Réunion de la Commission paritaire du secteur agricole. |
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Vendredi 3 février s’est tenue l’une des nombreuses réunions de la commission paritaire de la filière banane à la Chambre d’agriculture. Ce jour là, le patronat des exploitations bananières regroupé au sein de la FDSEA, une fois de plus a tenté de faire trainer les discussions pour ne pas avoir à traiter l’essentiel de la préoccupation des ouvriers : la nouvelle grille salariale présentée par l’intersyndicale CGTM, UGTM, CGT-FSM. Pour éviter de parler salaire, le patronat a utilisé toutes les ficelles de l’évitement. Dans un premier temps, le prétexte était le passage du cyclone thomas en 2010, qui avait disent-ils ravagé considérablement les exploitations, ce qui dans leur logique, écartait toute discussion sur la revalorisation des salaires. Comme autre argument qui fut présenté à la délégation ouvrière, la chute des cours de vente. Phénomène lié à la crise qui asphyxie nos pauvres planteurs. Mais depuis peu, ils annoncent le grand fléau à venir de la cercosporiose qui mettra au chômage les ouvriers. Jusqu’ici, ces arguments concernant la menace de la cercosporiose noire qui est une vielle antienne qui sert depuis plusieurs années à attendrir le cœur desséché de ceux qui allouent les subventions au secteur agricole. Car il faut tout de même se rappeler que cela fait bien 5années que l’on nous annonce cette grande calamité. Plus précisément depuis 2007 on nous annonce le projet Optiban, une étude commune à la Cemagref et au ministère de l'agriculture qui vise à mettre en place des solutions terrestres satisfaisantes contre cette catastrophe et bizarrement rien n’arrive ? Il n’empêche que le patronat de la filière banane se cache derrière cet argument de la cercosporiose noire pour exprimer ses dites difficultés. Car viendra le temps où ils devront rendre compte des nombreuses subventions, ou encore de prêts gracieusement obtenus non remboursés versés sur les fonds publics. Mais heureusement que les ouvriers n’ont cette fois-ci déjoué ces manœuvres, et ont exigé avec fermeté que soit ajouté à l’ordre du jour de la séance la question de la plateforme revendicative du secteur. Ils ont eu raison car, le patronat a cédé à la demande et a convenu de faire une contre proposition de revalorisation de la grille salariale lors d’une prochaine rencontre qui aura lieu courant dernière semaine de février. REGION. Le Conseil régional a voté à l'unanimité, en sa commission permanente du mardi 08 février une enveloppe de 1,5 M euros pour venir en aide aux agriculteurs sinistrés du cyclone Thomas. Cette contribution financière viendra s'ajouter à l'aide de l'Etat qui, elle intervient dans le cadre du Fonds de Secours, suivant la décision du Ministère de l'Outremer en date du 02 février 2011 dernier. D'ores et déjà, sont concernés par ce dispositif, les agriculteurs de productions diversifiées, (hors banane et canne) et dont la perte des récoltes est d'au moins 1000 euros. Pour autant les petits producteurs de banane dont la production n'excède pas 300 tonnes et qui accusent une perte totale de la récolte à venir ne seront pas exclus de ce dispositif. |
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Les négociations sont toujours bloquées dans le secteur banane. |
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Bien que débuté au mois de novembre 2010, date des premiers échanges, les discussions entre syndicats ouvriers et patrons, ne semblent pas avancer vers des réponses claires aux revendications ouvrières. Il faut constater que les patrons cultivent bien leur résistance aux réclamations des travailleurs. Ainsi, lors de la dernière réunion de la commission paritaire du jeudi 27 octobre, les patrons sans doute pour mieux faire passer leur tromperie, ont tenté de faire la preuve par une pédagogie bien bancale. C’est ainsi que ces gens là se sont présentés à la discussion avec des schémas de conjoncture (made IEDOM) graphisme sophistiqué, chiffres, courbes etc…Et tout ceci, pour faire la démonstration de leurs difficultés. Mais lorsque l’on regarde de plus près ces schémas qui ont été présentés, on se rend compte que les références ne correspondent pas. Ainsi les données