Collège Asselin de Beauville (Ducos) : Etat des lieux Le personnel enseignant du Collège de Beauville constate depuis le début de l’année scolaire 2008/2009 une dégradation de ses conditions de travail. Cela est directement lié à la diminution du nombre de personnel technique et d’encadrement. Nous refusons de faire les frais de cette politique de l’éducation au rabais et demandons un personnel conséquent pour assurer le bon fonctionnement d’un établissement de cette importance : · des locaux et des espaces verts régulièrement entretenus : faute de personnel en nombre suffisant le délai entre deux coupes d’herbe est allongé (prolifération de moustiques), les salles sont pour certaines nettoyées superficiellement. Les agents disponibles faisant de leur mieux avec les limites humaines que cela suppose… · un service de reprographiecontinu (en cas de défaillance du seul agent affecté à ce service, et à plusieurs autres tels que entretien des locaux et conciergerie, aucun remplacement n’est assuré !) et élargi (actuellement deux heures par jour, les urgences étant gérées au coup par coup par l’administration) · des salles en bon état : mobilier vétuste, ouvertures - gruyères laissant passer les intempéries en tout genre (solution de dépannage utilisée par les agents : les obstruer avec du carton lors des vacances et solution de repli des enseignants et des élèves : déménager), revêtement sales (graffitis obscènes voire injurieux rendant certaines salles plus proches du ghetto que du lieu d’apprentissage), termites en libre circulation... Si l’on ajoute à cela les relations difficiles avec l’agent-comptable de l’établissement, le tableau n’est guère reluisant à l’ère du « travaillez plus pour gagner plus ! » mais où sont les moyens humains et matériels ?
JEUDI 20 NOVEMBRE 2008
SOYONS NOMBREUX POUR EXPRIMER NOTRE DESACCORD AVEC LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT Toutes les organisations syndicales de France appellent l’ensemble des personnels de l'Éducation nationale à la grève, le jeudi 20 novembre. Cela n’arrive pas souvent, mais il faut dire qu’il était difficile de ne pas appeler à réagir contre la politique du gouvernement. En effet, la liste des mesures déjà prises, mais également à venir montre que ce gouvernement entend reformater l’Education nationale pour la faire fonctionner avec le strict minimum.
Une des mesures de ce gouvernement est la suppression de postes : 11200 en 2008 dont une centaine en martinique. 30600 annoncées dans la Fonction publique, dont 13500 postes dans l’Education nationale en 2009, comme l’a annoncé Darcos en juillet 2008. En Martinique, il est d’ores et déjà acquis que 5 postes seront supprimés au rectorat de Terreville. En janvier, la rectrice annoncera le total des suppressions, enseignants compris. Dans le même temps, ce sont des précaires (CDI ; Contractuels, …) qui sont recrutés dans les établissements scolaires.
Les personnels TOS, qui ont été transférés aux collectivités, sont en nombre insuffisants : pour l’entretien des locaux, la restauration scolaire, le fonctionnement des laboratoires. Les collectivités responsables ont clairement fait savoir qu’elles n’entendent pas embaucher, adoptant ainsi la même orientation que l’Etat central qui mène une politique de restrictions, alors même que plusieurs affaires récentes ont démontré que contrairement aux allégations gouvernementales, il était possible de mobiliser des fonds importants en cas de nécessité et hors nécessité.
A côté de cela, il y a les attaques que constituent les remises de droits sous prétexte de réforme : la retraite, le droit de grève, la réforme des lycées, etc. Ultime provocation : la déclaration de Sarkozy en juillet disant que les grèves ne se remarquent plus, manière de dire que nous travailleurs, nous sommes résignés et que nous sommes d’accord avec sa politique.
Le jeudi 20 novembre 2008,
Exprimons donc notre désaccord avec cette politique
Soyons nombreux à montrer à tous ceux qui ont en charge la gestion de l’Education nationale que, non seulement nous n’entendons pas faire les frais de leur politique, mais que nous refusons catégoriquement que la jeunesse de la Martinique en soit victime.
Mobilisons nous pour le faire savoir.
LP CHATEAUBOEUF
Comme dans beaucoup d’établissements, les personnels doivent faire face à de très nombreux problèmes, dans certaines salles de cours notamment : Problèmes d’entretien, présence de termites, fortes odeurs de moisissure et autres produits De gros problèmes de fonctionnement du laboratoire de sciences physiques où aucune aide de laboratoire n’a été affectée malgré les assurances données par Mme la Rectrice, suite à la mobilisation des collègues de maths sciences au cours de l’année dernière. La préparation des élèves de CAP et de BAC PRO aux examens de TP n’a pas encore pu démarrer au LP Châteaubœuf. D’autres LP sont aussi concernés par ce problème : Petit Manoir, Trinité, Pointe des Nègres, Marin et la SEP du François. Des collègues de bio-technologie quant à eux dénoncent la non possibilité de se recycler afin d’assurer à leurs élèves une formation de « Sauveteur secouriste du travail » qui soit à jour. Ils s’en inquiètent d’autant plus que dans notre région, le nombre d’accidents du travail reste important.
LPO J. PERNOCK (Lorrain)
Le lycée polyvalent Joseph PERNOCK du Lorrain a été secoué, le jeudi 16 octobre 2008, par des faits qui ont permis de mettre en lumière les problèmes que les personnels des établissements scolaires doivent gérer. Dès le matin, des règlements de compte avaient commencé entre élèves qui avaient choisi de trancher leur différend par la violence. Dans l'après-midi, des incidents plus sérieux qui ont mis face à face deux groupes d'élèves. La direction de l’établissement a dû alerter la gendarmerie qui a dépêché sur place des gendarmes venus de Trinité pour ramener le calme. Bilan : un blessé tout de même (arme blanche). D’autres nombreux établissements doivent faire face à des événements du type de ceux qui se sont produits au lycée du Lorrain. Les personnels qui exercent dans ces établissements n'entendent ni gérer ce type de problème, ni en faire les frais.
LYCEES : INSUFFISANCE DES PERSONNELS TOS
Depuis la rentrée de septembre, le problème du sous-effectif du personnel TOS se pose dans tous les établissements. La cause est simple : principalement, le non renouvellement des « Contrats aidés » dont l’arrivée à terme des contrats de travail avait été la cause d’une mobilisation de trois semaines en janvier février-février 2008. Le Conseil Régional, qui est propriétaire lycées, mais qui est également l’employeur des TOS, a fait savoir, notamment par la bouche du président de la Commission Education, que cette collectivité n’avait nullement l’intention d’embaucher. Au contraire, la Région a décidé de s’orienter vers l’externalisation de certaines activités : entretien des espaces verts, entretien des salles de classe. En d’autres termes, des appels d’offres seront lancés et ce sont des entreprises privées qui auront à charge de réaliser ces travaux. En 2003, lors de la mobilisation contre la décentralisation, la CGTM Education (Smpe-Cgtm et Sgpen-Cgtm) avait déjà prévu cette orientation. Accessoirement, cette décision de la Région de se tourner vers des entreprises privées plutôt que d’embaucher directement amène à se poser une question : la Région ne se prive-t-elle pas de la possibilité de mettre en oeuvre directement son vœu de recruter des femmes et des hommes de ce pays pour faire fonctionner des établissements dont elle est propriétaire ?
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