous couvert de la de la promotion des hommes et de la formation professionnelle, en faveur de la mise en place de la CPRE (commission paritaire régionale de l’emploi). De manière habile, les représentants de la FDSEA et la chargée de mission de la FNSEA en Martinique, ont fait croire lors des deux premières réunions de la CPRE, que celle-ci réglera les problèmes que rencontrent actuellement les ouvriers agricoles. C’est ainsi qu’aux premières réunions tenues, le président de la CPRE qui est un patron, a laissé comprendre aux autres membres du conseil d’administration (les syndicats ouvriers) qu’il se penchait sur la question de la retraite complémentaire et sur l’état des lieux de l’emploi en écrivant aux différentes autorités. Mais voilà, depuis ces promesses qui datent de la réunion du mois d’octobre 2010, à ce jour ces belles paroles n’ont pas été suivies d’effet puisque rien depuis n’a bougé ! En fait, le patronat de l’agriculture, par la mise en place de la CPRE, entend surtout profiter de toutes les possibilités de main d’œuvre à bon marché au profit des entreprises et s’assurer par ce biais de la pérennité de la profitabilité de leurs exploitations. Dans un premier temps cela consistera à détourner la CPRE de sa vocation, car la CPRE (commission paritaire régionale de l’emploi) est une instance paritaire composée des organisations syndicales représentatives des employeurs et des salariés, avec pour objet de définir les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle de la branche agricole. Mais le patronat entend quant à lui en faire un dispositif de soutien aux entreprises soit par le financement de leurs projets (innovation, attractivité…) soit en employant de la main d’œuvre de la main d’œuvre formée et à bon marché ou soit les aidant les entreprises à « maintenir » moyennant subvention, les ouvriers en poste à travers la mise en œuvre des politiques de formation financées par les fonds publics (professionnalisation, insertion etc…). Aujourd’hui pour mener à bien leur entreprise, les dirigeants de la CPRE (les patrons FDSEA, FNSEA) ont besoin de l’aval des syndicats ouvriers du secteur agricole pour mettre en place un organisme chargé de la collecte des fonds qui sera destiné à financer leurs propres intérêts. Certaines organisations =, sans trop de scrupules, marche dans cette combine cousue de fil blanc, au risque de confondre les intérêts des travailleurs avec ceux des patrons. Car ce sont ces mêmes dirigeants qui sur leurs plantations, font obstacles à la mise en place des instances représentatives du personnel (habitation du Saint-Esprit), ou encore ne veulent rien entendre sur les questions d’amélioration de condition de travail (habitation du Robert), ne veulent pas cotiser à la retraite complémentaire, s’exonérant d’appliquer aux travailleurs agricoles une loi vieille de 40 ans, exposant la santé des travailleurs aux risques les plus mortels. Alors qu’ils commencent par balayer devant leurs portes avant de semer leurs illusions de « paritarisme » intéressé. La CGTM membre de la CPRE entend ne pas jouer aux dupes et interpellera chaque fois que cela sera nécessaire ces employeurs sur leurs responsabilités, c'est-à-dire ne pas faire de la CPRE une instance qui répond à leur seuls intérêts, mais bien un lieu au sein de duquel elle entend exiger que soit définit au bénéfice des salariés agricoles, des orientations et des actions en matière d’emploi et de formation pour de vrais qualification, pour développer les compétences des ouvriers par la formation, et pour de bien entendu de bonnes et meilleures rémunérations que ce qui est reconnu aujourd’hui. Pour l’instant ce n’est pas le cas et la CPRE ne semble pas s’orienter dans cette direction! |
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Les ouvriers agricoles de l’habitation Mont-Vert, dénoncent des conditions de travail intolérables ! |