de la feuille de calcul ne sont pas les mêmes, les périodes annuelles indiquées pour l’évolution des salaires par exemple, ne sont pas les mêmes utilisées pour démontrer les pertes de production et cela suffit pour fausser la démonstration. Ainsi, on constate que les travailleurs ont en face d’eux, des escrocs qui ne reculent pas à falsifier des chiffres dans l’unique but de tromper les travailleurs et de ne pas répondre à leurs justes revendications. Mais paradoxalement, il suffit qu’ils agissent en fraudant pour démontrer que les difficultés qu’ils évoquent, ils ont du mal à les rendre crédibles ! Car comment faire croire que ces patrons qui vendent leur production sur le marché Français et Européens et qui de plus bénéficient de toutes les aides, toutes les exonérations, toutes les subventions de l’état Français, de l’Europe et de la Région Martinique, peuvent soutenir que deux années peuvent passer sans qu’ils augmentent le salaire des ouvriers ? Et puis quant bien même que la conjoncture serait difficile, ne peuvent-ils pas puiser dans les milliards d’économie réalisés dans leurs activités de commerce d’alimentation, de voiture, de bétail, de transport, des murisseries (en France), placements bancaires etc… car rappelons que les investissements qui ont été réalisés dans ces secteurs l’ont été grâce aux subventions allouées à l’agriculture et détournées vers le commerce. Aujourd’hui dans l’univers de leurs biens, il se trouve que les activités commerciales sont eux hyper rentable (selon l’IEDOM les prix à la consommation ont augmenté de 5% en 2010 et 2011) Il est donc incontestable que les patrons de l’agriculture peuvent et doivent donner des augmentations de salaires car le coût de la vie augmente pour tout le monde, donc également pour les ouvriers agricoles ! Samedi 28 octobre 2011 |
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L’intersyndicale CGTM-FO-UGTM-CGTM-FSM des ouvriers de la banane, met en garde le patronat ! |
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Mardi 11 octobre, l’intersyndicale CGTM-FO-UGTM-CGTM-FSM des ouvriers de la banane a tenue une conférence de presse à la Maison des syndicats pour dénoncer l’attitude des patrons de l’agriculture qui se font prier pour relancer la négociation salariale. Pourtant la première rencontre entre ouvriers et patrons a eu lieu au mois de novembre 2010, mais dès les premiers échanges, il était clair que les patrons cherchaient à se défiler. A la demande des syndicats de discuter d’une augmentation de salaire, de l’application de l’intéressement, de la participation et de la journée du 2 novembre qui était remis en cause, les patrons ont joué à la diversion et pour enterrer la discussion, ils n’ont parlé que du passage du cyclone Thomas. Il faut se rappeler que le passage du cyclone Thomas sur la Martinique a eu lieu le samedi 30 octobre et le dimanche 1er novembre. Ce cyclone à bien entendu couché des bananiers sur nombre de plantations, mais est-ce que cela suffisait pour dire que tout était ravagé, et que la perte serait de 40.000 tonnes de banane et que cette circonstance suffisait à elle seule pour que soit annihilé toute discussion sur la situation sociale des ouvriers ? Non bien entendu, mais c’est pourtant ce scénario qui sera mise en scène par les patrons de l’agriculture. C’est ainsi que ces messieurs vont détourner la NAO de la vrai discussion sur les salaires. Tout le temps de la Commission paritaire aura été consacré a discuter de la mise en chômage technique. L’argument abusif, les patrons vont évoquer que plus de 35% de la production était concerné et qu’ils se verront contraints de licencier et de passer les salariés en chômage partiel avec des aides de l’état. Au retour des grandes vacances, après que les suspensions et le temps partiel de 6 mois soit terminé, le même schéma se poursuit et le patronat avance la même thérapie il est toujours question de réduire l’emploi et cette fois dans les habitations on parle franchement de licenciement. Pourtant, n’a preuve n’a jamais été faites que le sinistre avait aussi largement atteint les exploitations bananières. Certes le cyclone a étendu quelques bananeraies mais à l’observation, selon les syndicats ouvriers, on est bien loin du constat catastrophique dressé par les organisations patronales, et pour cause ! En fait de constat déclaré difficile, il s’agit pour ces patrons tout simplement d’engager une partie de poker menteur afin de rafler la mise maximum en termes d’indemnisation, suite à une catastrophe naturelle, par les instances européennes, d’ailleurs une aide de 14 millions d’euros a déjà été acté par le POSEI (Programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité), ou étatique (déclaration de catastrophe naturelle) ou encore assurantielle. Voilà la mentalité des planteurs peu scrupuleux, qui d’un coté refusent de négocier avec les syndicats sous prétexte de bananeraies sinistrées, et qui de l’autre fait usage à fond du sinistre pour recevoir des subventions. Ce jeu là, les syndicats l’ont bien compris et ils mettent en garde les patrons de la banane afin que ceux-ci arrêtent leurs tergiversations et reviennent à la table de négociation avec de vraies intentions. Dans ce contexte de vie chère et dans ce secteur ou le travail est particulièrement pénible, les ouvriers n’entendent pas jouer éternellement les victimes, quant à coté les patrons se repaissent de leur désarroi. Samedi 15 octobre 2001 |
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Sur les plantations agricoles l’arrogance et le dépit font bon ménage |
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Sur l’habitation « les Musacées » qui est une plantation bananière qui se trouve dans la commune de Saint-Esprit, les travailleurs ont décidé de s’organiser pour mettre fin à la dégradation de leur conditions de travail. Sur cette plantation, les choses ont commencé à devenir difficiles lorsque l’entreprise à changé d’exploitant. En effet avec l’ancien employeur, de nombreux avantages avaient été acquis notamment sur la question du temps de travail, des pauses déjeuné, ou du travail continu. Mais depuis l’arrivé du nouvel employeur, les salariés assistent à la remise en cause de ces avantages. Pour certains, du fait de l’ancien aménagement du temps de travail ils s’étaient organisés pour profiter du vendredi de libre et vaquer à d’autres occupations. Aujourd’hui le repreneur de la plantation remet en cause tous les acquis ce qui crée d’énormes difficultés aux salariés. Ce monsieur est même allé à procéder à des retenus sur les salaires sous prétexte qu’il refusait de payer les heures du midi. Révoltés, les travailleurs ont donc décidé de s’organiser pour se faire entendre. Ils ont donc exigé de l’employeur l’organisation des élections de représentants du personnel. Mécontent de cette réaction des travailleurs, l’employeur s’adressant à un représentant du syndicat venu sur la plantation pour faire signer le protocole d’accord préélectoral, s’est laissé aller à des insultes et des voies de faits avec des propos désobligeants pour la responsable CGTM du syndicat des Ouvriers Agricoles. Là dlo koumansé dépasé farin ! Mais toute cette situation signifie également que le patronat de la banane fait toujours une forte allergie à la seule présence de la CGTM dans leurs entreprises Mais il faut également traduire ce comportement par une recrudescence d’arrogance, car aujourd’hui, certains employeurs n’hésitent pas à avoir recours à l’intimidation pour refroidir l’ardeur des travailleurs. Et cette situation nouvelle devra dorénavant retenir toute l’attention de ceux qui ne veulent plus laisser les choses aller en se dégradant sans rien dire et sans rien faire. |
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La CPRE(commission paritaire régionale de l’emploi), une démarche très intéressée de la FDSEA. |