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Après avoir évoqué auprès de leur employeur monsieur G de Meillac, propriétaire l’entreprise Mont-Vert située sur la Route du Vert-Pré la dégradation de leurs conditions de travail, les ouvriers ont décidé de saisir le Maire de la Commune du Robert, monsieurAlfred MONTHIEUX, ainsi que les services de l’inspection du travail. Ils ont eu à déplorer : -le déversement sur l’exploitation agricole de matières fécales venant d’une zone habitée, où travaillent quotidiennement 24 ouvriers agricoles. -la mise en cause permanente de la sécurité des ouvriers en charge du stockage des cartons, car ceux-ci sont contraints à bras d’homme, de faire monter en hauteur les cartons de plusieurs kilos de banane. -l’absence de système deventilation, alors que la chaleur insupportable est omniprésente dans l’espace de travail recouvert par des tôles. -des vestiaires mal organisés, puisque les outils servant au travail sont entreposés à l’endroit même où les ouvriers rangent leurs affaires personnelles. -un réfectoire où sont prit les repas, qui ne respecte aucune condition d’hygiène telle que l’exige le code du travail. Chacun sait que les conséquences de ces expositions ont pour résultat la transmission de maladies infectieuses ou parasitaires. Au moment où le scandale du chlordécone est révélé et où les premiers à en faire les frais sont les ouvriers agricoles, au moment où tous les discours pour la protection de la santé et de l’environnement sont connus de tous, là c’est bien de légèreté coupable et de mépris qu’il s’agit. Cet exemple montre bien qu’au-delà des discours, seuls les salariés eux-mêmes sont en capacités de faire prendre considérations leur situation et le respect de leur personne, car aucun texte, aucun décret ni aucune loi n’ont la force d’infléchir la volonté de profit des patrons dussent-ils exposer pour cela la santé et l’intégrité des ceux qu’ils continuent à considérer comme des esclaves salariés. |
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Greve à l’habitation « Petite grenade » depuis le 27 octobre 2010. |
|  | Les employés de l’habitation Petite Grenade au Vauclin ont déclenché un mouvement de protestation contre les agissements injustifiés et mensongers du Directeur de production, qui a entrepris une campagne de dénigrement à l’égard des travailleurs. Ils entendent manifester contre la mise à pied arbitraire d’un des leurs. Ce directeur de production par ailleurs au cours des différentes tentatives de négociations n'a cessé de mettre en cause le rôle du délégué utilisant des propos tels que "menteur, le plus grand fainéant de l'exploitation, puisque tu es délégué, tu n'es pas intouchable, ton tour arrive bientôt". Les travailleurs ont réclamé la médiation de la direction départementale du travail.
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Avenant à la convention collective des exploitations bananières de la Martinique |
|  | Cet avenant à la convention collective a été signé entre les syndicats des salariés et la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles le 10 juin 2010. Il concerne la réévaluation des taux horaires et la réévaluation de la prime de fin d’année.
Zoomez pour lire le texte |
OUVERTURE DES NEGOCIATIONS SALARIALES DANS LE SECTEUR BANANE. |
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Le 30 avril dernier la commission paritaire Banane s’est réunie pour discuter de l’évolution des salaires. Au cours de ces négociations, le patronat a proposé aux syndicats ouvriers que la grille soit impactée d’augmentation de salaire allant de 0,22% à 0,30% ce qui équivaut pour un coefficient 104 à une augmentation horaire de 0,03 centime de l’heure. Face à cette proposition patronale, la CGTM propose une grille qui va de 0,89% à 7,02% avec une plateforme revendicative portant sur la retraite complémentaire, la prime de transport la participation aux bénéfices, la prise en charge de la mutuelle, l’application de l’intéressement, et sur l’amélioration des conditions de travail par rapport aux travaux des champs et au travail en hangar. Pour cela le syndicat vise que soit sollicité une intervention de l’Aract. Un nouveau rendez sera prit dans les prochains jours, mais d’ores et déjà les syndicats ouvriers estiment insuffisantes la proposition patronale. Ils peuvent faire des efforts supérieurs à leurs proposition d’augmentation salariales disent-ils » ! Une chose est certaine, c’est que l’idée de mettre en place une réaction en intersyndicale fait son chemin, et perspective rend vraisemblable que le patronat ne s’en tirera pas à si bon compte s’il reste sur ces positions ! |
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Les agriculteurs français bénéficieront de 1,8 milliards d’aides de l’Etat. |
|  | Ce plan d’envergure satisfait 80% des exigences de la FNSEA, cependant en Martinique les ouvriers agricoles se battent depuis de nombreuses années pour obtenir une retraite complémentaire. Ecoutons les propos du délégué syndical de l’agriculture : Sylvestre LUCE |
Commission paritaire dans le secteur de l’agriculture, sur la mise en place de la retraite complémentaire.
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|  | C’est le vendredi 11 juillet, que se sont rencontrés dans les locaux du Fafséa au Lamentin, les représentants des patrons des exploitations agricoles et les délégués des différents syndicats d’ouvriers agricoles : CGTM, UGTM, CGTM-FSM. L’ordre du jour de cette réunion de la Commission paritaire ne tenait qu’à un point unique: discussion sur un projet (patronal) d’accord pour la mise en place de la retraite complémentaire en Martinique. Il faut savoir que bien que la question posée soit nouvelle sous cette forme, cette rencontre est néanmoins la ixième qui se tient sur ce sujet, et que les précédentes, n’avaient rien donnée jusqu’ici. En fait, il apparaît que cette nouvelle rencontre fait suite à la venue d’une émissaire nationale de la FNSEA qui avait également rencontré les organisations syndicales de salariés. Cette déléguée nationale, lors de sa rencontre avec les syndicats, avait laissé entendre qu’il était temps de réaliser un accord sur cette question en Martinique d’autant qu’en France, en ce moment même, un accord concernant la complémentaire santé (mutuelle et prévoyance) en faveur des salariés était en cours de signature ! D’ailleurs, cette personne n’a pas hésité, même si c’était à mots couverts, de montrer son agacement sur le retard qu’avait prit un tel dossier en Martinique. Il faut savoir en effet qu’en France, la retraite complémentaire a été accordée aux salariés relevant du régime agricole depuis 1971. Et qu’à l’époque, les patrons de l’agriculture de Martinique sont intervenus directement auprès des ministères, pour s’opposer à la sortie d’un décret qui viendrait étendre cet avantage aux départements d’outre-mer. Alors aujourd’hui les patrons disent que leur position a changé, et qu’ils souhaitent rapidement réaliser un accord avec les syndicats ouvriers. Mais en regardant de plus près leur démarche, on se rend compte que leur stratégie a très peu changé ! Ainsi, dans le montage de financier de leur dossier, ils (les patrons) espèrent une importante participation de l’Etat et des collectivités pour le financement des premières années. Alors que dans le même temps, ils ne veulent rien savoir de la volonté des organisations syndicales de salariés, puisqu’ils n’envisagent toujours pas d’étendre l’application de cet accord aux ouvriers déjà partie à la retraite, ou encore refusent d’appliquer l’avantage aux salariés des autres secteurs agricoles tels que la canne, le maraîchage, ou l’élevage. Ainsi il est visible que de nombreux problèmes demeurent encore et qu’il faudra sans doute batailler pour les résoudre avant de parvenir à un accord. En tout cas, sur ce dossier, les ouvriers ne semblent pas vouloir s’en laisser conter et pour eux ce sera la couverture la plus large que possible en faveur des travailleurs. Les patrons si cette fois encore ils envisagent de miser sur les atermoiements habituels, ils risquent fort d’avoir des surprises, car les ouvriers sur cette question pensent que cela a trop duré. |
Commission Paritaire dans l’Agriculture : bilan des accords sur la prime de 1000 euros. |
|  | Suite au mouvement de grève des ouvriers agricoles du secteur de la banane pour l’attribution de la prime exceptionnelle de 1000 euros, la Commission paritaire de la branche s’est réunie la semaine dernière. C’était une occasion voulue par la Commission paritaire, afin de faire le bilan de l’attribution de 1000 euros plantation par plantation. Après avoir fait le point sur les différentes négociations tenues dans les entreprises, il a été constaté que les patrons ont refusé la négociation sur la question de la prime exceptionnelle de 1000 euros au profit d’une « prime containers », qui est le différentiel du montant de la prime obtenue en 2006 et celui de 2007. En conclusion, cocernant les patrons, on peut observer que « sa mèl kadi an djol an kannon fisi, sé pa sa ikadi an têt en pié koko ! »
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NOUVELLE RENCONTRE DANS LE SECTEUR AGRICOLE SUR LA RETRAITE COMPLEMENTAIRE.