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La FDSEA même une campagne sous couvert de la de la promotion des hommes et de la formation professionnelle, en faveur de la mise en place de la CPRE (commission paritaire régionale de l’emploi). De manière habile, les représentants de la FDSEA et la chargée de mission de la FNSEA en Martinique, ont fait croire lors des deux premières réunions de la CPRE, que celle-ci réglera les problèmes que rencontrent actuellement les ouvriers agricoles. C’est ainsi qu’aux premières réunions tenues, le président de la CPRE qui est un patron, a laissé comprendre aux autres membres du conseil d’administration (les syndicats ouvriers) qu’il se penchait sur la question de la retraite complémentaire et sur l’état des lieux de l’emploi en écrivant aux différentes autorités. Mais voilà, depuis ces promesses qui datent de la réunion du mois d’octobre 2010, à ce jour ces belles paroles n’ont pas été suivies d’effet puisque rien depuis n’a bougé ! En fait, le patronat de l’agriculture, par la mise en place de la CPRE, entend surtout profiter de toutes les possibilités de main d’œuvre à bon marché au profit des entreprises et s’assurer par ce biais de la pérennité de la profitabilité de leurs exploitations. Dans un premier temps cela consistera à détourner la CPRE de sa vocation, car la CPRE (commission paritaire régionale de l’emploi) est une instance paritaire composée des organisations syndicales représentatives des employeurs et des salariés, avec pour objet de définir les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle de la branche agricole. Mais le patronat entend quant à lui en faire un dispositif de soutien aux entreprises soit par le financement de leurs projets (innovation, attractivité…) soit en employant de la main d’œuvre de la main d’œuvre formée et à bon marché ou soit les aidant les entreprises à « maintenir » moyennant subvention, les ouvriers en poste à travers la mise en œuvre des politiques de formation financées par les fonds publics (professionnalisation, insertion etc…). Aujourd’hui pour mener à bien leur entreprise, les dirigeants de la CPRE (les patrons FDSEA, FNSEA) ont besoin de l’aval des syndicats ouvriers du secteur agricole pour mettre en place un organisme chargé de la collecte des fonds qui sera destiné à financer leurs propres intérêts. Certaines organisations =, sans trop de scrupules, marche dans cette combine cousue de fil blanc, au risque de confondre les intérêts des travailleurs avec ceux des patrons. Car ce sont ces mêmes dirigeants qui sur leurs plantations, font obstacles à la mise en place des instances représentatives du personnel (habitation du Saint-Esprit), ou encore ne veulent rien entendre sur les questions d’amélioration de condition de travail (habitation du Robert), ne veulent pas cotiser à la retraite complémentaire, s’exonérant d’appliquer aux travailleurs agricoles une loi vieille de 40 ans, exposant la santé des travailleurs aux risques les plus mortels. Alors qu’ils commencent par balayer devant leurs portes avant de semer leurs illusions de « paritarisme » intéressé. La CGTM membre de la CPRE entend ne pas jouer aux dupes et interpellera chaque fois que cela sera nécessaire ces employeurs sur leurs responsabilités, c'est-à-dire ne pas faire de la CPRE une instance qui répond à leur seuls intérêts, mais bien un lieu au sein de duquel elle entend exiger que soit définit au bénéfice des salariés agricoles, des orientations et des actions en matière d’emploi et de formation pour de vrais qualification, pour développer les compétences des ouvriers par la formation, et pour de bien entendu de bonnes et meilleures rémunérations que ce qui est reconnu aujourd’hui. Pour l’instant ce n’est pas le cas et la CPRE ne semble pas s’orienter dans cette direction! |
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Les ouvriers agricoles de l’habitation Mont-Vert, dénoncent des conditions de travail intolérables ! |
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Après avoir évoqué auprès de leur employeur monsieur G de Meillac, propriétaire l’entreprise Mont-Vert située sur la Route du Vert-Pré la dégradation de leurs conditions de travail, les ouvriers ont décidé de saisir le Maire de la Commune du Robert, monsieurAlfred MONTHIEUX, ainsi que les services de l’inspection du travail. Ils ont eu à déplorer : -le déversement sur l’exploitation agricole de matières fécales venant d’une zone habitée, où travaillent quotidiennement 24 ouvriers agricoles. -la mise en cause permanente de la sécurité des ouvriers en charge du stockage des cartons, car ceux-ci sont contraints à bras d’homme, de faire monter en hauteur les cartons de plusieurs kilos de banane. -l’absence de système deventilation, alors que la chaleur insupportable est omniprésente dans l’espace de travail recouvert par des tôles. -des vestiaires mal organisés, puisque les outils servant au travail sont entreposés à l’endroit même où les ouvriers rangent leurs affaires personnelles. -un réfectoire où sont prit les repas, qui ne respecte aucune condition d’hygiène telle que l’exige le code du travail. Chacun sait que les conséquences de ces expositions ont pour résultat la transmission de maladies infectieuses ou parasitaires. Au moment où le scandale du chlordécone est révélé et où les premiers à en faire les frais sont les ouvriers agricoles, au moment où tous les discours pour la protection de la santé et de l’environnement sont connus de tous, là c’est bien de légèreté coupable et de mépris qu’il s’agit. Cet exemple montre bien qu’au-delà des discours, seuls les salariés eux-mêmes sont en capacités de faire prendre considérations leur situation et le respect de leur personne, car aucun texte, aucun décret ni aucune loi n’ont la force d’infléchir la volonté de profit des patrons dussent-ils exposer pour cela la santé et l’intégrité des ceux qu’ils continuent à considérer comme des esclaves salariés. |
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Greve à l’habitation « Petite grenade » depuis le 27 octobre 2010. |
|  | Les employés de l’habitation Petite Grenade au Vauclin ont déclenché un mouvement de protestation contre les agissements injustifiés et mensongers du Directeur de production, qui a entrepris une campagne de dénigrement à l’égard des travailleurs. Ils entendent manifester contre la mise à pied arbitraire d’un des leurs. Ce directeur de production par ailleurs au cours des différentes tentatives de négociations n'a cessé de mettre en cause le rôle du délégué utilisant des propos tels que "menteur, le plus grand fainéant de l'exploitation, puisque tu es délégué, tu n'es pas intouchable, ton tour arrive bientôt". Les travailleurs ont réclamé la médiation de la direction départementale du travail.
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Avenant à la convention collective des exploitations bananières de la Martinique |
|  | Cet avenant à la convention collective a été signé entre les syndicats des salariés et la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles le 10 juin 2010. Il concerne la réévaluation des taux horaires et la réévaluation de la prime de fin d’année.
Zoomez pour lire le texte |
OUVERTURE DES NEGOCIATIONS SALARIALES DANS LE SECTEUR BANANE. |
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Le 30 avril dernier la commission paritaire Banane s’est réunie pour discuter de l’évolution des salaires. Au cours de ces négociations, le patronat a proposé aux syndicats ouvriers que la grille soit impactée d’augmentation de salaire allant de 0,22% à 0,30% ce qui équivaut pour un coefficient 104 à une augmentation horaire de 0,03 centime de l’heure. Face à cette proposition patronale, la CGTM propose une grille qui va de 0,89% à 7,02% avec une plateforme revendicative portant sur la retraite complémentaire, la prime de transport la participation aux bénéfices, la prise en charge de la mutuelle, l’application de l’intéressement, et sur l’amélioration des conditions de travail par rapport aux travaux des champs et au travail en hangar. Pour cela le syndicat vise que soit sollicité une intervention de l’Aract. Un nouveau rendez sera prit dans les prochains jours, mais d’ores et déjà les syndicats ouvriers estiment insuffisantes la proposition patronale. Ils peuvent faire des efforts supérieurs à leurs proposition d’augmentation salariales disent-ils » ! Une chose est certaine, c’est que l’idée de mettre en place une réaction en intersyndicale fait son chemin, et perspective rend vraisemblable que le patronat ne s’en tirera pas à si bon compte s’il reste sur ces positions ! |
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Les agriculteurs français bénéficieront de 1,8 milliards d’aides de l’Etat. |
|  | Ce plan d’envergure satisfait 80% des exigences de la FNSEA, cependant en Martinique les ouvriers agricoles se battent depuis de nombreuses années pour obtenir une retraite complémentaire. Ecoutons les propos du délégué syndical de l’agriculture : Sylvestre LUCE |
Commission paritaire dans le secteur de l’agriculture, sur la mise en place de la retraite complémentaire.