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|  | Les syndicats CGTM, UGTM et CGTM-FSM ont rencontré une nouvelle fois les patrons des exploitations agricoles sur la mise en place de la retraite complémentaire dans la branche agricole. La réunion précédente qui s’était tenue le vendredi 11 juillet, avait débattu sur la base d’un projet d’accord patronal. Et cette rencontre s’était soldée par un échec, puisque la délégation des salariés refusait tout accord qui exclurait une partie des salariés des exploitations agricoles de l’avantage du régime. Cette fois, la délégation ouvrière s’est présentée dans la négociation le vendredi 1er aout avec un projet d’accord reprenant de nouvelles propositions. Il faut savoir que dans l’intervalle, soit le 26 juillet, les ouvriers agricoles à l’appel des organisations syndicales CGTM, UGTM et CGTM-FSM, ont tenue une assemblée générale à la maison des syndicats. Cette A-G a validé le principe d’un projet d’accord qui incluait d’autres droits pour les salariés. Notamment en faveur des anciens salariés qui devaient bénéficier du système, de l’attribution des trimestres gratuits pour une liquidation immédiate des pensions et aussi d’une pension de réversion au profit du survivant. Autant de points que le projet d’accord patronal n’envisageait pas. Les discussions ont durée toute la matinée sans qu’un accord ne soit trouvé, les patrons de la FDSEA présent se réfugiant derrière le fait que tous les patrons du secteur agricole ne seront pas d’accord avec un tel projet. Néanmoins il a été convenu d’un nouveau rendez-vous avec l’ensemble des patrons des secteurs agricoles pour la fin d’aout début septembre. Ce sera sans doute le rendez-vous de la dernière chance pour trouver un accord sur le tapis vert, sinon selon l’intersyndicale, c’est vraisemblablement le terrain qui se fera entendre !
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Agriculture: on fait le point |
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Après la Grande Vague de mise en chômage partiel sur toutes les exploitations de la Martinique et en place des formations pour les ouvriers. De plus les employeurs réorganisent le travail sur les habitations en cherchant à diminuer le nombre de salariés dans les hangars et dans les champs. Ils accumulent dans une même journée plusieurs tâches à des quantités plus élevées que celles prévues par la Convention Collective. Dans le même temps les rendements à l’hectare ont augmenté, le tonnage de banane exporté a augmenté Sur certaines habitations, les ouvriers travaillent du lundi au samedi et leurs patrons leurs disent que l’entreprise est en difficulté. L’accroissement des tâches, la réorganisation des conditions de travail se font de manière unilatérale. Seules les employeurs décident, les ouvriers ne se réunissent pas non plus pour se concerter et s’opposer à des transformations qui vont à l’encontre de leurs intérêts. Toutes les atteintes à la Convention Collective, les transformations imposées par les employeurs, les ouvriers n’ont rien à attendre des restructurations, ils doivent se préparer à se battre pour sauvegarder leurs conditions de travail, leurs salaires et leur emplo A l’habitation Petite Grenade, les salariés ont arrêté le travail pour exiger la réparation d’un tracteur. Pour l’année 2008, il y a eu sur les habitations des accidents qui ont entrainé des incapacités permanentes. Sur les habitations UNION et SIGGY 2 accidents graves. Nous devons encore nous occuper toujours plus des changements de nos conditions de travail. Nous devons rester vigilants face au patronat qui ne cherche qu’à s’enrichir au maximum. La mobilisation est de plus en plus nécessaire face aux attaques patronales sur nous conditions de travail, nos salaires et nos conditions de vie. Restons mobilisés ! |
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Commission Paritaire Agriculture
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|  | La réunion de la commission paritaire des ouvriers agricoles de la banane s’est tenue le 20 juin pour examiner la mise en application de la prime exceptionnelle de 1000€ ; Les patrons affirment que dans 80% des habitations, des négociations ont été conclues. Mais la CGTM constate que sur certaines habitations, les patrons ont lié la prime à l’augmentation des taches. C’est le cas à BAMARY (800€ soit 400€ en juin et 400€ en décembre), à CHOISY (750€ payé en 3 temps),au SIMON 500€ en 2 temps, à LEYRITZ BERANGER 400€ net. Sur les autres habitations, les patrons lient la prime exceptionnelle au différentiel de la prime contenair 2006 et 2007….. Telle était l’état d’avancement du paiement de cette prime au 20 juin
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Documents.
Documents rédigés par le syndicat CGTM des Ouvriers Agricoles sur les questions de la reconnaissance de la pénibilité au travail en vue d'un départ à la retraite anticipé. Différentes démarches entreprises pour de la mise en place d'une caisse de retraite complémentaire.0 au profit des ouvriers du secteur agricole |
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