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|  | C’est le vendredi 11 juillet, que se sont rencontrés dans les locaux du Fafséa au Lamentin, les représentants des patrons des exploitations agricoles et les délégués des différents syndicats d’ouvriers agricoles : CGTM, UGTM, CGTM-FSM. L’ordre du jour de cette réunion de la Commission paritaire ne tenait qu’à un point unique: discussion sur un projet (patronal) d’accord pour la mise en place de la retraite complémentaire en Martinique. Il faut savoir que bien que la question posée soit nouvelle sous cette forme, cette rencontre est néanmoins la ixième qui se tient sur ce sujet, et que les précédentes, n’avaient rien donnée jusqu’ici. En fait, il apparaît que cette nouvelle rencontre fait suite à la venue d’une émissaire nationale de la FNSEA qui avait également rencontré les organisations syndicales de salariés. Cette déléguée nationale, lors de sa rencontre avec les syndicats, avait laissé entendre qu’il était temps de réaliser un accord sur cette question en Martinique d’autant qu’en France, en ce moment même, un accord concernant la complémentaire santé (mutuelle et prévoyance) en faveur des salariés était en cours de signature ! D’ailleurs, cette personne n’a pas hésité, même si c’était à mots couverts, de montrer son agacement sur le retard qu’avait prit un tel dossier en Martinique. Il faut savoir en effet qu’en France, la retraite complémentaire a été accordée aux salariés relevant du régime agricole depuis 1971. Et qu’à l’époque, les patrons de l’agriculture de Martinique sont intervenus directement auprès des ministères, pour s’opposer à la sortie d’un décret qui viendrait étendre cet avantage aux départements d’outre-mer. Alors aujourd’hui les patrons disent que leur position a changé, et qu’ils souhaitent rapidement réaliser un accord avec les syndicats ouvriers. Mais en regardant de plus près leur démarche, on se rend compte que leur stratégie a très peu changé ! Ainsi, dans le montage de financier de leur dossier, ils (les patrons) espèrent une importante participation de l’Etat et des collectivités pour le financement des premières années. Alors que dans le même temps, ils ne veulent rien savoir de la volonté des organisations syndicales de salariés, puisqu’ils n’envisagent toujours pas d’étendre l’application de cet accord aux ouvriers déjà partie à la retraite, ou encore refusent d’appliquer l’avantage aux salariés des autres secteurs agricoles tels que la canne, le maraîchage, ou l’élevage. Ainsi il est visible que de nombreux problèmes demeurent encore et qu’il faudra sans doute batailler pour les résoudre avant de parvenir à un accord. En tout cas, sur ce dossier, les ouvriers ne semblent pas vouloir s’en laisser conter et pour eux ce sera la couverture la plus large que possible en faveur des travailleurs. Les patrons si cette fois encore ils envisagent de miser sur les atermoiements habituels, ils risquent fort d’avoir des surprises, car les ouvriers sur cette question pensent que cela a trop duré. |
Commission Paritaire dans l’Agriculture : bilan des accords sur la prime de 1000 euros. |
|  | Suite au mouvement de grève des ouvriers agricoles du secteur de la banane pour l’attribution de la prime exceptionnelle de 1000 euros, la Commission paritaire de la branche s’est réunie la semaine dernière. C’était une occasion voulue par la Commission paritaire, afin de faire le bilan de l’attribution de 1000 euros plantation par plantation. Après avoir fait le point sur les différentes négociations tenues dans les entreprises, il a été constaté que les patrons ont refusé la négociation sur la question de la prime exceptionnelle de 1000 euros au profit d’une « prime containers », qui est le différentiel du montant de la prime obtenue en 2006 et celui de 2007. En conclusion, cocernant les patrons, on peut observer que « sa mèl kadi an djol an kannon fisi, sé pa sa ikadi an têt en pié koko ! »
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NOUVELLE RENCONTRE DANS LE SECTEUR AGRICOLE SUR LA RETRAITE COMPLEMENTAIRE.
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|  | Les syndicats CGTM, UGTM et CGTM-FSM ont rencontré une nouvelle fois les patrons des exploitations agricoles sur la mise en place de la retraite complémentaire dans la branche agricole. La réunion précédente qui s’était tenue le vendredi 11 juillet, avait débattu sur la base d’un projet d’accord patronal. Et cette rencontre s’était soldée par un échec, puisque la délégation des salariés refusait tout accord qui exclurait une partie des salariés des exploitations agricoles de l’avantage du régime. Cette fois, la délégation ouvrière s’est présentée dans la négociation le vendredi 1er aout avec un projet d’accord reprenant de nouvelles propositions. Il faut savoir que dans l’intervalle, soit le 26 juillet, les ouvriers agricoles à l’appel des organisations syndicales CGTM, UGTM et CGTM-FSM, ont tenue une assemblée générale à la maison des syndicats. Cette A-G a validé le principe d’un projet d’accord qui incluait d’autres droits pour les salariés. Notamment en faveur des anciens salariés qui devaient bénéficier du système, de l’attribution des trimestres gratuits pour une liquidation immédiate des pensions et aussi d’une pension de réversion au profit du survivant. Autant de points que le projet d’accord patronal n’envisageait pas. Les discussions ont durée toute la matinée sans qu’un accord ne soit trouvé, les patrons de la FDSEA présent se réfugiant derrière le fait que tous les patrons du secteur agricole ne seront pas d’accord avec un tel projet. Néanmoins il a été convenu d’un nouveau rendez-vous avec l’ensemble des patrons des secteurs agricoles pour la fin d’aout début septembre. Ce sera sans doute le rendez-vous de la dernière chance pour trouver un accord sur le tapis vert, sinon selon l’intersyndicale, c’est vraisemblablement le terrain qui se fera entendre !
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Agriculture: on fait le point |
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Après la Grande Vague de mise en chômage partiel sur toutes les exploitations de la Martinique et en place des formations pour les ouvriers. De plus les employeurs réorganisent le travail sur les habitations en cherchant à diminuer le nombre de salariés dans les hangars et dans les champs. Ils accumulent dans une même journée plusieurs tâches à des quantités plus élevées que celles prévues par la Convention Collective. Dans le même temps les rendements à l’hectare ont augmenté, le tonnage de banane exporté a augmenté Sur certaines habitations, les ouvriers travaillent du lundi au samedi et leurs patrons leurs disent que l’entreprise est en difficulté. L’accroissement des tâches, la réorganisation des conditions de travail se font de manière unilatérale. Seules les employeurs décident, les ouvriers ne se réunissent pas non plus pour se concerter et s’opposer à des transformations qui vont à l’encontre de leurs intérêts. Toutes les atteintes à la Convention Collective, les transformations imposées par les employeurs, les ouvriers n’ont rien à attendre des restructurations, ils doivent se préparer à se battre pour sauvegarder leurs conditions de travail, leurs salaires et leur emplo A l’habitation Petite Grenade, les salariés ont arrêté le travail pour exiger la réparation d’un tracteur. Pour l’année 2008, il y a eu sur les habitations des accidents qui ont entrainé des incapacités permanentes. Sur les habitations UNION et SIGGY 2 accidents graves. Nous devons encore nous occuper toujours plus des changements de nos conditions de travail. Nous devons rester vigilants face au patronat qui ne cherche qu’à s’enrichir au maximum. La mobilisation est de plus en plus nécessaire face aux attaques patronales sur nous conditions de travail, nos salaires et nos conditions de vie. Restons mobilisés ! |
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Commission Paritaire Agriculture
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|  | La réunion de la commission paritaire des ouvriers agricoles de la banane s’est tenue le 20 juin pour examiner la mise en application de la prime exceptionnelle de 1000€ ; Les patrons affirment que dans 80% des habitations, des négociations ont été conclues. Mais la CGTM constate que sur certaines habitations, les patrons ont lié la prime à l’augmentation des taches. C’est le cas à BAMARY (800€ soit 400€ en juin et 400€ en décembre), à CHOISY (750€ payé en 3 temps),au SIMON 500€ en 2 temps, à LEYRITZ BERANGER 400€ net. Sur les autres habitations, les patrons lient la prime exceptionnelle au différentiel de la prime contenair 2006 et 2007….. Telle était l’état d’avancement du paiement de cette prime au 20 juin
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Documents.
Documents rédigés par le syndicat CGTM des Ouvriers Agricoles sur les questions de la reconnaissance de la pénibilité au travail en vue d'un départ à la retraite anticipé. Différentes démarches entreprises pour de la mise en place d'une caisse de retraite complémentaire.0 au profit des ouvriers du secteur agricole |
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